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02/07/2011

Karakalpakie, forts et plov

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Une des citadelles d'Ayaz Kala...

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...et un village "touristique" de yourtes, près des ruines !

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(Karakalpakie, ouzbékistan, juin 2011)

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Deux autres citadelles...

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Depuis Khiva, nous remontons à présent vers le Nord, à la limite des terre fertiles irriguées par l'Amou Daria, ce grand fleuve d'Asie qui coule sur 2500km, depuis les montagnes du Pamir (au Tadjikistan -sud-est-), jusqu'à la Mer d'Aral (au nord-est).

Au-délà s'étend le désert du Kyzyl Kum...

C'est sur cette frontière "géologique" et stratégique qu'ont été construites au 4ème siécle avant JC des forteresses, afin de protéger la riche région du Khorezm.

Afin d'accèder à celles d'Ayaz Kala, nous avons dû passer en Karakalpakie (ou République autonome du Karakalpakistan), une région qui représente plus d'un tiers du territoire ouzbek !

Ces citadelles, toutes de pisé, sont par manque de moyens, dans un assez triste état... 

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C'est non loin de ces forteresses que nous passerons, dans un grand village, notre première nuit "chez l'habitant", ...c'est à dire à même le sol !

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C'est également dans ce village que notre guide Mohamed nous fera la démonstration de ses talents de cuisinier en nous préparant un "plov" , le plat traditionnel national !

(Le mot "plov" est d'origine russe ; c'est plutôt "osh" en ouzbek ; Notez la jolie vaisselle bleue et blanche qui est elle aussi "nationale" : Nous la retrouverons en effet à chaque repas tout au long du voyage !)

 

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Recette do plov hyper simplifiée : Faire revenir la viande (généralement du mouton) dans de l'huile (généralement de coton), puis les oignons. Ajoutez les carottes...

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... puis beaucoup de cumin, des têtes d'ail et enfin le riz préalablement lavé.

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Assaisonnez, mouillez juste ce qu'il faut et faites des "cheminées" pour faciliter la cuisson. Couvrez et laissez au riz le temps de cuire. (mouiller de nouveau si nécessaire !).

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Cuisinière au gaz (à même le tuyau) ...traditionnelle elle aussi !

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Voilà, c'est prêt !!! (simple et délicieux !)

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(Karakalpakie, Ouzbékistan, juin 2011)

30/06/2011

Khiva (suite...et fin)

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Le Kalta Minor (1852), symbole de Khiva.

A regarder cette merveille vernissée dont la construction cessa le jour de la mort de son instiguateur, le khan Mohammed Amin, on regrette bien évidemment qu'il n'ait pas atteint les 70 mètres prévus à l'origine...

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Les quatre portes (dans l'ordre : nord, ouest, est et sud) de l'Ichan Kala, la forteresse de Khiva.

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Le gardien d'une mosquée, pas très loin de la porte Est.

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(Khiva, Ouzbékistan, juin 2011)

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La madrasa Muhamad Rakhim Khan date de 1871

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Un très bel ensemble : La madrasa et le minaret Islam Khodja.

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Le plus haut minaret de Khiva, celui d'Islam Khodja compte 120 marches, et vous mène à 45m au-dessus de la ville.

Les minarets avaient plusieurs utilités, à commencer bien sûr par celui de l'appel à la prière. Ils servaient également de "phare" pour les voyageurs égarés, ...et parfois même de "plongeoir" pour des exécutions plutôt radicales !

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Les artisans de Khiva sont parmis les plus réputés d'Ouzbékistan, surtout pour le travail du bois. Mais c'est aussi ici que l'on découvrira la plus grande variété de chapka...

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La grande salle de la mosquée "du Vendredi" (Juma Masjid) mesure 45m sur 55m (nous n'en voyons qu'une partie sur la photo). Elle est décorée de 213 colonnes, toutes d'origines différentes, qui reposent sur des socles en marbre qui les protègent de l'humidité.

Ces colonnes,  parfois rapportées de contrées lointaines par des pélerins ou des marchands, étaient offertes pour remplacer les plus anciennes : On retrouve sur certaines d'entre elles, qui datent parfois du Xème siècle, des représentations zoroastrienne ou bouddhique !

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Séchage de brique crues

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La grande cour intérieure du harem dans le "Palais de pierre" (XIXème) est bordée de cinq iwans (un pour le khan, et les autres pour chacune de ses épouses "officielles". Ils sont tous décorés de différents motifs de majolique bleue et blanche.

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Quelques tombes en briques crues montent à l'assaut du coin sud-ouest de la muraille en pisé.

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Au premier plan, une partie de la résidence royale de Khiva (Kounia Ark). Derrière, on retrouve le Kalta Minor, puis le minaret d'Islam Khodja, et enfin à l'extrème gauche, celui qui surplomble la mosquée du "Vendredi".

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L'iwan :

C'est un élément indispensable de l'architecture d'Asie centrale. On le retrouve dans chaque bâtiment, qu'il soit civil ou religieux et dans bon nombre de demeures privés. Il sert parfois aussi de mosquée d'été, dans lequel cas on lui adjoint un mirhab qui indique la direction de la Mecque. 

L'iwan consiste en un immense porche richement décoré soutenu par une ou plusieurs colonnes et ouvert d'un côté sur une cour ou un jardin...

