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21/07/2009

Tiahuanaco (ou Tiwanaku)

(En avant propos, je m'excuse devant le déferlement de vieilles pierres qui va suivre (j'en connais des allergiques !), mais ces ruines majeures méritaient , à mon humble avis, ce traitement particulier...).

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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)
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Même si cela peut sembler surprenant, c'est uniquement pour visiter Tiahuanaco que j'avais mis (un peu de) la Bolivie au programme de notre séjour : Je ne pouvais me résigner à découvrir le Titicaca sans pouvoir me rendre sur ce site prè-inca situé à seulement une quarantaine de kilomètres après la frontière péruvienne, et à 15 km des rives du lac.

Tiahuanaco, c'est à la fois le nom d'une civilisation qui s'éteignit vers 1000/1200 après JC, mais aussi celui de cette cité (en partie disparue), sa plus prestigieuse réalisation.

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Maquette du site que l'on peut visiter, avec en premier plan la pyramide (l'Akapana)
qui prend la forme d'une demie croix inca.
Au second plan, le Kalasasaya (une grande esplanade de 130m de côté)
avec à sa droite le temple "semi-souterrain".
Cette partie, ou se concentre les centres religieux et cérémoniels, a une surface d'environ
 16 hectares, ce qui est peu comparé au 400 hectares de superficie
que comptait l'ancienne cité à son âge d'or !
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Le "grand" Kalasasaya et le "petit" Temple semi-souterrain à droite (photo prise depuis le sommet de l'Akapana)
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Un des murs extérieurs du Kalasasaya
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Au moment de la découverte du site, seuls les grands piliers vertcaux étaient en place (les pierre plus petites avaient en effet servi pour d'autres constructions, parfois même jusqu'à la Paz !)
Les pierres ainsi dressées faisaient penser à des sortes de menhirs...
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Comme pour d'autres post, j'ai fait quelques recherches sur le Net et j'ai été de nouveau effaré par toutes les approximations que j'ai pu y lire, et qui frisent parfois le délire ! Les infos sont trop souvent relayées par des copier/coller et magnifiées à l'occasion...

Ceci pour deux raisons principales : La première, c'est qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur toutes les anciennes civilisations sud-américaines (Nazca, Paracas, Moche ou Mochicas, Chimu, Wari, Tihuanaco,... et tant d'autres). Elles ont existé pour certaines simultanément, et parfois, au cours de leur histoire, l'une à pris le dessus sur l'autre.

La civilisation Inca est comme la cerise sur le gateau ; Elle a supplanté en moins de 300 ans toutes celles qui l'entouraient, en récupérant au passage les savoirs de chacune, que ce soit dans les domaines de l'agriculture, de la construction, de l'astronomie et des mathématiques, etc... 

Il y a moins de 30 ans, d'aucun aurait gloussé quant à l'existence de pyramides (à degrés) au Pérou ou en Bolivie. On en trouve maintenant par dizaines : De Lima, à Chavin, en passant par Trujillo ou Lambayeque, et bien entendu Tiahuanaco ! On sait moins de choses aujourd'hui sur toutes ces civilisations que l'on en connaissait sur l’Égypte à la fin du XIXe ! Cela est du à la fois à des découvertes tardives, à l'instabilité dans la région au cours du XXe siècle, au peu d'intérêt porté par la communauté internationale et enfin par un manque flagrant de liquidités que ces pays destinent à des priorités plus urgentes...

Mais les choses changent et de nombreux chantiers voient le jour un peu partout, y compris dans les sites déjà connus, comme ici même par exemple...

La seconde raison pour laquelle les infos les plus farfelues circulent à propos de Tiahuanaco découlent directement de la première : A défaut d'informations avérées, il est tentant d'extrapoler et de laisser l'imagination faire le reste : On y retrouve pêle-mêle des histoires d'hommes blancs ressemblant à des apôtres du Christ, des péruviens colonisant la Polynésie, la dernière tribu d'Israël, des représentations d'animaux disparus il y des milliers d'années, des extraterrestres, des rescapés de l'Atlantide et j'en passe...

Quelques pages du Net pour vous donner une idée : (version soft) ; (version plus délurée) ; (version joyeusement trash !)

