13.05.2012

Angkor Thom, la royale cité

Si le temple d'Angkor Vat peut-être considéré comme l'aboutissement de l'art Khmer classique, la Cité royale d'Angkor Thom marque, elle, par sa taille, sa puissante complexité et son symbolisme, l'apogée de cette civilisation unique.

Le Bayon, ce merveilleux temple aux 216 visages géants qui trône en son centre sera d'ailleurs le dernier monument d'envergure édifié à Angkor. Nous sommes au début du 13éme siècle, et l'empire khmer n'a plus que quelques dizaines d'années glorieuses à vivre : la  dernière inscription connue (sur l'ensemble du site archéologique) date de 1327 !

C'est Jayavarman VII, monarque hors du commun et au fait de sa puissance, qui s'attellera à cet aménagement "pharaonique". C'est en quelque sorte le Louis XIV Khmer!

Après une courte période (1177-1190), durant laquelle les ennemis Chams ont envahi et mis à sac l'empire, le souverain reprend le dessus. Entre 1190 et jusqu'à sa mort, en 1219 (donc en moins de 30 ans), il va aménager sa capitale et entreprendre la construction de nombreux temples dont Banteay Kdei, Preah Khan et Ta Prohm !

On estime qu'à cette époque le nombre d'habitants avoisinait le million, faisant d'Angkor la plus grande ville du monde !

Quand il choisit l'emplacement de sa capitale, le site est déjà occupé par des monuments plus anciens, tels le Phimeanakas et le Baphûon. Jayavarman VII va s'en accommoder, les rénover et les inclure dans son projet impérial.

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La Cité Royale se situe dans un quadrilatère d'environ 3km de côté, entouré de douves de 100 mètres de large. Cinq chaussée-digues les enjambent, dont quatre situées aux points cardinaux.

La cinquième, surnommée "porte de la Victoire", est aménagée au nord-est. Comme elle mène devant les terrasses du Palais Royal, on imagine qu'elle servait à un usage cérémoniel lors des fêtes religieuses, le passage du roi ou celui des défilés... victorieux !

Passé les gopuras (les "portes" de la ville), quatre routes d' 1,5 km conduisent au Bayon, le coeur de la cité (et donc, symboliquement, de tout l'Empire).

Les portes d'Angkor Thom

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On doit également à Jayavarman VII l'introduction du Bouddhisme dans le royaume. Les tours à quatre visages en sont l'un des symboles les plus emblématiques

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Chaque pont est bordé par 108 géants qui portent le nâga . D'un côté 54 génies (les "bons"), et de l'autre 54 démons...

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(Angkor Thom, février 2012)

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Une large esplanade de 500 mètres de long fait face à la Terrasse des Eléphants. C'est ici qu'avaient lieu les grandes cérémonies et les défilés

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La Terrasse des Eléphants

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C'est donc du haut de cette terrasse d'apparat, longue de 300 mètres, que le roi assistait aux manifestations publiques. On imagine les centaines d'éléphants harnachés faisant face à leurs congénères sculptés dans le grès !

Derrière s'étendait le Palais Royal dont il ne reste rien...

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(Angkor Thom, février 2012)

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La Terrasse du Roi Lépreux

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Cette terrasse, qui se trouve dans le prolongement de celle "des Eléphants", est plus haute mais nettement moins large. Derrière la façade apparente court une galerie, elle aussi totalement recouverte de sculptures représentant tout ce que le panthéon hindouiste compte de divinités.

Les archéologues avancent que le tertre qui la surplombe servait de lieu d'incinération "royal"... 

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Le Phiméanakas

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Ce petit temple (38 x 25 métres) est antérieur à l'aménagement d'Angkor Thom et date de la fin du Xème siècle. Plusieurs fois restructuré, puis inclus dans l'enceinte du Palais Royal, il a sans doute servi de temple "privé" aux souverains succéssifs...

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Le Baphûon

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Le Baphûon, construit au XIème siècle, était un temple d'Etat dédié à Shiva.

Il était dans un état de ruine avancée quand, à partir de 1908, l'Ecole française d'Extrême-Orient eut en charge de le dégager et de le consolider. La structure du temple se relevant toujours aussi instable, il fut décidé au début des années 1960 de le "démonter" pierre par pierre afin de le reconstruire sur une base saine.

Malheureusement, la guerre civile, puis le conflit indochinois, interrompirent les travaux et les archives consignants les 300000 pierres numérotées partirent en fumée !

C'est en 1995 qu'une équipe française releva le défit de "remonter" le temple, "inauguré" en juillet dernier, après 15 ans de travaux !

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Le Baphûon a une autre particularité : son Bouddha couché (long d'une soixantaine de mètres) encastré dans l'une de ses parois, probablement au 15ème ou au 16ème siècle, donc bien plus tard !

Un ajout qui à dû considérablement compliquer la tâche des restaurateurs...

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Le visage du Bouddha

angkor thom,phimeanakas,baphuon(Angkor Thom, février 2012)

Une courte vidéo (1,40 min) qui montre une reconstitution en 3D du Baphûon du temps de sa spendeur

08.05.2012

Angkor Vat, le temple des superlatifs !

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(Angkor Vat, février 2012)

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Modélisation du temple en 3D, tel qu'on le découvre sur Google Earth

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Les douves étaient bordées, sur près de 10 km, de marches sculptées

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Une unique chausée en grès, longue de 200 mètres (seule une partie à été restaurée), passe par-dessus les douves et mène au "gopura", ce bâtiment large de 240 mètres qui symbolise l'entrée du complexe.

Par un effet de perspective, on n'apperçoit pas les tours du temple qui se situent 500 mètres plus loin !

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angkor vatAngkor Vat, construit au début du XII siècle, est l'objet de tout les superlatifs : le plus beau, le plus grand, le mieux préservé, etc... C'est à n'en point douter la véritable star d'Angkor !

C'est le plus vaste monument du site archéologique et l'un des plus important édifice religieux du Moyen-âge. Son harmonie, ses proportions et la pureté de ses lignes le place à l'apogée de l'art khmer, une  synthèse entre les deux principaux types de constructions de l'époque, à la fois temple "montagne" et temple "galerie".

On peut également le considérer comme un temple "funéraire", puisque Suryavarman II, l'ayant fait construire de son vivant, souhaitait qu'il abritât ses cendres !

On estime que 300000 ouvriers, aidés dans leur tâche par quelques 6000 éléphants, participèrent à l'édification du complexe.

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A l'intérieur du gopura, une représentation de Vishnou, le dieu suprême de l'hindouisme auquel était dédié le temple

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(Angkor Vat, février 2012)

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Un des quatres bassins (aujourd'hui assèchés) situés à l'entrée du sanctuaire

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On trouve sur tout les murs du temple des apsaras, ces fameuses nymphes célestes qui symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit

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La première enceinte-galerie abrite (sur près de 800 mètres de long et 2 mètres de hauteur) des scénes légendaires ou historiques utiles à l'édification des fidèles

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Le temple d'Angkor Vat doit son incroyable préservation à ses douves (larges de 200 mètres) qui ont freiné l'avancée de la jungle, mais également aux religieux qui n'ont jamais vraiment abandonné le site ; deux communautés bouddhistes vivent d'ailleurs toujours à proximité.

Le sanctuaire est grand, peut-être même trop grand, et de longues heures sont nécessaires pour arpenter les 1800 mètres de galeries, de couloirs et autres escaliers dont une grande partie est recouverte de somptueux bas-reliefs. Comme il est vain d'en faire une description dans un si court article, je préfère vous renvoyer ICI et LA pour une visite plus détaillée...

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Ce n'est pas le soleil qui se lève sur Angkor Vat, mais juste une montgolfière résevée aux touristes les plus aisés !

