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05/06/2010

Bucarest (3)

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("L'Arcul de Triumf" fut élevé en 1936 sur l'emplacement de deux précédentes arches. La toute première, en bois, avait été érigé en 1878 pour y faire défiler les troupes victorieuses, lors de l'indépendance)
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(La Maison des Architectes, sur la Place de la Révolution)
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(Le Parc Herastrau et son grand lac longent le Village roumain. C'est le plus grand espace vert de Bucarest)
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(Bucarest, mai 2010)
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(Sur la place de la Révolution, se trouve le mémorial de la Renaissance en hommage aux victimes de la Révolution de 1989)
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(L'ancienne Caisse des Dépots)
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(L'arrière du Palatul Regal, le Musée National d'art Roumain) 
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(Le Mausolée à la gloire des "héros pour la liberté du peuple et pour la Mère-patrie et le socialisme, construit en 1963 en haut du Parc Carol, est désormais dédié principalement au Soldat Inconnu)
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(La Maison de la presse libre, haute de près de 100 mètres, est typique des constructions de l'ère stalinienne. On en retrouve dans chacun des anciens pays satellites, à commencer par la Pologne...) 
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(Au détour d'une allée du romantique Parc Cismigiu, on découvre ce monument en l'honneur des sodats Français tombés sur le sol roumain durant la Grande guerre)
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(A Bucarest, les terrasses provisoires en bois poussent à tout les coins de rue dès les premiers beaux jours)
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(Au début du mois de mai, à mon arrivée à Bucarest, cet emplacement était un terrain vague : A mon départ, trois semaines plus tard, c'était devenu une terasse "branchée"!) 
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(Pareil avec celle-ci : Avant...et après !)
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(Bucarest, mai 2010)
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(Beaucoup de Parcs pour enfants sont également construits juste le temps de la belle saison...)
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(Bucarest, mai 2010)

03/06/2010

La maison de Bilbo au "Village roumain"

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(Le Village roumain, Bucarest, mai 2010)
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Il n'y a peut-être rien là de bien original !
D'un côté, un classique musée d'art et de traditions populaires (Le Muzeul Taranului Român), et de l'autre, à quelques centaines de mètres, un village de maisons de bois glânées à travers tout le pays et remontées ici (le Muzeul Satului)...
Ce qui est par contre moins commun, c'est que les premières habitations ont été installées dans ce musée à ciel ouvert dès 1936, à une époque où très peu de pays se souciaient vraiment de ce type d'héritage !
Pour preuve, à cette date, il n'existait que deux musées similaires : Celui de Skansen (à Stockholm, en Suède) ouvert en 1891 et celui de Maihaugen (à Lillehamer, en Norvège) ouvert en 1904...
 
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(Le Village roumain, Bucarest, mai 2010)
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(Le Village roumain, Bucarest, mai 2010)
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J'ai pour ma part "flashé" pour ces maisons semi-souterraines, avec des toits en paille qui semble juste être posé sur le sol !
Même si les ouvertures sont plutôt rectangulaires, j'ai vite imaginé que ce seraient là de parfaites maisons de Hobbit ;) 
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(Le Village roumain, Bucarest, mai 2010)

01/06/2010

Vii & Morti

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Vii & Morti ; A la sortie des églises orthodoxes de Roumanie, c'est dans ces bougeoirs géants, protégés des intempéries, que les fidèles déposent leurs cierges.
A la mémoire des Morts d'un côté ... ou au salut des Vivants de l'autre ! 
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(Monastère à Sinaïa)
 
Loin de moi de vous faire un cours sur les religions (ce n'est ni mon fort ni ma tasse de thé !) mais je pouvais difficilement parler de la Roumanie sans aborder le sujet, et pour au moins trois raisons ! 
  
  • D'abord, comme je l'ai déjà évoqué, la Roumanie est le seul pays latin où s'est developpé une église majoritairement orthodoxe.