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Le Monolithe de Ponce, du nom de son découvreur, trône au mileu du Kalasasaya. Il pése 12 tonnes et fut mis à jour en 1957. 
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Le corps est entièrement gravé (détail du dos).
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Dans le coin Nord-Est se trouve la Porte du Soleil, taillée dans un seul bloc de 3m sur 5m. Elle est surtout réputée pour sa frise dont on ignore toujours la signification symbolique. Les archéologues sont pourtant généralement d'accord en ce qui concerne le personnage central : Il s'agirait de Tunupa (Tonapa), divinité cosmique de la foudre, et peut-être l'ancêtre de Viracocha, le "Dieu créateur" des Incas.
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On pense aussi que la porte, placée face au soleil levant, était utilisée à des fins astronomiques. 
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Les "serviteurs" ailés (détail de la frise)...
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La porte, côté ouest

On partira donc du postulat qu'on ne sait décidément pas grand chose, à commencer par la datation de la cité. La majorité des archéologues la situe entre 100 et 1100 de notre ère, avec un âge d'or aux alentours de 600/800. Les plus téméraires avancent des dates de 17000 avant JC. Idem pour la population qui varie de 20000 à 100000 habitants selon les uns ou les autres.

L'autre problème rencontré ici comme sur beaucoup de site à travers le Monde (Mari, Louxor, Pétra,...), tient à ce que seules les constructions cérémonielles étaient construites en pierre, le reste de la cité se contentant au mieux de briques crues, et plus souvent de torchis et de bois... 

Enfin, aucune de ces civilisations n'avaient développé de formes d'écriture, même si les incas n'en étaient plus très loin...

 

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Au coin Sud-Est du Kalasasaya, se trouve le Monolithe "El Fraile" (le moine) qui pourrait représenter le dieu du soleil Tiki.
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Comme pour les trois monuments du Kalasasaya, des ouvriers s'activaient ce jour là pour leur offrir de nouvelles protections disgracieuses (mais surement nécessaires) !
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De très nombreuses ruines sur le site...
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... dont beaucoup sont en cours de restauration.
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Des croix incas...
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Archéologues au travail...

On ne peut dissocier Tiahuanaco du peuple Aymara, dont c'était la capitale, ni de la langue aymara qui fut très certainement celle des incas (le quechua étant un sous groupe). L'aymara est encore parlé par environ 2 millions de personnes, essentiellement en Bolivie...

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Le temple semi-souterrain, avec en second plan le Kalasasaya et le Monolithe de Ponce
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Enfoui à quelques 2 mètres en dessous du sol, le temple a environ 28m de côté.
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172 têtes anthropomorphes sont alignées le long des murs. On retrouve presque les mêmes dans une autre civilisation dont le site principal, Chavin de Huantar, se trouve à plus de 1200km à vol d'oiseau ! (Voir ICI)
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Il ne subsistait presque rien de la pyramide originale de prés de 200m de long et 17m de haut. Les archéologues tentent d'en reconstituer les 7 degrés.
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Le Monolithe de Bennet, également du nom de son découvreur est maintenant à l'abri, seul dans le grand musée plutôt vide qui jouxte le site. L'impressionnante statue de 7,30m pour 20 tonnes fut déterrée en 1932 au beau milieu du Temple semi-souterrain. On imagine qu'elle faisait face à l'origine à l'autre monolithe situé au centre du Kalasasaya...
On la déplaça en 1935 jusqu'à La Paz, près du stade National, avant un retour sur ses terres en 2002.
 
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le Puma Punku se situe à environ 1km des autres ruines. Il semble que ce soit également un centre cérémoniel, bien que certains professeurs avancent une autre hypothèse : il pourrait s'agir d'anciens quais !
Pour ce faire, il faudrait que le lac fût tout près, ce qui était le cas il y à ...  17000 ans !
Ces mêmes professeurs trouve là le moyen d'expliquer que les énormes pierre de plus de 100 tonnes du site auraient pu être acheminée au gré des crues du lac...
Tiens ça me rappelle le Nil et les pyramides !!! :)
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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)
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Je suis persuadé que les prochaines années nous promettent encore de belle découvertes à Tiahuanaco !!!
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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)

20/07/2009

Rurrenabaque

 
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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)

Rurrenabaque (ou Rurre pour les intimes !) est à la Bolivie ce que Puerto Maldonado est au Pérou : La porte presque incontournable pour ceux qui souhaitent se rendre dans la partie amazonienne de l'un de ces deux pays...