Entre la première enceinte (au premier plan) et le gopura, on trouve de chaque côté de la chaussée, longue de 400 mètres, les "bibliothèques" dont l'usage réel n'est toujours pas clairement défini !

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Entre la première et la seconde enceinte...

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Esplanade entre la seconde et la troisième (et dernière) enceinte...

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La tour centrale du sanctuaire (symbole phallique lié à Vishnu), s'élève à plus de 60 mètres au dessus du sol. Les volées de marches pour y parvenir sont volontairement de plus en plus abruptes au fur et à mesure que l'on s'en approche : de l'évidente difficulté à atteindre le royaume des dieux !

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Enfin, et pour terminer ce modeste post, sachez qu'Angkor Vat est le seul bâtiment au monde à apparaître sur un drapeau national !

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(Angkor Vat, février 2012)

Angkor vat (bonus !)

Pour les plus curieux, voici cinq (très)  courtes vidéos sur Angkor Vat. Malgré la qualité (très) moyenne, cela vous donnera une meilleure idée du site...

1) Les douves, le gopura et la chaussée de pierre

 2) Angkor Vat et la voie sacrée qui y mène

3) La voie sacrée, le temple, et les "bibliothèques"

4) Entre la première et la seconde enceinte

5) La montée vers le sanctuaire central

 

Enfin, et pour en terminer avec Angkor Vat, voici quelques images de l'Exposition coloniale internationale qui s'est tenu à Paris (au Bois de Vincennes) en 1931, et où la grande attraction était une reconstitution du temple.

Fait de chanvre, de plâtre et de ciment, il se dégrada sitôt les portes de l’exposition fermées et, à la merci des intempéries franciliennes, fondit sous les pluies d’automne...


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05.05.2012

Ta Prohm

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(Ta Prohm, février 2012)

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Un des quatre gopuras (entrées bordant l'enceinte et toujours orientées en direction d'un point cardinal)

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Comme je l'ai indiqué dans mon post d'introduction, le nombre de visiteur à Angkor croît de façon exponentielle (de 20 à 25% chaque année). Les chiffres, même s'ils diffèrent parfois de quelques milliers, sont éloquents : de 60000 touristes en 1999, on dépassera largement les 2 millions cette année. Si les prévisions du Ministère du Tourisme (6 millions en 2020) se concrétisent, on aura alors tout simplement multiplié par 100 le nombre des visiteurs en 20 ans !!!

De 4 à 7000 touristes (dont plus de la moitié sont asiatiques) se pressent donc chaque jours aux portes du parc archéologique. Comme ce dernier est assez vaste et les temples très nombreux, il est encore assez aisé de flâner sans trop se faire bousculer, sauf malheureusement dans les trois sites les plus courus : Angkor Vat, Angkor Thom et le Ta Prohm, objet du présent post.

Le Ta Phrom est l'un de ces temples laissés en grande partie en ruine dans lesquels les visiteurs viennent chercher de la "racine géante" et des rêves d'explorateur ! Il est aussi situé à proximité des deux complexes pré-cités et convient donc parfaitement aux nombreux groupes qui visitent Angkor en une seule petite journée...

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Le plus compliqué fut de trouver une surface plane sur laquelle poser l'appareil :)

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Malgré que le parcours à l'intérieur du temple-monastère soit "flêché" pour les plus pressés (des estrades sont mêmes aménagées pour le cliché qui tue !), il est encore assez facile de s'égailler dans des zones plus tranquilles...

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(Ta Prohm, février 2012)

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 Le Ta Phrom est la première réalisation du plus fameux roi de l'histoire khmère, Jayavarman VII, qui règna pendant près de 40 ans. On lui doit aussi, entre autre, la construction du Preah Khan et de l'ensemble d'Angkor Thom (sa capitale), mais également l'introduction du Bouddhisme (concrétisé principalement aux yeux profanes par ces fameuses tours à quatre visages).

Avec l'arrivée du Bouddhisme, c'est l'agencement même des temple qui va changer. Ces derniers, réservés jusqu'alors au roi, aux grands prêtres et aux dieux, vont s'ouvrir à d'importantes communautés de bonzes, d'où une multiplication des bâtiments.

D'après des stèles trouvées sur place, on estime à plus de 10000 les personnes vivant à l'intérieur de l'enceinte (1000m x 700m) du "temple-monastère".

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Les Khmers n'ont jamais utilisé l'arc, se contentant simplement de l'encorbellement en pierre pour couvrir leurs bâtiments : cette technique limitait malheureusement les portées à moins de 2,5 mètres de largeur.

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(Ta Prohm, février 2012)

01.05.2012

Preah Khan

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Preah Khan fait partie de ces nombreux temples qui, pour notre plus grand bonheur, n'ont été que partiellement restaurés ; souvent à cause de l'ampleur de la tâche et du manque de moyen, mais aussi parfois pour une approche plus pédagogique souhaitée par les archéologues : certaines sections s'offrent en effet à nous dans un état voisin de celui où les temples furent découverts par les premiers explorateurs à la fin du XIXème siècle...

preah khan,angkorLe mot "temple" est d'ailleurs un peu restrictif dans le cas de Preah Khan, car il était devenu à la fin du XIIème siècle, un ensemble beaucoup plus hétérogène, abritant (d'après les stèles retrouvées sur place) jusqu'à 10000 personnes, dont 1000 danseuses !

Quatre allées (toutes orientées dans l'axe des points cardinaux) mènent au centre du complexe  ; celles de l'Est et de l'Ouest, bordées de bornes décoratives, débouchent sur des ponts dont les balustrades sont formées de "devas" portant le serpent "nâga".

Les douves représentant l'océan primitif et le nâga l'Etre reliant le monde des hommes à celui des humains, sa symbolique était ici toute trouvée pour chacun des fidèles qui traversait le pont en direction du temple.

Avant d'arrivé à celui ci, il faut aussi passer sous les "gopuras", les entrées symboliques, reliées entre elles par une enceinte en latérite de 3 km de circonférence et décorée tous les 50 mètres de sculptures de "garudas" (l'oiseau fabuleux de la mythologie).

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Deva portant le serpent "nâga".

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Un des 62 "garudas" sculptés sur le mur d'enceinte de Preah Khan

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Au centre de l'immense quadrilatère, au milieu des habitations en bois, se trouvaient les bâtiments en "dur" : temples proprement dit, mais aussi des cours, bassins, bibliothèques, écoles, cellules de moines (plus de 400 !), cloîtres, etc... Une partie du complexe a semble t'il aussi un temps servi de palais à Jayavarman VII !

Cet ensemble s'étire sur plus de 300 mètres de longueur, et il est donc aisé de s'y "perdre" en évitant une foule de touristes courant derrière leur guide...

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(Preah Khan, février 2012)

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Un "lingam", pierre dressée d'apparence phallique qui est l'une des apparences de Shiva

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(Preah Khan, février 2012)

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La taille des portes décroît au fur et à mesure que l'on s'approche du centre du sanctuaire principal, une façon symbolique de montrer l'humilité du fidèle s'approchant du divin.

On retrouve aussi très souvent sur les linteaux les fameuses nymphes célestes, les "Apsaras".

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De nombreux arbres ont été étêté afin d'en stopper les ravages...

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Malheureusement, il n'y a pas seulement que les arbres qui aient été décapités au cours du siècle dernier ! Et les khmers rouges sont tout autant responsables que bon nombre d'autres explorateurs sans scrupule...

28.04.2012

East Mebon, Ta Keo, Banteay Samre, etc...

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(East Mebon, février 2012)

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(East Mebon, février 2012)

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En visitant Angkor on devient vite, après plusieurs jours passé les pieds dans les ruines, le nez dans le guide et les yeux écarquillés devant tant de prouesses, un amateur "éclairé" de cette civilisation millénaire.