Les colonnes en bois sont séparées des socles en marbre par un toupet en laine de chameau, afin d'offrir moins de résistance lors des tremblements de terre !

Le terme d'iwan sert également à désigner les immenses portes ou portails que l'on trouve à l'entrée de tout les monuments...

(NB : On aperçoit sur cette photo les estrades dévolus aux yourtes de "réception", généralement installées au centre des cours pendant l'hiver ).

 

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(Khiva, Ouzbékistan, juin 2011)

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Le mausolée Pakhlavan Makhmud (vers 1810)

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Coupole et (quelques) tombeaux du mausolée

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Muhammad Ibn Moussa Al Khawarizmi (750-850) est "LE" natif de Khiva.

Ce scientifique exceptionnel (mathématicien, géographe, astronome, ...) sera le premier à écrire un livre contenant le mot algèbre. Il est d'ailleurs consideré comme le co-inventeur de cette discipline...

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(Khiva, Ouzbékistan, juin 2011)

28/06/2011

Le pain ouzbek

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Notre hôtesse, en montagne, fabrique chaque matin le pain de la journée...

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...Une habitante de Khiva le fabrique sur le pas de sa porte, pour sa famille mais aussi pour quelques autres du quartier.

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Le pain ouzbèk est parait-il l'un des meilleurs d'Asie centrale. Je n'aurais surement pas l'occasion de goûter tout les autres afin de comparer, mais je me serais quand à moi régalé pendant 15 jours !

Bien qu'il existe des petites boulangeries artisanales, le pain est encore bien souvent fabriqué chez l'habitant. On appelle cette délicieuse galette lipioshka, naan ou non.

La préparation du pain est globalement la même à travers tout le pays, mais avec ici et là quelques variantes, comme par exemple l'ajout d'un peu huile, de graines de sésame ou de pavot sur la surface. L'épaisseur du pain est elle aussi variable.

La boule de pâte ayant reposé quelques heures, on l'étale du bout des doigts avant de la "marquer" à l'aide d'un petit tampon en bois clouté : C'est en quelque sorte la "signature" de l'artisan.

Le pain est ensuite "collé" sur la paroi intérieure du four en argile où il va cuire entre 10 et 20 minutes selon l'épaisseur.

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(Ouzbékistan, juin 2011)

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Au marché couvert...

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Un petit Samarkandais, fier de son pain dont on dit qu'il est le meilleur du pays !

27/06/2011

Juste une mise au point...

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(Dôme principal, en partie restauré, de la mosquée Bibi Khanum à Samarkand ; et l'intérieur de ce même dôme, en attente de restauration...)

A regarder de près (ou de loin) les bâtiments que vous allez découvrir au fil de ces posts, se pose évidemment la question de leur "authenticité". Je ne vous cacherais pas qu'une grande partie d'entre eux a été restaurée, parfois très lourdement (et récemment, comme khiva à la fin des années 90 ; -récit d'un voyageur en 1997-).

Des spécialistes, très sévères, dénoncent d'ailleurs ces restaurations parfois trop sauvages (comme ici).

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La madrassa Abdulha Khan, qui date de 1588, se situe un peu à l'extérieur du centre ville historique de Boukhara. Pour notre plus grand bonheur, elle n'a toujours pas été livrée aux restaurateurs...

 

Quoiqu'il en soit, admettons :

- que seuls de très rares monuments ont survécu au passage des Mongols au 13ème siècle.

- que les madrassas (écoles), mosquées, caravansérails et autres palais que nous découvrons aujourd'hui ont été construits entre le 14ème siècle et le début du 19ème siècle.

- que, comme ces ensembles architecturaux ont peu ou prou les mêmes plans, il est assez difficile pour le profane d'en estimer l'époque de construction.

- que la brique et la céramique ne sont pas les matériaux les plus résistants face aux âpres conditions climatiques de ces contrées.

- que la région à eu, en un demi millénaire, son lot de tremblements de terre (la capitaleTashkent fut totalement rasée en 1966 !)

- que nombre de ces monuments (surtout les plus imposants) étaient dans un état de ruine avancée au début du 20ème siècle

- que les restaurations, commencées sous les soviètiques, se poursuivent encore de nos jours.

- que seul un spécialiste peut aujourd'hui déterminer avec certitude les (rares) parties authentiques d'un monument, sachant que ce dernier a souvent été modifié au cours des siècles. (D'ailleurs, certains bâtiments pas très bien restaurés il y a seulement quelques dizaines d'années parraissent déjà décatis (!)

- qu'évidemment (et j'allais dire de fait) les guides brodent pas mal devant l'ampleur de toutes ces modifications, et peinent un peu à dater ce qu'ils nous montrent. Il leur faudrait parfois revenir aux fondamentaux !

- que ce qui nous est donné de voir à présent, même si l'on peut parfois reprocher ces restaurations un brin clinquante et tape-à-l'oeil, nous renseigne utilement à la fois sur l'usage des bâtiments et sur la disposition de ses derniers dans les villes (il nous offre donc une juste idée de la vie dans la cité). Enfin, et surtout, on peut admirer les innovations, les prouesses techniques et décoratives qui poussaient chaque cacique à toujours construire plus haut et plus beau que son prédecesseur !

J'ai visité tellement de ruines "informe" à travers le monde que j'ai réellement pris plaisir à découvrir ces monuments réhabilités et plein d'allure...

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(Ruine à restaurer... ou restauration déjà en ruine ???)