Si Puerto Maldonado est une petite ville (30000 habitants), Rurre (et ses 5000 habitants) n'est encore qu'un gros bourg, et c'est d'ailleurs ce qui fait tout son charme. Le temps semble ici s'être arrêté. Il y a bien sûr quelques hôtels ainsi que des agences pour proposer les différents circuits de la région, mais ils se fondent plutôt bien dans le paysage...

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Un village décidément bien animé !
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En fait Rurre est l'endroit parfait pour faire un break entre deux escapades. Le lieu est propice aux grasses matinées et aux après midi de farniente, affalé dans un hamac ... avec éventuellement une bière à la main.

Nous y resterons d'ailleurs un jour de plus que prévu, un peu forcé tout de même, car le départ de notre avion (le seul de la jounée évidemment !) était reporté au lendemain...

(Dans la série "il faut être prévoyant" , sachez qu'il n'y a qu'à Rurre où nous ne pourrons pas changer nos euros, et encore moins trouver un distributeur automatique !)

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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)
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Des rues "au carré" ou les véhicules sont rares...

Nous avons profité de ce temps libre imprévu pour faire un petit tour sur les hauteurs qui dominent le village, et découvrir d'un côté les montagnes et de l'autre l'immensité de la plaine baignée par le rio Beni, dont les eaux rejoindront l'Amazone à 2000 km de là... 

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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)
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Ajout de 2016 : Un compatriote de Buenos Aires a monté son agence spécialisée sur les excursions en Amazonie Gayatrek.com, il propose des trekkings au départ de Rurrenabaque, dans le Parc Madidi...
 
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A gauche : Ancienne pirogue, taillée d'une pièce dans un tronc de bois
A droite : La croix qui surplombe le village
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Soirée "cartes et Pisco" avec des compatriotes rencontrés lors de notre trip "pampa"
De gauche à droite :
Delphine et Anthony (les biscottes volantes)
Marion et Geoffroy (les pieds sur Terre)

18/07/2009

Sur le rio Yacuma, au coeur de l'Amazonie bolivienne

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J'ai longtemps hésité sur la façon de vous proposer un petit résumé de ces trois jours d'immersion au coeur de la pampa bolivienne, au nord du parc de Madidi ; En effet, il n'était pas aisé de "saucissonner" ce séjour tant j'en garde un souvenir "global" ; Je ne me voyais pas non plus vous affliger des fiches individuelles sur chaque espèce animale rencontrée ! ; Il n'y aura donc qu'un seul post, en espérant que la pléthore de photos qui va suivre ne sera pas redhibitoire...

amazonie 01.jpgComme il est impossible de se rendre seul dans ces contrées sauvages, nous sommes bien évidemment passés par une agence locale. Ce n'est pas difficile de se décider quant à laquelle choisir, car elles proposent toutes, peu ou prou, le même périple. La seule question qui se pose en fait, c'est de savoir si l'on va choisir le trip "pampa" ou le trip "selva". Le premier se déroule principalement sur le rio Yacuma, dans un environnement moyennement boisé qui permet de découvrir assez facilement les nombreux animaux. Le second est une plongée au coeur de la fôret amazonienne, au plus près de toutes ces petites bébêtes qui nous font généralement flippées, mais aussi largement axé sur la vie des populations indigènes ainsi que la découverte d'une multitude de plantes médicinales qu'utilisent ces derniers depuis la nuit des temps...

Comme il n'existe malheureusement pas un "mix" des deux, nous choisirons finalement, et comme une majorité de visiteurs, la Pampa...

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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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Pendant ces trois jours, nous allons voir des centaines d'animaux (en toute liberté, il va de soit), certains une seule fois et d'autres tout les 25 métres : Mis à part certains oiseaux, la palme de l'espèce omniprésente revient sans doute aux caïmans et aux alligators que je ne m'attendais pas à découvrir en si grand nombre ! (Les deux font partie de la même espèces, les alligatoridés, et malgré quelques différences , je n'arrive toujours pas à vraiment les différencier...) Au troisième jour, nous nous contenterons de les montrer du doigt sans songer un instant à se jeter sur l'appareil photo ! ... Quand le caïman devient banal... :)

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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Ce voyage le long du fleuve est d'une grande sérénité, nos découvertes apparaissant au rythme lent de notre embarcation, à chaque coude du rio, . Ce voyage, ce sont aussi des bruits , des cris et parfois même des silences. C'est le mystère de cette forme entre-aperçue au sommet d'un arbre ou derrière un buisson ; C'est la surprise de cet échassier qui passe juste au dessus de nos tête ; C'est l'inquitant regard d'un caïman qui pointe à peine hors de l'eau...