On compare ce temple avec cet autre, on s'extasie devant cette magnifique allée processionnaire, ce plan original ou ce bas-relief plutôt bien conservé ; on compatit sincèrement devant les sculptures décapitées ; les plus curieux d'entre nous finissent même par imaginer l'atmosphère d'alors, avant que tout ces stucs ne soit détrempés par mille moussons et les pierres éparpillées par les puissants fromagers et autres Ficus Stangulosa...

On se perd aussi parfois dans la chronologie. Bien que tout ai été construit en moins de 350 ans (entre le 9ème et le 13ème siècle), Angkor n'est pas qu'une sage et logique succession de temples : le site a souffert de luttes internes et de saccages ennemis ; de délocalisation et donc de relocalisation ; de temples inachevés et d'autres remaniés ; la pierre à parfois été abandonnée pour de nouveau la brique ; et jusqu'à la religion, qui passant de l'hindouisme au bouddhisme... et puis l'inverse, à fini par s'épanouir dans un original syncrétisme.

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(Ta Keo, février 2012)

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Ta Keo est un temple inachevé du 10ème siècle. Il permet de se rendre compte de l'agencement des pierres avant que les artistes ne procèdent à la décoration proprement dite.

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(Thommanon, février 2012)

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(Chau Say Tevoda, février2012)

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Le charme de ces temples (un peu) délaissés par le plus grand nombre, vient justement du fait qu'il le soit, délaissés : on peut à loisir y déambuler (en toute liberté car les barrrières et les interdits sont rares) et tranquillement rêver...

Mais une fois mis en boite, en mots ou en photos, cette magie devient par contre très vite rébarbative !

Je vais donc vite passer (le temps de ce post) sur les dizaines de temples que j'ai pu visiter et vous parler bientôt de ceux qui reçoivent en toute logique les faveurs du public : en premier lieu les temples pleins de "racines" où l'on se prend pour Pierre Loti découvrant les ruines en 1904, et les deux véritables joyaux : les complexes d'Angkor Thom et d'Angkor Wat...

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La longue allée de Banteay Samre

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Chaque pierre, y compris celles des terrasses, est finement ouvragée

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(Banteay Samre, février 2012)

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On retrouve souvent à Angkor, comme dans de nombreux autres styles architecturaux (en Egypte par exemple), le parti pris de donner différentes hauteurs aux portes en enfilade afin de multiplier l'effet de profondeur...

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(Banteay Samre, février 2012)

25.04.2012

Le groupe de Roluos : Les temples de Preah Kô, Bakong et Lolei

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A tout seigneur tout honneur, la visite commence donc par l'ensemble de temples le plus ancien d'Angkor, dit "groupe de Roluos". Il se trouve à 12 km à l'est de Siem Reap.

Ces temples sont les vestiges d'Hariharalay, qui fut pendant 70 ans (et sous quatre rois successifs) la première capitale khmère. A la fin du 10ème siècle, les premiers monuments "en dur" vont sortir de terre et remplacer les précédents ouvrages, tous construits en bois ou autres matériaux légers.

Ces temples hindouistes "prè-angkoriens" vont devenir un véritable modéle architectural pour les 300 ans à venir.

C'est le quatrième roi de Hariharalay, Yasovarman I, qui posera vers 900 la première pierre du Phnom Bakeng (son nouveau temple d'Etat), déplaçant de fait sa capitale 15 km plus au nord, à Angkor...

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Preah Kô

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Le Preah Kô est le plus ancien temple "Angkorien". Consacré en 879 par Indravarman I, il inaugure la tradition des édifices religieux que chaque roi se devra d'édifier en l'honneur de ces ancètres divinisés avant même de songer à en construire un à son propre culte !

Le preah Kô est dédié à Jayavarman II, premier roi et fondateur du royaume d'Angkor.

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Dans l'hindouisme, le taureau blanc Nandin est à la fois le gardien des quadrupèdes, mais aussi la monture du dieu Shiva.

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Les constructions sont principalement en briques (seules les terrassements et certains linteaux ou encadrements de porte sont en pierre ; les tours, autrefois recouvertes d'enduit coloré, sont creuses.

On retrouve déjà, outre les fausses portes (une unique ouverture donne accès au sanctuaire), les fameuses "fenêtres" à balustre en grès qui sont un rappel des anciennes constructions en bois et semblent comme fabriquées au tour.

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(Angkor, février 2012)

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Bakong

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Le nâga (serpent à plusieurs têtes) est indissociable des temples d'Angkor. On le retrouve sur de nombreux frontons mais surtout au bord des ponts , des bassins et des terrasses. Cet animal mythologique remonte aux origines de l'hindouisme et revêt de très nombreuses significations dont principalement celle d'être un arc-en-ciel reliant le monde divin au monde humain.

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roluos,lolei,preah ko,bakongLe Bakong est de loin le plus grand temple du groupe de Roluos et le premier "temple d'Etat" censé marquer le centre de la capitale.

Construit lui aussi par Indravarman I (et dédié de nouveau à Shiva), il est le premier exemple des "temples-montagne" qui deviendront légion à Angkor.

La construction en pierre à cinq gradins et cinq tours symbolise le mont Meru (la montagne mythique considérée comme l'axe du monde). La grande tour centrale de style "Angkor" a été reconstruite postérieurement.

Le complexe s'inscrit dans un périmètre de 3km de circonférence. Il est doté de trois murs d'enceinte, de douves (certaines sont auhourd'hui assêchées), de huit tours en briques et de divers autres bâtiments conventuels.

D'imposants éléphants en pierre ornent les angles des trois premiers niveaux.

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(Angkor, février 2012)

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Lolei

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Les vestiges de Lolei ne payent pas de mine : quatre tours en briques plutôt délabrées posées sur un soubassement à deux niveaux !

En fait, ce qui le rend unique, c'est d'être le premier temple autour duquel fut creusé en 877 un "baray", immense réservoir alimantant en eau la capitale et les canaux d'irrigation.

Une fois le bassin en eau, le temple devenait comme une petite île au beau milieu...

L'ouvrage hydraulique, premier du genre, avait des dimensions colossales : 3600 x 750 mètres ! Avec une profondeur moyenne de 3 mètres on a estimé son contenu à 10 millions de mètres cubes.

Deux autres baray seront construits par la suite à Angkor, aux 10ème et 11eme siècle. Ils garderont la même orientation (est-ouest) mais seront juste deux fois plus grand !

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22.04.2012

La Civilisation Khmère et le site d'Angkor

Après vous avoir raconté (un peu) le Nord-Laos, c'est tout de suite moins facile de se lancer dans la description de la région d'Angkor et de toutes les merveilles qu'elle abrite.

Il n'est plus question ici d'ethnies ou de tribus, de montagne et de rivières, mais tout simplement de l'une des plus incroyables civilisations qui se soit développée en Asie et qui fut pendant plus de 500 ans, entre le 9ème et le 14ème siècle, le coeur et l'esprit de cette partie du monde...

angkor,civilisation khmère L'empire Khmer s'étendait sur un grande partie du Laos et du Vietnam actuel et englobait la totalité du territoire thaïlandais, le Siam. C'est ce dernier qui se developpera à son tour à partir du 13ème siècle et, prenant le dessus, deviendra le nouveau maître de la région...

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(carte du Cambodge)

Angkor a été la destination "de rêve" de bon nombre d'adolescents (dont votre serviteur) au même titre que les Pyramides d'Egypte, de Petra, de la Grande muraille ou du Machu Picchu (entre autre !). De pouvoir enfin en mesurer de visu la grandeur m'a fait, à posteriori, vite oublier le passage obligé par la ville de Siem Reap, voisine du site, exclusivement interessée par les dollars de ses visiteurs. Le nombre de ces derniers, qui étaient plus de 2 millions l'an dernier augmente d'ailleurs de façon exponentielle, au grand dam des archéologues !

