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08/07/2009

Descente dans le canyon de Colca

Après notre arrêt au Cruz del Condor , nous arrivons pour déjeuner au petit village de Cabanaconde (3200m).

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(Cabanaconde, 05 juin 2009)
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(Cabanaconde, 05 juin 2009)
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(Cabanaconde, 05 juin 2009)
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(Cabanaconde, 05 juin 2009)
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L'après midi est consacré à la descente jusqu'au fond du canyon...

Le paysage est magnifique et le temps au beau fixe. Cette partie du trek n'est pas vraiment difficile et la seule inquiétude vient du fait de savoir qu'il faudra regrimper dès le lendemain chacun de ces mètres descendus !

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(05 juin 2009)
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(05 juin 2009)
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Nous apercevons sur le versant d'en face un chapelet de petits hameaux, où se trouve notre gîte pour la nuit. Il nous reste à passer le pont suspendu et remonter à travers les jardins verdoyants.

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Une cochenille (insecte parasite) propre à cette région recouvre les Cactus ; Elles sont ramassées avec soin et fournissent le carmin, un colorant naturel...
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(05 juin 2009)

07/07/2009

Et "el condor pasa"...

La journée s'annonce rude, à commencer par un réveil à 3h30 ! : Nous avons choisi "le" trek 3jours/2nuits qui va nous emmener d'Arequipa au Canyon de Colca, le second plus profond du Monde, avec 3400 de profondeur ! (le premier n'est autre que le canyon de Cotahuasi, voisin de quelques kilomètres et profond de 3535m !). 

Un petit arrêt s'impose vers 5h30 en haut des plateaux, à plus de 4000m, sur la route pour Chivay (prononcer chivaille) ; Le soleil darde ses premiers rayons sur les montagnes alentours. Le spectacle est magnifique, mais également glacial (il y a du givre aux fenêtres du bus !) ; Peu de touristes sortent pour en profiter : ils finissent leur nuit...

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En milieu de matinée, après avoir longé le canyon sur des kilomètres, nous arrivons enfin à la Croix du Condor (Cruz del Condor dans le texte), à 3800m. Ca risque d'être un peu surpeuplé, mais nous le savons déjà !

Les condors et les touristes sont donc là, au rendez-vous. Ils sont là comme les surfeurs sur la Grande Plage à Biarritz ou les naturistes au Cap d'Agde ! C'est un spot incontournable, et c'est comme ça depuis des années. Les petites vendeuses sont là aussi...

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(Cruz del Condor, 05 juin 2009)

Passé ce petit malaise "disneylandien", le paysage grandiose nous ramène vite à une réalité plus contemplative, et, tout comme nos voisins, nous cherchons à apercevoir les mytiques volatiles : Nous ne serons pas déçus...

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Les condors ne sont pas ici sponsorisés par une quelconque marque de soda, ou discrètement nourris quelques centaines de mètres plus bas ! : Ils ont choisi cette vallée pour ses aires inacessibles à l'homme (et où ils peuvent tranquillement nicher leur progéniture), mais surtout pour ses courants ascensionnels remarquables.

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(Cruz del Condor, 05 juin 2009)
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(Cruz del Condor, 05 juin 2009)
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Ce sera pendant près d'une heure un ballet incessant, ponctué des OH ! de la foule chaque fois qu'un de ces charognards s'approche de l'à-pic. Les appareils photo chauffent allègrement, même s'il est difficile d'obtenir un très joli cliché : Le souvenir est, lui, dans la boîte...

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(Cruz del Condor, 05 juin 2009)
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(Cruz del Condor, 05 juin 2009)
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Le condor arrive second pour son envergure après l'albatros : 3,50m maximum ; Et il peut vivre jusqu'à 90 ans ! Il est vite devenu un des symboles des Andes et bien sûr du Pérou.

Je ne pouvais finir ce post sans un petit clin d'oeil à ce tube planétaire, qui bien que repris en 1970 par Simon et Garfunkel (qui avaient évidement changé les paroles !) est péruvien à 100% et date de 1913.

Depuis 2004, il est même devenu "Patrimoine culturel de la Nation". 

06/07/2009

Le Monatère de Santa Catalina à Arequipa

Un des premiers "chocs" depuis notre arrivée !