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Des dauphins roses, également appelés boto ; Malgré d'innombrables tentatives, je n'arriverais qu'à photographier que des dos mais jamais le début d'un rostre !!!
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Charmantes bêtes à l'affût...
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(13 au 15 juin 2009)
 
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Beaucoup d''oiseaux pêcheurs sèchent leurs plumes entre deux plongées...
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Une petite dizaine d'écolodge se succèdent le long du fleuve...
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(13 au 15 juin 2009)
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Ce voyage, ce sont enfin des rencontres : Les heures passées sur la pirogue, les repas pris en commun, les baignades, les nuits en dortoirs (ainsi que quelques bières !) ont soudé pour quelques jours, et pour notre plus grand plaisir, notre groupe improvisé (d'au moins 6 nationalités !).

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Un bébé anaconda au pied du lodge
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Le soir venu, petite promenade à la recherche de caïmans dont les yeux rouge-orangés percent dans la nuit. Notre guide mettra quelques minutes à attraper ce bébé
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Parfois difficile à apercevoir (comme ci dessus, derrière un fourré), voici le capybara, le plus grand rongeur du monde. Il peut peser jusqu'à 65 kg !!!
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(13 au 15 juin 2009)
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Nous mettons pied à terre. Notre mission ce matin : Trouver des anacondas au milieu de ces marécages. Après deux heures de vaines recherches, c'est evidemment notre guide qui découvrira le seul spécimen (bien caché) de la matinée !
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On s'attendait évidemment à quelque chose de plus "volumineux", sachant que l'anaconda mâle peut mesurer jusqu'à 9 mètres de long ! Mais bon, il faudra s'en contenter :)
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L'anaconda est un serpent constricteur et n'est donc pas vénéneux. Il se contente d'attraper sa proie à l'aide de sa puissante machoire avant de l'entraîner sous l'eau pour la noyer ! 
Charmant, non !   :) 
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(13 au 15 juin 2009)
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On va peut être pas s'approcher trop près : Cette fois je suis sur la terre ferme et pas à l'abri sur la pirogue !
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Une espèce de porc épic arboricole...
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(13 au 15 juin 2009)
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Saïmiri, ou singe-écureuil
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Saïmiri, ou singe-écureuil
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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De la famille des hibous ???
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(13 au 15 juin 2009)
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Nous passerons une bonne heure à nager au milieu des dauphins roses... et à seulement quelques dizaines de mètres de reptiliens moins avenants !
Le guide nous assure qu'il n'y a aucun danger (?)
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Un dauphin rose au premier plan !
L'eau est rouge de limon et donc absolument pas transparente. Quand un de ces cétacés vient vous frôler le dos ou la pointe des pieds, on n'est quand même qu'à moitié rassuré !
 
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Mais bon, je l'ai fait !!!
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Pour ce qui est de jouer à Tarzan dans ces eaux troubles, je laisse la place aux plus jeunes :)
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L'eau du petit-dej chauffe au feu de bois : La bonbonne de gaz est vide et le premier revendeur se trouve à plusieurs heures !!!
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Une des dernières "activités" de notre séjour : La pêche au Pyranha !
Un petit morceaux de poulet au bout de la ligne suffit...
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C'est ce qu'on appelle des dents acèrées !
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Ca c'est pour rire....
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... car c'est définitivement meilleur une fois grillé :)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Discret, ... très discret !
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Photo (de cet excellent) souvenir à la fin du voyage...
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(13 au 15 juin 2009)
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Ajout de 2016 : Un compatriote de Buenos Aires a monté son agence spécialisée sur les excursions en Amazonie Gayatrek.com, il propose des trekkings au départ de Rurrenabaque, dans le Parc Madidi...