A mettre le pied sur ces terres, on touche à quelque chose de rare et d'exceptionnel ; il fallait un post d'introduction pour tenter avant tout de vous sensibiliser sur la "globalité" et l'immensité du site. J'essaierai d'aileurs de limiter le nombre d'articles à venir afin de vous éviter trop de lassitude devant tant de "ruines" : c'est un peu comme si vous visitiez dans la même journée une quinzaine de cathédrales (plus ou moins décaties) en plein coeur de Paris !

L'actuel site archéologique d'Angkor est vaste, très vaste : Il y a plus de 20 km entre l'extrémité des deux "baray", ces immenses bassins (de 8 km de long) qui servaient à la fois de réservoirs mais aussi de régulateur lors des crues annuelles.

La ville, à son apogée, aux environs du 13ème siècle, s'étendait pourtant largement au délà de ces limites et ce n'est pas moins de 280 temples qui sont aujourd'hui dénombrés dans toute cette zone !

La cité comptait alors plus de 700 000 habitants, alors qu'à Paris, la plus grande ville d'Europe de l'époque, il étaient moins de 100 000 !

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Pour découvrir le complexe d'Angkor, vous pouvez opter pour le vélo (les motos sont interdites depuis plusieurs années). Sachez tout de même que le "petit" et le "grand" circuit sont respectivement long de 15 et 24 km ! Ajoutez à cela les 16 km aller-retour pour se rendre jusqu'au site depuis Siem Reap et vous comprendrez qu'il faut avoir de bon molets pour attaquer la ballade sous les 30 ou 35°  ! Je ne parle pas même pas d'autres temples plus éloignés, comme par exemple celui de Banteay Srei, situé à 25 km plus au nord...

J'ai quand à moi choisi le tuk-tuk, qui procure quelques bienfaisantes minutes de répit entre chacune des visites.

Trois passes sont proposés aux visiteurs, de 1, 3 et 5 jours. J'ai pris celui de trois jours à 40$ et n'ai eu le temps de (bien) visiter "que" 21 temples !

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Ci-dessous : le centre du complexe et les principaux temples, avec en son coeur le Bayon, la fameuse "montagne magique" qui culmine à 43 mètres et dont chacune des 37 tours restantes est ornée des quatre visages illustrant les vertus du Bouddha.

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Un ingénieux système de routes et de canaux (qu'on estime aujourd'hui à 90 km), quadrillait les temples et les 2600 bassins qui ont été recensés. Les habitations, quelle que soit l'importance de leurs locataires étaient toutes de bois et il n'en reste donc absolument rien à présent. Seuls les temples, comme dans de nombreuses autres civilisations, méritait la pierre.

Une pierre, malheureusement fragile, qui à grandement souffert des 1000 années de moussons successives et du cannibalisme de la couverture forestière...

Un dernier mot pour vous dire que la "re-découverte" d'Angkor date seulement de la fin du 19ème siècle, et que la mainmise des khmers rouge sur le pays entre les années 1975 et 2000 (ainsi que des mines dont ils avaient truffé le sol) à longtemps ralenti le déroulement des recherches archéologique, la reconstruction et la sauvegarde du site qui fut logtemps utilisé comme réserve d'armes et aussi largement dépouillé de ses plus belles sculptures.

Le site est classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1992.

Ces dernières années, chaque campagne de fouille apporte son lot de précisions ... et de tout autant de nouvelles questions quant au degré d'avancement de cette incroyable civilisation... 

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Le Temple d'Angkor Wat, à l'entrée du site, est l'un des plus vastes mais aussi l'un des plus fastes de tout le complexe. C'est lui qui sert d'emblème au drapeau cambodgien.

16.04.2012

Eléphants et rizières

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(Autour de Luang Prabang, Laos, février 2012)

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Juste pour le fun, je suis parti à la recherche des très rares rizières qui soient en eau à cette époque de l'année : j'en ai trouvé quelques-unes en allant visiter les chutes de Tat Khuang Si...

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En général, la forêt ressemble plutôt à ça en ce mois de février : d'immenses étendues d'hévéas désèchés ! La culture intensive de cette espèce d'arbre, dont on extrait le latex, commence à devenir un véritable fléau au Laos...

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Ce jour là, c'était feuilles d'ananas à volonté !

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Je profitais d'être en moto pour partir à la recherche des fameux éléphants, symboles millénaires du Laos ; j'en trouvais six dans un camps "à touristes", à une vingtaine de kilomètres de Luang Prabang...

Comme dans tout le pays, ils deviennent de plus en plus rares.

Les chiffres que j'ai pu trouver sur le Net quant à leur population actuelle sont souvent fantaisistes (et comme toujours indéfiniment rabâchés)  :  sont-ils  500, 1000, 1500 ou 2000, domestiqués ou bien sauvages à vivre au Laos, je ne le saurai jamais exactement !

Le manque de précisions dans la connaissance de cette espèce, surtout à l'état sauvage, marque d'ailleurs le peu de volonté et de moyens qui président à sa sauvegarde. Il ne semble pas non plus qu'il y ait une réelle coopération entre les pays limitrophes (Chine, Thailande, Cambodge, Vietnam et Birmanie) qui abritent eux aussi des populations conséquentes. Est-ce peut-être aussi tout simplement le signe que l'on baisse les bras devant un problème qui n'a plus, au XXIème siècle, de solutions vraiment viables... 

Toujours est-il qu'avec 10 décès pour 2 naissances, la poursuite du braconnage, le manque d'espaces préservés, le besoin énorme de nourriture (250 kg par jour et par animal), la déforestation (à laquelle ont fait participer l'animal, et qui donc détruit son propre habitat !), ainsi que la coahabitation parfois très houleuse avec les paysans, il est fort à parier que ce chiffre va encore baisser, et de façon exponentielle, dans les toutes prochaines années...

Il y avait environ 400 000 éléphants en Asie au début du siècle dernier ; il n'en resterait aujourd'hui qu'entre 20 et 40 000...

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(Autour de Luang Prabang, Laos, février 2012)

14.04.2012

Les chutes de Tat Khuang Si

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De nombreux treks sont organisés autour de Luang Prabang, mais en cette saison sèche il faut reconnaître que les paysages sont un peu décevant. Les jolies chutes de Tat Khuang Si (à une trentaine de kilomètres de Luang Prabang) sont la destination idéale pour qui cherche un peu de fraîcheur et surtout de couleur ! Nombreuses sont d'ailleurs les familles qui viennent pique-niquer ici le week-end.

Si l'on souhaite éviter la cohue des touristes qui débarquent par cars entiers en début d'après-midi , la meilleure solution est de louer un vélo ou une moto et d'arriver en matinée.

Le grand sportif que je suis avait bien entendu choisi ... la moto ;)

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(Chutes de Tat Khuang Si, Luang Prabang, Laos, février 2012)

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A l'entrée du parc se trouve un "rescue centre" ou se prélassent une vingtaine d'ours, sauvés des griffes de trafiquants en tout genres.

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Il est permis de se baigner dans quelques-uns des nombreux bassins. En ce mois de février, les prétendants ne sont pas si nombreux à défier l'eau plutôt fraîche !

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(Chutes de Tat Khuang Si, Luang Prabang, Laos, février 2012)

12.04.2012

Le palais royal de Luang Prabang

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La pagode "Haw Pha Bang", construite très récemment, est censée accueillir le "Phra Bang", un ancestral et vénéré bouddha en or, argent et bronze de 50kg. Si le trône et le baldaquin (ci-dessous) semble prêts, je n'ai nulle part trouvé trace de la fameuse statue...