Un choc sompteux de calme et de serénité, d'espace et de couleur...

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Fondé en 1579 par une riche veuve, ce monastère (qui a tout d'une petite ville, avec ses rues, ses places, ses fontaines, ses cloîtres et ses cellules cossues) garda tout ses secrets pendant près de 400 ans, jusqu'à son ouverture au public dans les années 70.

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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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Si il ne reste plus qu'une trentaine de religieuses, aujourd'hui relèguées dans un petit coin du monastère, c'est plus de 500 personnes qui vivaient là à la grande époque. Pas seulement des religieuses : Les héritières de grandes familles qui se retiraient là (contre un généreux don à la communauté) avaient en effet le droit de s'entourer de 3 ou 4 servantes (voir esclaves...). Cela leur permettait de vivre grand train et de s'inviter les unes chez les autres. Chaque "cellule" était en effet dotée de plusieurs pièces et d'une immense cuisine...

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Cloître des Orangers
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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Ce fonctionnement un peu décalé prit fin en 1870, où le monastère retrouva, un siècle durant, des règles un peu plus conformes à des voeux "monastiques"... :)

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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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A droite, cuisine de l'une des "cellules"
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Plan du monastère...
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(Monastère Santa Catalina, Arequipa, 04 juin 2009)
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Dans les parties communes du monastère, immenses elles aussi (parloirs, dortoirs des servantes,  

05/07/2009

Arequipa

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Le volcan éteint Misti domine la ville du haut de ses 5825m

Nous arrivons à Arequipa, seconde ville du Pérou (avec 900 000 habitants), le 4 au matin, après une courte nuit passée dans le bus depuis Nazca : Nous n'y resterons pas longtemps, car c'est avant tout notre point de départ pour le trek dans le canyon de Colca.

Nous sommes néanmoins vite charmés par cette cité qui offre autour de sa superbe Plaza de Armas de nombreuses rues bordées d'anciennes demeures coloniales, souvent construites en pierres de lave blanche.

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La cathédrale qui avait perdu une de ses tours lors d'un seisme en 2001, est de nouveau magnifique !
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(Aréquipa, 04 juin 2009)
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La ville, construite en 1540 à l'arrivée des espagnols sur un ancien site quechua, a su profiter d'être sur le chemin des mines d'argent de Potosi (en Bolivie) pour prospérer.

Au XVIIIème, les mines déclinant, des colons français et britanniques sont arrivés pour y établir des manufactures de laine d'alpaga. 

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La Plaza de Armas et ses belles arcades
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(Aréquipa, 04 juin 2009)

Cosmopolite depuis toujours, baignée de soleil tout au long de l'année (300 jours par an !), riche de nombreux couvents et églises, très propre, Arequipa est une ville ou il fait bon flâner... 

04/07/2009

Saint-Malo

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(Plage de Rochebonne, Saint-Malo, ce matin, 04 juillet 2009, depuis l'hôtel)

02/07/2009

Le mystère des "lignes" de Nazca

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Sur le plateau désertique de Nazca (30mn de pluie par an, soit environ 1/2 heure de précipitation à l'année) grand de près de 500 km², s'est dissimulé pendant plusieurs siècles l'un des plus incroyable mystère de l'Amérique pré-colombienne et tout simplement l'une des grandes enigmes sur Terre.

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(Nazca, 3 juin 2009)
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(Nazca, 3 juin 2009)
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Revélé au Monde au début du XXème par des avions survolant cette zone, ces lignes d'environ 30cm de profondeur creusées dans la surface grise d'oxyde de fer (laissant ainsi découvrir un sol gypseux plus clair) n'ont cessées depuis d'enflammer les imaginations.

Il y a bien sûr les fameux dessins (qui représentent bien souvent des animaux), mais surtout des centaines d'autres lignes, de formes ou de surfaces parfaitement délimitées, dont certaines s'étalent sur plusieurs dizaines de kilomètres de long (on a relevé plus de 350 figures distinctes à ce jour).

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Lignes et formes... perdues dans de millénaires méandres à sec !
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Toutes ces lignes qui se croisent et se superposent, franchissant parfois des ravins ou montant à l'assaut des escarpements (voir de montagnes tout simplement arrasées) sans pour autant perdrent de leur rectitude initiale, ne permettent pas toujours, lors des premières minutes d'un survol en avion, de pouvoir en détacher aisément des figures pourtant familières.