17/07/2009

De l'altiplano à l'Amazonie

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Nous n'aurons besoin que de quelques heures pour passer des 4000 mètres d'altitudes des rivages du lac Titicaca ou de la capitale bolivienne à Rurrenabaque, petite localité d'amazonie, 200 mètres au dessus du niveau de la mer...

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Berges du lac Titicaca
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La Cordilière Royale
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Notre bus prends le bac pour traverser le très petit (moins d'un kilomètre !) détroit de Tiquina.
Nous le précèderons à bord d'une petite vedette...

Nous allons ainssi échanger, le temps d'un long week-end, des nuits parfois trop fraîches contre la douceur d'un "hiver" amazonien plus clément.

Après ces dix premiers jours passés au Pérou, et avant la prochaine étape qui nous mènera de Cuzco au Machu Picchu, nous allons donc profiter au mieux de cette "respiration" qui tombe à pic.

Ce premier passage à La Paz sera très bref, mais j'aurais l'occasion de vous en dire un peu plus, dans un prochain post, sur cette capitale vraiment pas ordinaire...

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(La paz, 11 juin 2009)
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(La paz, 11 juin 2009)
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Notre arrivée à Rurrenabaque a bord d'un petit avion (d'à peine 20 places) qui se pose sur une vague piste en terre, donne le "la" du petit séjour qui nous attends : Un peu hors du temps et "babacool", ...farniente et nature.

Ce sera également notre première impression en découvrant le paisible village (village ou petite ville ???), à moins de 2km de l'aérodrome :  Tiens, une Dahab en Amazonie !

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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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L'aéroport !!! (la salle d'embarquement "en terrasse" est au premier plan !!!)
En France, on dirait "aérodrome" :)
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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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16/07/2009

Corpus Christi à Copacabana

La veille au soir, j'avais souvent aperçu sur les marchés de la petite ville des fleurs de cantua. Je me demandais bien quelles vertus médicinales elles pouvaient bien avoir pour qu'on en vende autant !

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(Copacabana, 11 juin 2009) 
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(Copacabana, 11 juin 2009) 
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C'est à cause de ses couleurs parfois rouge, jaune et verte, celles du drapeau bolivien, que les cantuas sont devenues symbole national !

Ma curiosité fut satisfaite le lendemain matin, où je découvrais que les fleurs servaient à créer de grands tableaux votifs à même le sol, sur la grande place devant la Basilique.

C'était là l'une des nombreuses manifestations afin de célébrer le Corpus Christi, une Fête religieuse très importante (elle correspond à l'Eucharistie ; la mort puis la résurrection de Jésus) qui se déroule 60 jours après le Vendredi saint...

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(Copacabana, 11 juin 2009) 

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(Copacabana, 11 juin 2009) 

Copacabana (l'originale !)

A peine revenu des îles, nous sautons dans un bus, direction Copacabana...en Bolivie.

La ville au bord du lac Titicaca, aux origines très anciennes, est le centre de pélerinage le plus important de Bolivie.

Sa basilique, construite en 1550 (et reconstruite en 1650) abrite la Vierge de la Chandeleur (dite aussi la Vierge Métisse, Reine et protectrice de la Bolivie), taillée en 1580 par un neveu de l'empereur Inca Tupac Yupanqui.

Avec ses traits indigènes, elle fût très vite acceptée par les Aymaras et reste encore aujourd'hui la Vierge la plus populaire du pays ! 

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La Basilique de Copacabana
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Un moine en perdition au large du Brésil (au milieu du 18me siècle), implora la Vierge de Copacabana en faisant le voeux de construire une chapelle à sa gloire à l'endroit ou il échouerait sain et sauf. C'est sur la plus belle plage de Rio que la tempête le déposa...

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(Copacabana, 10 et 11 juin 2009)
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Des foetus de lama sèchés, ...à déposer en priorité dans les fondations des maisons !
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(Copacabana, 10 et 11 juin 2009)
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La bouchère...
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La petite station balnéaire manque cruellement de charme et reste avant tout le passage obligé à qui souhaite se rendre sur l'Isla del Sol toute proche.

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(Copacabana, 10 et 11 juin 2009)
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(Copacabana, 10 et 11 juin 2009)
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Les fameuses truites du lac...
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Je ne me souviens plus du nom, mais c'était comme d'énormes et délicieux pop-corn...

15/07/2009

L'île de Taquile

Nous ne passerons que quelques petites heures sur Taquile, à notre plus grand regret...