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Autant vous le dire tout de suite, et à mon humble avis de voyageur parfois blasé, le Palais Royal n'a vraiment pas grand chose d'extraordinaire. L'un de ses atouts majeurs reste d'ailleurs la pagode munificente qu'on découvre à l'entrée, et qui est loin d'être une antiquité : elle a en effet été construite entre 2000 et 2010 !

Le palais à proprement parler, est, dixit les guides, d'inspiration laotienne et "Beaux-Arts français" (sic). Il se situe au milieu d'un quadrilatère paysagé bordé d'un côté par le Mékong et d'un autre par l'artère principale de l'ancienne capitale.

Le bâtiment date du début du 20ème siècle (1904-1910), tout comme le théatre "royal", le garage "royal" et autres communs. Les appareils photo étant interdits à l'intérieur du palais devenu musée, vous en serez quitte pour une visite guidée ! Disons simplement que de nombreuses pièces, souvent vastes (comme les chambres ou la salle-à-manger), n'ont pratiquement pas changées depuis le départ des derniers occupants en 1975.

Quand à cette époque, les communistes prennent le pouvoir, le souverain, "porté" comme ses prédecesseurs par les colonisateurs français depuis la fin du 19ème siècle, n'est plus alors qu'un roitelet d'opérette...

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L'entrée du palais est surmonté du symbole royal : trois éléphants surmontés d'un parasol

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Le Laos a pourtant connu un certain âge d'or, entre le 14ème et le 18ème siècle, chèrement acquis face à ses puissants et encombrants voisins khmers, siamois, birmans et vietnamiens. Ce royaume du "million d'éléphants et le parasol blanc" dont Luang Prabang fut la capitale primitive, sera scindé entre 1704 et 1713 en quatre royaumes plus petits qui déclinerons chacun leur tour.

Le palais-musée abrite malgré tout quelques jolies collections et des bouddhas assez anciens. Le garage "royal" est quand à lui limite pathétique, avec entre autre quelques américaines particulièrement décaties et une citroën DS dont il ne reste pratiquement que la carcasse !

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(Luang Prabang, février 2012)

11.04.2012

Passons à la suite du voyage...

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C'est avec cette image de la rivière au petit matin que se termine le récit de cette descente de la Nam Ou. Il reste bien près de 120 km jusqu'à Luang Prabang (en passant par Nong Khiaw), mais les images deviendraient vite par trop répétitives.

Il est donc maintenant temps de passer à la suite du voyage...

10.04.2012

Autour de Muang Ngoi Neua

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(Autour de Muang Ngoi Neua, 14 février 2012)

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De nombreuses promenades permettent au visiteur de découvrir l'arrière-pays. A cette saison les rizières sont totalement assèchées, et il ne nous reste que l'inspiration pour imaginer les étendues en un merveilleux "vert tendre".

La ballade est néanmoins très plaisante, et plus encore que les villages, c'est le quotidien de ses habitants que nous prennons le temps de découvrir...

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Une petite halte "raffraîchissante" !

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Les éminences karstiques abritent de nombreuses grottes à l'intérêt assez limité

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On trouve tout au long du chemin des bouquets d'immenses bambous

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La plupart des maisons ou des réserves sont, ici aussi, construites sur pilotis

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Séance de gym scolaire, entre sérieux et éclats de rire !

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Galettes de riz sèchant au soleil

 

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Le khai phun est un incontournable de la cuisine nord-laotienne. Il s'agit d'algues de rivière agrémentées de fines tranches d'oignon ou de tomate et autre graines de sésame. La mixture est étendue en fine couche sur un linge et mise à sècher quelques heures au soleil. La feuille obtenue est consommée en amuse-bouche, frite, ou en accompagnement de riz gluant...

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T'as un problème ?

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Après la gym, temps libre au bord de la rivière, là encore dans la bonne humeur !

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(Autour de Muang Ngoi Neua, 14 février 2012)

Un petit paradis : Muang Ngoi Neua

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Mon petit lodge un peu "haut de gamme" : 8 euros la chambre double !

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(Muang Ngoi Neua, Laos, février 2012)

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Quand on voyage un mois entier sans avoir de plans très précis, on s'offre la chance de parfois tomber sur un petit paradis comme Muang Noï Neua. On profite alors d'y passer quelques jours, un peu hors du temps...

Aucune route ne mène encore au village et seule la rivière permet d'y accoster. L'électricité, générée par de rares groupes électrogènes, n'alimentent les habitations qu'à peine quatre heures en fin de journée : La nuit tombée, il nous reste la voie lactée, un bon roman à la lueur de sa lampe frontale ... et le silence !

Bien que Muang Noï Neua vive essentiellement du tourisme, les modestes guesthouses et les petits restaurants qui s'étendent le long de l'unique rue ne gâchent en rien son indéfinissable charme qui invite à chaque instant au farniente et à la contemplation.

Tout ici, jusqu'aux chiens, aux poules et leurs poussins, est définitivement zen...

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On trouve souvent à travers le pays les vestiges de ces bombes à fragmentation ou à sous-munitions américaines. Elles nous rappellent que le Laos en a reçu des millions de tonnes sur la tête lors du conflit vietnamien (on estime que ce fut d'ailleurs le pays le plus bombardé de l'histoire !).

Les spécialistes considèrent qu'environ 30% de ces engins de mort n'ont toujours pas explosés : chaque année des centaines de paysans, et surtout des enfants, se font malheureusement tués ou mutilés, les autorités laotiennes manquant de moyens pour mener à terme le déminage...

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Le "vat" du village"

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Farniente et Beer-Lao à l'une des nombreuses terrasses...

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...et toujours une terrasse, jusqu'au bout de la nuit : extinction des feux 22h00 !

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Au petit matin, ce sont quatre jeunes moines qui se collent à la tradition de l'aumône. Aucun touriste  n'est cette cette fois à l'horizon pour singer les fidèles...

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(Muang Ngoi Neua, Laos, février 2012)

05.04.2012

La Nam Ou (de Muang Khua à Muang Noi Neua)

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Ce 13 février restera sans doute l'un de mes plus beau souvenir du Laos et la concrétisation des raisons pour lesquelles j'avais choisi cette destination.

D'abord le temps, magnifique après que la brume ce fut levée ; puis le confort du bateau (dans certains d'entre-eux, les planches de bois sont en effet parfois remplacées par de vrais sièges automobiles de récupération !) ; le trajet court juste ce qu'il faut (environ 70 km) et puis, bien évidemment, cette nature extraordinaire : plus on avancait, plus le relief karstique s'élevait !

Comme nous descendions plein sud, les images sont parfois un peu à contre jour. Désolé ;)

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(Laos, février 2012)

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L'arrivée au très joli village de Muang Noi Neua

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(Laos, février 2012)

03.04.2012

Muang Khua

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(Muang Khua, Laos, février 2012)

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L'intèrêt pour Muang Khua est , somme toute, assez limité.

Le gros bourg d'environ 3500 habitants se trouve sur la route qui mène au Vietnam (il faut parait-il une dizaine d'heure pour se rendre à Dien Bien Phu qui ne se trouve qu'à 60km à vol d'oiseau de là !), mais aussi une escale obligée pour qui descend (ou remonte) la rivière.

Autour de ce village qui n'avait pas encore il y a peu l'électricité, se construisent plusieurs ponts qui à terme le contourneront : le bac deviendra alors vite obsolète, et il est à espérer que les habitants mettront un peu plus d'énergie dans le tourisme, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui...

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(Muang Khua, Laos, février 2012)

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Pour parer à la panne du bac, en ce mois de février 2012, ce sont des barques qui assurent le passage des marchandises, des habitants et parfois de leur moto !

