13/02/2011
Le Mur de la préhistoire
Que n'ai-je lu sur le Net à propos de cette fresque !
A croire que tout le monde se contente de répèter les mêmes avis (ignoble, nul, bof, etc...) et les mêmes âneries, à commencer par sa taille : On la retrouve très souvent mesurant 120 m de haut sur 180 de long (j'ai même trouvé un "180 mètre de long sur 120 de large"!), alors qu'elle mesure en réalité 120 mètres de long sur 80 mètres de haut (environ)...
D'ailleurs, à part sa taille, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que ce serait Castro qui en aurait souhaité ,en 1961, la réalisation. Pourquoi et pourquoi ici ?, mystère ! On peut imaginer que c'était là un bon moyen de mieux faire connaître la région et ainsi la désenclaver, mais je reste sceptique, le tourisme n'étant pas vraiment la priorité du Leader Maximo en ce début des années soixante.
De toute façon, ce ne sont pas les guides locaux qui nous renseigneront. Pris entre l'obligation d'y passer (le "mur" est de tout les "tours") et leur dédain affiché, la visite ne peut être que brève et les commentaires à charge !
J'ai quant à moi un minimum de respect dû au concepteur Leovigildo Gonzalez, élève de l'artiste Mexicain Diego Rivera, et une naturelle affection pour le Land Art (j'admire par exemple le travail de Jean Verame dans les déserts du Tibesti ou du Sinaï -ICI-).
Il faut bien sûr également replacer l'oeuvre dans son époque (elle a pile-poil 50 ans) et sur son continent.
J'ajouterai enfin que cette naïve allégorie de l'évolution placée à l'endroit même ou l'on a retrouvé de nombreux fossiles du Jurassique ravi le darwiniste vigilant que je suis (n'oublions pas qu'à seulement quelques centaines de kilomètres de là, aux USA, le créationnisme le plus rétrograde fait maintenant florès).
(Vallée de Viñales, Cuba, décembre 2010)
Bien cachée dans son écrin naturel, la fresque, que l'on découvre au bout d'une route ou au détour d'un sentier, ne défigure en rien la Vallée de Vinales que l'Unesco a d'ailleurs inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial en 1999...
De gauche à droite : Ammonites (mollusques céphalopodes), plésiosaures (grands reptiles marins), mégalocnus rodens (mammifères de l’Ère glaciaire) et enfin Homos sapiens...
(clicquez sur l'image pour l'agrandir)
10:20 Publié dans cuba, photos, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage à cuba
11/02/2011
La Vallée de Viñales

(Un "mogote" dans la Vallée de Viñales ; Cuba, décembre 2010)
Continuant notre voyage, nous laissons de côté La Havane (où nous reviendrons passer les derniers jours), pour découvrir l'extrème ouest de l'île.
C'est autour de la sierra de Los Organos que se trouvent les vallées les plus fameuses de Cuba, comme celle de Viñales et ces célèbres "mogotes" dont je parlerai dans un prochain post.
Cette région, qui produit l'un des tabacs les plus recherchés, est presque excusivement agricole. C'est avec plaisir que nous passerons là quelques jours, faisant plusieurs ballade sous un ciel exceptionnellement bas !
Séchoir à tabac
Nous ne croiserons que rarement des tracteurs dans ces vallées. Tout le travail des champs est effectué avec des paires de boeufs tirant d'archaïques charrues ou traîneaux de bois.
(Vallée de Viñales, Cuba, décembre 2010)
Le yuca (c'est le nom que l'on donne ici au manioc) est l'une des racines les plus consommées à Cuba
Canne à sucre
Joug de corne
Sur les terrains très boueux de la saison des pluies, le traîneau est préférable au charriot à roues

Fabrication de charbon de bois
... et pour finir, la preuve que l'on trouve des belles américaines dans les endroits les plus improbables !
07:13 Publié dans cuba, photos, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)
09/02/2011
Cienfuegos, la "perle du sud"

(Cienfuegos, Cuba, décembre 2010)
C'est entre 1913 et 1917 qu'Acisclo Valle fait construire ce "palais" qui emprunte largement au style mauresque...
Le Paseo del Prado s'étire sur quatre kilomètres. Il relie le quartier Punta Gorda au centre-ville.
Villas typiques des années 50, ... mais toujours avec les deux rocking-chair sous la véranda !
L'hôtel "Palacio Azul"
Le magnifique Club nautique est définitivement plus "club" que "nautique", vu le ridicule nombre de bateaux aperçu dans cette baie grande comme Paris !
Il est clair que les moyens qui permettraient de s'échapper de l'île sont contrôlés de très près par le régime de Castro : On est tellement bien à Cuba qu'on oblige les gens à y rester !
La classique et néanmoins très jolie Place José Martí
Le Palais du "Gouvernement", maintenant Hôtel de ville

La ville de Cienfuegos (du nom d'un gouverneur de l'époque), fondée en 1819, fut à son origine colonisée principalement par des immigrés d’origine française. Elle devint rapidement un important centre de négoce de la canne à sucre, du tabac et du café, eclipsant pendant longtemps sa voisine Trinidad.
On y ressent aisément cette prospérité pas si lointaine...
L’architecture de la ville fut d’abord de style néoclassique avant de devenir plus éclectique. Elle conserve encore aujourd'hui une très belle harmonie d’ensemble.
C'est ce "paysage urbain" unique, traduisant à la fois les nouvelles notions de modernité, d’hygiène et d'industrialisation telles qu’elles se sont développées en Amérique Latine à partir du 19ème siècle, qui valent à Cienfuegos d'être inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2005.


"Ton exemple reste vivant, tes idées perdurent"

La "Catedral de la Purisima Concepcion", sur la Place José Martí

(Cienfuegos, Cuba, décembre 2010)
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