On sait peu de chose de l'histoire de ce lieu, occupé par les Paracas avant les Nazcas, et dont l'on soupçonne certains dessins (plus "primitifs") d'avoir été rélisés par les premiers occupants. On date généralement le site de -800 à + 300 ap.JC.

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Le "cosmonaute" (à flanc de colline) et le "perroquet", surement de facture Paracas...
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Si la datation reste floue, c'est encore pire quant aux hypothéses. Chacun y est allé de sa solution et tout a été imaginé : Du chemin spirituel aux pistes d'attérissage pour extra-terrestre, en passant par l'indication de puits profonds ou d'aide au tissage pour les tissus mortuaires...

La réalisation de ces géoglyphes ont plus certainement rapport avec quelque calendrier astronomique ou carte du ciel (version défendue par Maria Reiche, mathématicienne et astrologue allemande, qui passa plus d'un demi-siècle a protéger et déchiffrer les glyphes à Nazca) sans que pour autant aucune solution définitive n'ai pu être établie...

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La baleine
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Le singe (100m de côté)
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Le chien
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Le condor
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L'arraignée (50m de haut)
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L'alcatraz, ou pélican, le plus long dessin d'animal (plus de 130m), avec son cou en zigzag et le bec qui part vers la gauche...
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L'arbre et les mains, près du mirador au bord de la panaméricaine

Le mystère tient en fait surtout au pourquoi (mais aussi au comment) de la réalisation parfaite de ces immenses figures qui dépassent souvent la centaine de mètre mais qui ne peuvent pourtant être vu d'aucun point élévé de la région ! (Certains ont d'ailleurs avancé que les Nazcas avait inventé le ballon à air chaud et un américain vivant au pérou procéda même en 1975 à un vol-semi réussi- avec un appareil construit avec des matériaux de l'époque !!!).   

Ce sont les 18 dessins d'animaux (qui ressortent évidement mieux au lever ou au coucher du soleil, quand porte l'ombre des remblais) qui restent les plus émouvants.

L'avion les survole chacun en virant d'un côté puis de l'autre, offrant ainsi à chaque passager l'occasion de les voir au mieux.

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Le Colibri, l'un des plus beau dessin, plus protégé en haut de sa colline ! Le bec mesure à lui seul plus de 40m de long...
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Après un traitement de la sorte, certains de ces derniers ont comment dirais-je.... un peu mal au ventre, ce qui n'a pas été mon cas ;)

Je finirais en ajoutant que ces deux civilisations (Paracas et Nazca) nous ont également laissé de splendides tissus et d'innombrables poteries d'une facure parfaitement maîtrisée... 

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La Panaméricaine traverse de part en part le site de Nazca
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Ville de Nazca
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(Nazca, 3 juin 2009)

01/07/2009

Nasca (ou Nazca)

En débarquant ce 02 juin (à 6h du matin) à l'aéroport de Lima, on ne peut pas vraiment dire que nous étions fin prêt pour ce voyage. Mis à part une vague feuille de route rédigée quelques jours plus tôt, aucune réservation d'aucune sorte. C'était parti pour l'aventure...

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Notre première destination : Nazca et ces fameuses "lignes", l'un des plus grand mystère de cette Amérique du Sud ou tant de choses restent encore à découvrir...

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(Nasca, 2 et 3 juin 2009)
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(Nasca, 2 et 3 juin 2009)
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Un saut en ville (Lima est bruineuse à souhait ce matin là !) pour trouver un bus et des places dans un coucou pour le lendemain matin, et nous voilci parti pour 400km de route. Ils nous mêneront, à travers la bande cotière jusqu'à ce désert aride où se niche Nasca, petite ville improbable et sans style qui semble n'avoir aucun passé.

Elle porte néanmoins le nom de cette incroyable civilisation qui nous a laissé, outre ses "lignes", des poteries et des tissages magnifique.

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(Nasca, 2 et 3 juin 2009)
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Un petit tour en ville pour nous familiariser avec ce qui sera, pour un mois, notre pays d'accueil...