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(Muang Khua, Laos, février 2012)

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Depuis une terrasse nous profitons des dernières heures du jour pour profiter de l'intense activité sur la rive : La nuit tombée, la vie va d'un coup s'arrêter.

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(Muang Khua, Laos, février 2012)

02.04.2012

Modification

Depuis quelque semaines (depuis en fait le début de la publication de ces premiers posts sur le Laos), je trouvais que mes photos, une fois mise sur le blog, perdaient beaucoup de leur qualité (si tant elle qu'elles en aient ;)

Elle apparaissaient comme qui dirait avec beaucoup moins de "piqué".

A partir d'aujourd'hui, je vais les charger d'une manière différente. Vous y gagnerez (je l'espère) parce que chacune d'entre elles sera maintenant "cliquable" en un format plus grand.

Je verrais d'ici quelques semaine si c'est la bonne solution à ce problème.

Pat./.

01.04.2012

La Nam Ou (de Hat Sa à Muang Khua)

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C'est dans cette barque, longue et bariolée, que nous descendrons la rivière

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Le petit port de Hat Sa

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Au petit matin, nous nous rendons à la miniscule gare routière afin de prendre le bus pour Hat Sa. Le "port" fluvial se trouve à 20 km de piste (défoncées) de Phongsali.

C'est d'ici que nous allons descendre la Nam Ou sur un peu plus de 300 km, et ainsi rejoindre Luang Prabang. Comme souvent, nous devrons attendre qu'il y ait suffisamment de passagers avant de partir : si par malchance nous étions trop peu nombreux, le prix du voyage s'en trouverait majoré...

Nous effectuerons ce trajet en trois temps, avec des arrêts à Muang Khua, Muang Noi Neua et Nong Khiaw.

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(Rivière Nam Ou, Nord Laos, février 2012)

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Le bruit du moteur se fait vite oublier (tout comme le relatif inconfort des planches qui nous servent de sièges), nous laissant tout à la contemplation de la paisible rivière et de ses rives ; des enfants et des animaux se baignent ; des villageois pêchent...

Le niveau de l'eau, qui est très bas en cette saison, créé des "mini-rapides" que notre pilote traverse avec habileté, frôlant parfois de très près les rochers. Le bateau alors se gondole et craque ;  les moins bien placés d'entre nous sont souvent copieusement arrosés !

Quand l'étiage ne permet vraiment plus le passage, nous devons alors descendre de l'embarcation et longer  la rive à pied sur quelques centaines de mètres.

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Les hameaux sont  toujours haut perchés, en prévision de la montée des eaux à la saison des pluies

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(Rivière Nam Ou, Nord Laos, février 2012)

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(Rivière Nam Ou, Nord Laos, février 2012)

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(Rivière Nam Ou, Nord Laos, février 2012)

25.03.2012

L'expérience du village Akha

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Guerrier Akha ;)

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De nombreux treks sont proposés depuis Phongsali et Boun Tai. Celui que nous choisirons durera deux jours, avec une nuit dans un village Akha.

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Il nous faudra plus de six heures de marche pour atteindre le village haut perché sur une crête. Nous nous arrêterons pour un déjeuner frugal (pousses de bambou, oeufs, poisson et riz gluant) au bord de la rivière. Des feuilles de bananier nous serviront de nappe...

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C'est une incroyable expérience que nous avons vécu là ; comme un retour dans le passé. Peu importe d'ailleurs que ce village perdu soit peuplé d'Akha ou bien d'une autre ethnie : plus encore que les costumes, qui sont particuliers à chacune d'entre elles, c'est d'abord le "style" de vie commun à toutes qui nous interpelle.

Le village est difficilement accessible ; j'entends par là qu'on ne trouve ni route ni piste avant plusieurs heures de marche ; il n'y a aucun engin motorisé ; un seul groupe électrogène  fonctionne quelques heures le soir, mais uniquement dans une seule des maisons du village, à tour de rôle.

Les maisons, toutes de bois (et parfois un peu de tôle), sont distribuées sans aucun plan. Les animaux (vaches, buffles, porc et poules) vaquent partout autours en totale liberté.Il n'y a aucune cultures aux abords des habitations.

Il n'y a pas non plus de point d'eau. Il faut donc aller la chercher un peu plus loin. La seule source que l'on ai vu ressemblait plus à une flaque de boue. Nous sommes à la saison sêche et il est clair que l'eau devient à cette période (et en altitude) une denrée rare. Ce sera d'ailleurs la seule fois où nous trouverons des enfants un peu "pouilleux", ce qui n'est jamais le cas dans les vallées, au bord des torrents et des rivières...

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L'école

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Une femme rapporte de l'eau au village...

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Les jeunes garçons, malgré une petite appréhension, sont les seuls à se prêter au jeu des photos.

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Un vieil homme travaille le métal avec de bien modestes outils !  Le "four" est creusé à même la colline et le soufflet (à droite) est un piston calé dans un tronc évidé.

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(Village Akha, Nord Laos, février 2012)

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Dans l'habitation au sol en terre battue, on trouve un coin cuisine où le feu brûle jour et nuit ; tout est noir de suie. Le reste de la pièce est un grand espace plutôt vide autour duquel sont distribuées les "chambres", séparée par de frêles cloisons qui n'offrent aucune intimité. Les meubles sont quasi innexistants, si ce n'est une malle ou une étagère ici et là. Pour s'assoir, seulement quelques tabourets d'une vingtaine de centimètres de haut !

Seule concession à la modernité, une antique télé dont on se demande bien ce qu'elle peut capter... quand elle est branchée !

Les échanges avec les habitants seront malheureusement des plus limités : Notre jeune guide n'est en effet pas très au fait des us et coutumes de  cette ethnie, et a donc bien du mal à répondre (dans un anglais très limité) à nos nombreuses questions.

Il avait aussi, en fait, beaucoup de difficulté à comprendre la langue de nos hôtes !

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Le dîner sera, comme le déjeuner, assez frugal et sans viande. Le chef du village, à qui nous avons remis quelques présents, nous offrira par contre de nombreuses rasades de lao-lao, l'alcool traditionnel fabriqué à base de riz gluant fermenté.

Les photos sont prises au flash, car il n'y a qu'une petite lampe à huile pour éclairer toute la pièce plongée jour et nuit dans la pénombre...

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Le coin cuisine

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A l'extrème gauche, l'entrée (sans porte !) de notre coin "chambre".

Allongés côte à côte tous les quatres comme des sardines, presque à même le sol, c'est peu dire que notre nuit fut peu réparatrice ! C'est bête, car neuf heures de marche nous attendaient pour rejoindre Phongsali !

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En déambulant dans le village, nous rencontrerons de nombreuses femmes et jeunes filles, toutes vétues de leur tenue traditionnelle. Sans que nous en ayons compris (réellement) la raison, elles refuseront toutes de se faire photographier et ces quelques image sont, comme qui dirait, volées...

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Une soupe comme petit-déjeuner...

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Le jour est à peine levé que les femmes sont déjà de corvée !

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(Village Akha, Nord Laos, février 2012)

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Ces femmes partaient travailler aux champs, pieds nus sur les sentiers rocailleux. A la vue de mon appareil photo, elles ont vite disparu...

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(Village Akha, Nord Laos, février 2012)

24.03.2012

Phongsali... et alentour

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(Phongsali, Laos, février 2012)

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Rues pavées de la "Vieille ville" de Phongsali.

Au laos, dés qu'il y a un rayon de soleil, on sèche quelque chose : dans le champ, sur le toit, à même la rue ! Ici, c'est du gingembre...

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Phongsali est la ville la plus peuplée (6000h) à l'extrême Nord du Laos. Elle est aussi la capitale de la province éponyme, enclavée entre la Chine et le Vietnam.