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(Taquile, 10 juin 2009)

A peine débarqué, nous prenons le long sentier qui mêne au village. Il n'y a aucune route, comme sur Amantani, et donc aucun engin motorisé (pas de vélo non plus et toujours pas de chiens !)

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(Taquile, 10 juin 2009)
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L'île nous semble encore plus belle, plus verte et plus fleurie ; la belle lumière de ce mois de juin baigne les terrases entourées de petits murets ; On pourrait se croire quelques part en Mer Egée ! Nous croisons les habitants qui nous disent bonjour comme si nous étions voisins ; Ils sourient...

L'île respire vraiment la sérénité, ...et je n'ai pourtant pas abusé sur la coca !!!

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Cantua ou fleur de l'Inca ; C'est la "fleur nationale" de la Bolivie, car elle se pare quelquefois des 3 couleurs du drapeau bolivien : le rouge, le jaune et le vert...

Sur le bord du chemin, notre guide nous explique que les traditions vestimentaires remontent pour la plupart à l'époque de la colonisation par les conquistadors, il y a près de 500 ans (d'ailleurs, un des premiers propriétaires de l'île fut un certain Comte de Taquila !). On s'y perd un peu entre l'espagnol et l'anglais, mais on comprend vite que tout est important : un véritable code ! Du premier regard, suivant le nombre de pompons dans les cheveux pour les femmes, la forme et à la couleur du bonnet pour les hommes et de plein d'autres subtilités, on sait si untel est marié, célibataire ou veuf...

L'île est également réputée pour son tissage (L'UNESCO l'a d'ailleurs ajouté à sa liste du patrimoine immatériel de l'Humanité (eh oui, ca existe !). On croise parfois sur les sentiers des hommes qui tricotent et il parait même que c'est indispensable afin de pouvoir se marrier !

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(Taquile, 10 juin 2009)
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La coopérative sur la place du village
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No comment :)

Tout comme sur Amantani, la plupart des travaux de l'île sont fait en communauté, les réalisations artisanales sont vendues à la coopérative du village et les prix ne prêtent à aucune discussion. L'ouverture des rares restaurants se fait également à tour de rôle. Sur l'île, pas de police. C'est un "Conseil", dont les membres changent régulièrement et de façon démocratique, qui gère les éventuels conflits. On fait aussi bien sûr appel aux anciens...

Un monde un peu à part, mais finalement pas si rare que cela et que l'on retrouve souvent à travers le monde, de l'Afrique à l'Asie...

C'est fou de voir à quel point un monde solidaire, respectueux de ces origines, des autres, mais aussi de la nature peut nous faire rêver...

Mais bon, sans Internet, sans chauffage l'hiver et les toilettes au fond du jardin... 

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(Taquile, 10 juin 2009)
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Ce "cabinet de toilette" gagne est à mon avis le premier prix pour sa vue panoramique !!!

14/07/2009

L'île d'Amantani

Ce sont deux magnifiques journées que nous avons passé sur les îles d'Amantani et de Taquile, situées à une quarantaine de kilomètres de Puno.

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Un "ancien" -reconnaissable à son chapeau- attend sur le quai

Le tourisme de masse finira sans doute un jour par avoir raison de l'authenticité de ces communautés : D'un côté : 40 000 visiteurs chaque année ; De l'autre : moins de 6000 villageois répartis sur les deux petites îlots (5 et 10 km²). La messe est dite...

J'ajoute que ce tourisme de masse n'existe seulement que depuis quelques années (15 tout au plus) et que l'argent qu'il génère n'a pas encore modifié fondamentalement la vie sur les îles. Mais il viendra le jour ou l'electricité aura ici toute sa place, puis ce sera la télévision et enfin des jeunes qui voudront découvrir la ville et le monde... et alors tout changera. 

C'est là mon point de vue, et il va dans le sens de l'histoire...

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(Amantani, 09 juin 2009)
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Mais revenons à aujourd'hui, ou l'on profite encore pleinemant de ce temps qui semble s'être arrêté...

C'est sur Amantani, la plus grande des deux îles qu'accostent généralement le bateau des touristes qui choisissent le séjour de deux jours /une nuit. c'est également sur Amantani qu'ils dormiront chez l'habitant.

Dés l'arrivée, on se rends compte que des règles communautaires régissent bien souvent les activités des villageois, à commencer par l'hébergement des visiteurs. En effet, les nuitées sont partagées à tour de rôle entre les familles de l'île, afin que chacune d'entre elle ait au final le même revenu !

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Les hôtesses patientent pendant que s'établissent la partition des visiteurs... 
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On tricote en attendant...
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Un paysan trie des tubercules...

La partition du groupe est faite par un responsable de la communauté et les touristes, par 4 ou 3, sont invités à suivre leur hôte d'un jour (très souvent une hôtesse !) jusqu'à la maison familiale. C'est dans la cuisine que nous prendront (très tôt) notre dîner bien frugal !

D'aucun aura peut-être la chance (suivant sa famille d'accueil) de déguster du poisson, ou, plus rarement, de la viande, mais tous auront droit à une soupe (maïs, lentille ou quinoa) et à diverses tubercules qui poussent sur l'île, à commencer par l'oca.

Cette dernière (l'oca) à d'ailleurs bien failli détrôner en Europe la pomme de terre, au milieu du XIXeme, quand le mildiou s'attaquant aux récoltes fut la cause d'importantes famines, comme en Irlande par exemple (Un traitement à base de sulfate de cuivre et de chaux fut découvert quelques années plus tard)...

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Ci-dessus : de l'oca et du fromage de brebis frit
Ci-dessous : du maté de "mounia" (muna) qui a les mêmes effets bénefiques (contre les maux d'altitude) que le maté de coca
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La fin d'après midi est généralement l'occasion d'aller admirer le coucher de soleil depuis l'un des deux sommets de l'île (encore une petite marche à 4000m !), près des temples (qui ressemblent plus à des enclos) de Pacha Tata ou Pacha Mama (Terre-père et Terre-Mère).

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(Amantani, 09 juin 2009)
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Au loin, côté bolivien, les sommets enneigés de la Cordilière Royale
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(Amantani, 09 juin 2009)
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Le Pacha Tata, au sommet de l'île
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(Amantani, 09 juin 2009)
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Traditionnellement, les villageois organisent en fin de soirée une fête "à touriste" à laquelle vous êtes conviés à danser en costume local (évidemment prêté par vos hôtes) ! C'est le moment "Disney" de la journée...

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(Amantani, 09 juin 2009)
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Après une nuit fraîche (sous trois couvertures) mais d'un calme absolu (il n'y a aucun engin motorisé sur l'île et aucun chien non plus !!!) et le petit-déjeuner (pancake et banane), nous redescendrons au port afin d'embarquer pour rejoindre Taquile.

13/07/2009

Le Lac Titicaca

Avant de continuer le voyage, quelques mots sur ce lac exceptionnel...

Il faisait évidemment partie des lieux que je voulais absolument visiter au cours de ce voyage, au même titre que le Machu Picchu, Tihuanako ou Nazca.

Le lac est véritablement la pierre angulaire de la cosmogonie andine (et donc Inca), le commencement de tout...

C'est de l'Ile du Soleil (Isla del Sol) que Viracocha, le dieu créateur, a fait surgir le soleil, ...puis la lune et les étoiles. C'est sur l'Ile du Soleil que sont apparus les premiers Incas, Manco Capac et sa soeur Mama Ocllo, qui allaient partir fonder Cuzco. C'est enfin sur l'Ile du Soleil que l'on trouve le "Roc du puma (Titi Karkha)" qui allait donner son nom au lac.

Sans être spécialiste des légendes Incas, on devine l'importance qu'il a acquis au fil des millénaires auprès des population andines. La majesté de l'immense étendue y est certainement, elle aussi, pour beaucoup. L'Ile du Soleil est encore de nos jours considéree comme un lieu sacré...

Le Titicaca est aussi, paraît-il, "le plus haut lac naviguable du monde (!)", ce qui ne veut rien dire pour moi : Il me semble qu'une petite barque peut aussi "naviguer" dans 3 mètres d'eau, sur un lac encore plus haut ! 

Trève de querelle de prédominance, le lac Titicaca reste évidemment hors norme : 3800 mètres d'altitude ; une profondeur qui peut atteindre 281 mètres ; 8562 Km² (soit la superficie de la Corse ou 15 fois celle du Lac Léman) ; Avec ses 204 km de long et 65 km de large, c'est aussi le plus grand lac d'Amérique du Sud (plus de 1000km de rivages !) ; C'est enfin un exceptionnel réservoir d'eau douce avec ses 893 milliards de m3 ! ...