La petite cité, qui s'étend le long des crêtes escarpées à 1400 mètres d'altitude, est en train de se faire détrôner par la localité voisine de Boun Neua, mieux située sur l'axe routier Chine-Laos et qui accueille déjà un aéroport.

La population, composée de Phu Noi (une ethnie d'origine birmane) et de migrants plus récents venus du Yunnan voisin, tire l'essentiel de ses revenus de la culture du thé.

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Notre cantine (on y mangera 4 fois !) à Phongsali.

Pour choisir son menu, il faut passer côté cuisine et montrer du doigt (ou bien parler lao !) la viande et les légumes que l'on désire. Devant le manque de précision de la commande, ce qui arrive dans l'assiette resulte généralement de l'imagination de la cuisinière ! Ces petits plats, plus chinois que Lao, étaient néanmoins délicieux...

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Comme plusieurs fois durant ce voyage, la location d'une moto se révèlera le meilleur moyen de découvrir les villages alentours. Ce 9 février sera mon baptème du feu : c'est en effet la première fois que je pilotais un deux-roues à vitesses (merci à Eric pour la formation accélérée !).

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(Phongsali, Laos, février 2012)

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Tout au long de la journée les villages sont endormis, vidés de leurs habitants qui sont aux champs. Seul les vieux vaquent à quelques occupations ou gardent les tout petits. C'est à patir de la sortie des classes que les bourgs retrouvent un peu d'animation...

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Les théiers poussent ici à l'état sauvage et des spécimens plusieurs fois centenaires bordent parfois les chemins (enfin, quand on les remarque, car le théier est un arbre somme toute assez banal !). 

Ce que l'on remarque par contre, ce sont les plantations, où la hauteur des arbustes est contenue afin de récolter plus facilement les jeunes pousses. On remarque également qu'à cause des terrains pentus, rien ne peut être mécanisé...

Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il n'existe à travers le monde qu'une seule espèce de théier, le "camelia sinensis" (proche cousin d'ailleurs du camélia décoratif que nous connaissont). C'est le traitement réservé (ou pas) aux feuilles (trempage, oxidation, séchage, chauffage, fermentation, etc...) qui fera la différence !

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(Phongsali, Laos, février 2012)

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La maison traditionnelle des Phu Noi est généralement construite sur pilotis, eux-mêmes fixés sur une épaisse terrasse en pierres sèches.

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Si le "joug humain" (une simple planche de bois avec une échancrure au milieu pour y placer le cou) a depuis longtemps disparu des campagnes françaises, il reste par ici encore  très utilisé...

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Ces rondins évidés et percés d'un unique trou sont tout simplement des rûches sommaires !

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De nouvelles plantations de théiers voient le jours un peu partout sur des parcelles défrichées par le feu. Cela ajoute peut-être un peu à la déforestation du Laos, mais vraiment à la marge.

Car le vrai  drame du pays, c'est la combinaison de plusieurs problèmes : le pillage des essences rares (mais aussi des arbres de grande taille), la déforestation massive afin de fournir du bois de chauffage, et enfin la replantation exclusive d'hévéa  (ce dernier, qui fourni le latex, vide tellement le sous-sol de sa substance que rien ne repousse après lui ! Il faut donc trouver de nouvelles parcelles...)

Cette déforestation catastrophique, que rien ne semble arrêter, est en plus précipitée par la demande jamais satisfaite des deux grands voisins (Chine et Vietnam), et par l'incurie et la corruption dans les rangs des autorités laotiennes.

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(Phongsali, Laos, février 2012)

20.03.2012

Muang La, sur la route du Nord

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Juste une petite carte pour vous expliquer le déroulé de la dizaine de jours qui suivit mon séjour à Luang Prabang.

En noir, le trajet en bus (local) pour rejoindre Phongsali, en passant par Oudom Xai. A Boun Neua, la frontière chinoise ne se trouve qu'à 15km !

En Bleu, c'est la descente en bateau sur la Nam Ou, ... pour revenir à Luang Prabang.

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Dans la brume du petit matin, à Muang La

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Des enfants sur le chemin de l'école

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Maison traditionnelle, en bois et sur pilotis

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Des jeunes filles se préparent à tisser

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Nous prendrons notre (délicieux) dîner dans l'unique gargote du village

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 Cuisson à la vapeur du riz gluant

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(Nord Laos, février 2012)

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Oudom Xai devait être notre premier arrêt après Luang Prabang. Devant le peu de chaleur que dégageait cette grande ville, nous décidons, avec mes compagnons de rencontre, de continuer quelques kilomètres plus au nord.

Arrivé à Muang La, nous sommes enfin plongés dans le Laos profond : les touristes ici se comptent au mieux sur les doigts des deux mains... 

On trouve au bord de la rivière des sources naturelles d'eau chaude. Les habitants s'y relaient tout les soirs pour se baigner : il suffit pour ça de pousser un peu les galets...

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Le lendemain, nous aurons la chance de nous arrêter quelques instants sur un marché, à la croisée de la piste défoncée qui nous menera ensuite à Phongsali (9 heures d'enfer !).

Ce sera pour moi la seule occasion de rencontrer des femmes en habits traditionnels de plusieurs ethnies différentes, descendues des villages alentours. Le Laos compte plus de 100 de ces ethnies...

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La plupart des pièces en argent qui ornent les coiffes sont des "piastres de commerce", la monnaie Indochinoise que les français mirent en circulation de 1885 à 1952.

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(Nord Laos, février 2012)

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Pour la petite histoire : nous apprenons qu'à Muang La, en plus des deux petites guest-houses (5 à 7$ la nuit), il existe un "Lodge" tenu par un français. Curieux, nous nous y rendons. Le petit hôtel semble vide et ensommeillé : il ne reçoit les clients que sur réservation, et aujourd'hui il n'y en a pas.

Devant notre persévèrence, mais aussi parce que nous sommes français, le responsable fini par accepter du bout des lèvres de nous garder pour la nuit : ...contre 200$ par personne !

Nous devrons malheureusement décliner la proposition...

Le lodge "deluxe" de Muang La

18.03.2012

Or et safran

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

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On trouve à Luang Prabang une impressionnante concentration de wats (temples) dont certains sont parmis les plus vénérés du pays.

Si plusieurs religions cohabitent au Laos, la grande majorité des habitants est de confession bouddhique (dans certaines ethnies, ce bouddhisme est souvent mâtiné de rites animistes).

Le wat est, dans sa version la plus simple, composé d'un temple ainsi que des logements pour les moines. Il peut également y avoir plusieurs autres petites chapelles, stupas, salles d'enseignement, bibliothéque, abri pour la pirogue de course ou pour le tambour, jardin, potager, etc...

Les temples sont rarement très anciens : ils ont pour la plupart été rénové ou reconstruits à l'identique après le sac de la ville en 1887. On trouve néanmoins quelques bâtiments épargnés.

Généralement entouré d'un petit muret, le wat reste pourtant toujours grand ouvert, et c'est un réel plaisir d'y déambuler en croisant les moines qui vaquent à leurs occupations.

Les moines, justement. C'est assez difficile de s'y retrouver, car presque tout les Laotiens, un jour ou l'autre, vêtiront la robe safran. Ils seront moines pour une semaine, un mois ou quelques années ; d'autres pour la vie. Durant cette période, ils se plieront à la vie monacale faite de prière, d'étude, de tâches "ménagères" et d'entretient du wat. Lever 4h, coucher 18h. Les relations sexuelles et le tabac seront proscrits, et les moines, en plus d'un petit-déjeuner frugal, se contenteront (avant midi) du seul repas de la journée.

Beaucoup de moines sont très jeunes car c'est souvent les parents qui leur choisissent cet "apprentissage". En plus du prestige, cela reste pour les familles les plus défavorisée un moyen très économique d'offrir une éducation à ses enfants.

En arrivant au pouvoir dans les années 70, les communistes on bien dû s'accommoder de la religion, et c'est toujours, encore aujourd'hui, le parti qui "régule" toutes les activités religieuses...

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Pirogues de course

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L'abri du tambour

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Petite chapelle dans le wat Xieng Thong. Les parois sont décorées par des mozaïques en éclats de miroirs colorés.

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Restauration de la toiture au wat Xieng Thong

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

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Vue de la Nam Khan depuis le wat qui se trouve au sommet du Mont Phusi

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Repas (dans le temple même!) à la mémoire d'un disparu, représenté ici par sa statue plus vraie que nature...

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Vous ne trouverez pas un guide ou un blog qui ne parle du "tak bat", la fameuse procession de l'aube ou les moines vont, pieds nus, quêter de la nourriture auprès de la population.

On y lit d'ailleurs parfois quelques inepties, comme par exemple que les moines font le voeu de ne se nourrir que de ces dons du matin : plusieurs années au riz gluant et à la barre chocolatée, c'est moyen comme régime !

On critique aussi souvent les touristes qui manquent parfois d'un peu de discrétion... et c'est vrai. Certain ont même l'air carrément stupide, assis sur des chaises devant leur hôtel de luxe, a distribuer le riz remis par la réception !

Je pense quant à moi que toute cette démonstration a surtout une valeur symbolique, pour que ni le moine, ni le "donateur" n'oublie qu'en définitive le wat ne vit que grâce aux dons (sans cesse renouvelés) des fidèles.

Je pense également que cette manifestation très photogénique est accessoirement "touristiquement" profitable. Je dis ça, je dis rien...

J'ai par contre été touché en découvrant des enfants en haillons, placés à la suite des généreux donateurs et attendant que les moines leur rétrocèdent une partie du produit de l'aumône.

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

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Par curiosité, découvrez ce post que j'ai fait en 2009 : Moines en Birmanie

16.03.2012

Marchés de Luang Prabang

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Les marchés, de rue ou flottants, font partie du charme de l'Asie. Si ils se tiennent plutôt le matin, certains restent ouvert souvent tard dans l'après-midi. C'est l'occasion rêvée de flâner et faire l'inventaire de ce que l'on connaît ou pas, car c'est sans doute en Asie du sud-est que l'on découvre le plus grand nombre de produits "étranges", à commencer par les insectes (dont les Cambodgiens semblent plus friand encore que les Laotiens)...

On se régale d'avance devant les fleurs de bananier, les pousses du bambou, les pâtes de poissons ou de crevettes en saumure, les papayes vertes (délicieuses en salade), le porc fermenté et les saucisses sucrées et tout ce qui peut sècher au soleil, de la couenne de buffle aux algues du Mékong. Les fruits sont également très présent : ananas, banane, mangue, ramboutan, tamarin, noix de coco et autre fruit du dragon...

Citons encore (et ce n'est qu'un apperçu) les herbes aromatiques d'une incroyables diversité, les coquillages et les crevettes (de rivière) et le produit de base indispensable : le riz gluant...

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Grenouilles en brochette

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Nouilles fraîches

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Pousses de bambou

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Ces petits oiseaux ne sont pas à manger ! Ce sont des offrandes que l'on achète pour ensuite ... les relâcher !

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Galettes de riz qui sêchent au soleil

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Les marchés vont souvent de paire avec les restaurants de rue.

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A Luang Prabang, c'est d'ailleur une rue entière qui est réservée (presque exclusivement) aux touristes. Les buffets se suivent et se ressemblent un peu mais les prix sont imbattables : 1 euro l'assiette pleine à ras-bord. Les plus affamés ajouteront 1 ou 2 euros pour de la viande ou du poisson grillé, et bien souvent 1 autre euro pour une grande bouteille de Laobeer, la bière nationale...

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Ces petites brochettes ludiques sont très appréciées des enfants

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Délicieux petit gateaux à la noix de coco

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Le soir, de 17h00 à 22h00, la rue principale de la vieille ville est fermée à la circulation sur 500 mètres pour laisser place au "marché de nuit". Si on retrouve là tout ce qui est sensé charmer le touriste, c'est surtout pour beaucoup une bonne occasion de prendre un peu l'air après un plantureux repas, et avant de s'en retourner dans sa guest-house...

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

14.03.2012

Architecture à Luang Prabang

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Si Luang Prabang doit son charme à son enclavement entre les berges du Mékong et de la Nam Khan, à une végétation riche et luxuriante et à la respiration physique et spirituelle qu'offrent les nombreux temples (où vivent par ailleurs des centaines de moines), ce sont ses habitations qui attirent avant tout le regard.

Construites en grande partie dans la première partie du 20ème siècle, quand la ville était sous protectorat français, elle ont héritées du qualificatif de "colonial". Au fil des années, beaucoup de ces maisons, le plus souvent en bois à l'origine, ont été transformées en "dur", mais tout en leurs conservant bon nombre des attributs traditionnels.

Ce que l'on remarque vite aussi (car cela vaut pour l'ensemble de la ville et pas seulement pour la partie dite "historique"), c'est que les habitations atteignent rarement ici trois étages : une ville de plus de 70 000 habitants sans immeubles, c'est pas très courant !

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L'ancien pont, dit "de bois" est réservé exclusivement aux vélos et aux motos

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Si les maisons qui borbent la grande artère principale ont conservé une activité economique comme à l'origine (et même si les restaurants, les agences de tourisme ou les échoppes de souvenirs ont remplacé celles qui y commercaient les matières premières transitant via le Mékong !), il n'en va pas de même pour les habitations qui, depuis l'ouverture au tourisme à la fin des années 90, ont presques toutes été transformées en guest-house, reléguant (au mieux) les familles dans un coin de la maison ou les expédiant plus généralement à l'autre bout de la ville...

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Les grandes manifestations, que ce soit les mariages (comme c'est le cas ici) ou les veillées funèbres, se déroulent généralement dans la rue qui sera bloquée pour l'occasion.

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(Luang Prabang, Laos, février 2012)

12.03.2012

Le Mékong et la Nam Khan

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Les grandes villes du Laos (sauf celles très au nord) se trouvent le long du Mékong : le fleuve est indissociable de l'histoire de la région. Preuve d'ailleurs en est qu'il sert de frontière avec la Thailande et la Birmanie sur des centaines de kilomètres...

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Quatrième fleuve d'Asie par le débit, il est à l'Asie du Sud-Est ce que le Yangtsé Kiang est à la Chine, Le Gange à l'Inde, et l'Ienesseï à la Russie.

Luang Prabang est donc arrosé par le Mékong mais aussi par l'un de ses affluents, la Nam Khan. A la saison sèche, leurs berges riches en limon offrent un sol idéal à diverses cultures maraîchères.

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Les bateaux "de croisière" de ce type sont assez rares sur le fleuve : A cause des rapides et des nombreux rochers qui affleurent, on rencontre les longues et étroites barques traditionnelles à fond plat.

Pour les mêmes raisons, aucuner embarcation ne circule durant la nuit...

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Les tuk-tuk sont dans l'attente du nouvel "arrivage" de touristes qui, après avoir passé la frontière thailandaise l'avant veille et navigué deux jours entiers sur le Mékong, vont accosté à luang Prabang avant la tombée de la nuit....

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C'est en terrasse, quand vient le soir, qu'on profite enfin d'un peu de fraîcheur.

Si l'on tient à faire la fête, il faut faire vite : presque tous les bars ferment à 23 heures ! Et à minuit, c'est pratiquement le couvre feu...

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(Luang Prabang, février 2012)