Sur les 41 îles du lac, seules quelques unes sont habitées. Les plus connues sont donc au sud (côté bolivien) celles du Soleil et de la Lune, et au nord (côté péruvien) celles d'Amantani et de Taquile. Ce sont ces dernières que nous choisirons de visiter (il faut bien faire des choix...  :)

12/07/2009

Les Iles flottantes des Uros

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(Le port et la ville de Puno, 09 juin 2009)
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Je savais que j'allais ramer. Au sens figuré...

Un petit arrêt sur une de ces îles flottantes, ca allait ressembler un peu à une visite au Parc Astérix, avec ses irréductibles Aymaras !

Pire : On n'a pas vraiment le choix ! Tout les bateaux qui se rendent pour un trip de 2 jours (avec une nuit chez l'habitant) sur l'une ou les deux grandes îles au au large de Puno (Amantani et Taquile) font un arrêt obligé sur l'un de ces îlots...

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J'ai écouté ce jour là les explications oiseuses de notre guide (pas vraiment fameux) et n'ai eu de cesse à mon retour d'aller fouiller plus avant, afin de mieux comprendre ce qu'il nous avait été donné d'entrevoir...

Pour commencer, nous n'étions pas au bon endroit ! Les deux petites îles que nous avons visité se trouvent en plein milieu du lac, sur le chemin qui mêne à Taquile et Amantani ! Des créations de toute pièce, a t'on fini par nous avouer, afin de laisser en paix "les vrais habitants des vraies îles Uros". Moitié faux, car les "vraies" îles se visitent toujours, comme j'ai pu le constater sur certains carnets de voyageurs...

L'image (Google Earth) ci-dessous nous montre bien où se situent les "vraies" îles (une petite trentaine), à quelques kilomètres de Puno, et qui ne sont pas celles que nous avons visité... 

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Je suppute que les quelques îles factices sont à la fois une façon de gagner du temps sur le trajet minuté, mais aussi peut-être un moyen d'échapper à une sorte de "taxe de passage" imposées dans les vrais îles...

Dans ces "vraies îles", il existe semble t'il une vie (presque) normale de village, avec une école et une église et des petites maisons 2 pièces-cuisine. Les "fausses" îles tiennent plus du shopping center...

Je ne saurais jamais le fin mot de l'histoire, mais j'espère sincèrement que la plus raisonnable des raisons invoquées (le désengorgement des "vraies" îles, littérallement assaillies de touristes) soit à l'origine de la création de ces petites "reproductions"...

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(Ile flottante des Uros, 09 juin 2009)
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L'accueil personalisé... pour tout le monde et chaque jours de l'année...
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Les maisons en arc de cercle, une petite carte et une maquette et un long banc en roseaux attendent chacun des groupes de touristes pour un petit cours historico-ethnologique, ...suivi de 30mn chrono de shopping !
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(Ile flottante des Uros, 09 juin 2009)
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(Ile flottante des Uros, 09 juin 2009)
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Une naïve maquette pour nous expliquer la construction des îles...
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Pour un petit tour en bateau, il en coûte quelques euros supplémentaires ! ...
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L'autre interrogation concerne les origines de ces îles et leurs actuels habitants. L'histoire nous dit que les Uros, autour du 13siècle, créérent ce type d'habitat afin d'échapper à la l'emprise des Inca. Cela se passait à l'époque au sud du lac (côté bolivien actuel).

Pendant des siècles, les îles ont été déplacées par les Uros, probablement au gré de zones plus poissonneuses... Il semble que leur venue si près de Puno soit assez récente et qu'elle fût fortement incitée par les autorités locales afin, déjà, de developper le tourisme...

Les Uros n'existent plus. On affirme que la dernière descendante de ce peuple millénaire est décèdée en 1959. Entre temps, des indiens Aymara avaient pris la relève, reprenant à leur compte les us et coutumes de leurs prédécesseurs : On peut difficilement croire qu'entre les années 40 et 70 ce choix releva d'un quelconque calcul interessé : Le mot tourisme n'existant même pas, ici, à cette époque...

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(09 juin 2009)
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