 

  • Ensuite, le Patriarcat de Roumanie est, en nombre de fidèles, la deuxième église orthodoxe,  juste après celle de Russie ! (Elle compte également des ouailles en Moldavie, en Ukraine et en Serbie et aussi dans sa diaspora en Europe occidentale et en Amérique du Nord). 

 

  • La troisième raison est évidemment la place très importante que prend la religion dans la vie quotidienne, mais aussi encore trop souvent dans la vie politique.

 

J'ai découvert au cours de mon séjour de nombreuses églises en construction et il semble même qu'un projet titanesque soit dans les cartons : Elever dans la capitale la plus grande église de Roumanie, qui dépasserait en hauteur le Palais du Parlement ! A suivre...

 

On estime à 87% le nombre d’orthodoxes, les 13% restant se répartissant à parts égales entre catholiques et protestants. 

         

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(Monastère Stavropoleos -construit en 1720- à Bucarest : On dit généralement "monastère" car les habitations des religieux sont souvent situés à proximité de l'église)
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(Monastère de Stavropoleos) 

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(L'église Russe de Bucarest)
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(Monastère Radu Voda à Bucarest)
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(Le Patriarcat de Roumanie, d'où Sa Sainteté Daniel conduit son Eglise)
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(Les églises de la région de Bucovine -au nord de la Roumanie- sont réputées pour leurs fresques peintes sur les facades extérieures. Celle-ci se trouve au "Musée-Village" à ciel ouvert de Bucarest)
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Je ne rentrerai pas dans l’histoire "pas très claire" des relations entre cette église et quarante années de communisme. Il semble qu’elle se soit, au mieux, manifestée par un silence complaisant, au pire par un soutien…parfois actif !

 

Mais les choses ne sont jamais simple dans une relation entre une Eglise, quelle qu’elle soit, et un régime idéologiquement athée.

 

Il semble en fait que chacun se soit tout bonnement servi de l’autre : Le Parti communiste, qui manquait de soutien populaire dans cette société largement rurale des années 1950 à probablement instrumentalisé l’Eglise orthodoxe pour asseoir son autorité, et elle en a profité pour pérennisé son ascendance sur ces mêmes populations, en devenant de facto une Eglise d’Etat.

 

(Et comme rien n’est noir ou blanc, je note au passage que c’est la ténacité et le courage d’un pasteur protestant, Laszlo Tokès, qui fut un des éléments déclencheurs de la Révolution de 1989…).

 

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(Monastère à Sinaïa)
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(Roumanie, mai 2010)
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(Sur la place de Brasov...)
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(A gauche, l'Eglise Noire de Brasov -protestante- qui date du XVe siècle ; A droite, monolithe devant l'entrée du Château de Bran)
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(A Bucarest, il est très fréquent de trouver des églises ayant échappé à la folie urbanistique de Ceausescu mais qui se sont retrouvées cernées de toute part par des barres en béton.
Pour ne pas trop froisser le bon peuple, certaines ont même été déplacées de quelques centaines de mètres !)
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(La minuscule église de Bucur est la plus ancienne de Bucarest (1416). La légende dit qu'à l'origine elle fut construite en bois par le berger Bucur, le premier "habitant" de Bucarest...)
 
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(Roumanie, mai 2010)
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(Concession à la modernité et sympathique camouflage !)

31/05/2010

Les forteresses saxonnes de Transylvanie

prejmer-fortified-church1.jpgOn les appelle "forteresses" mais plus souvent "églises fortifiées" : Tout dépend en fait de l'importance (et de la taille) de ces villages édifiées à partir du XIIe siècle par des saxons originaires des régions du Rhin et de la Moselle.

Ces derniers, artisans et commerçants reconnus (mais aussi agriculteurs), étaient venus en Transylvanie à l’appel du Roi Géza II de Hongrie, avec pour tâche de défendre la frontière sud-est du royaume contre les attaques tatars et ottomanes.

Respectés pour leur habilité et leurs compétences, les saxons gagneront peu à peu leur autonomie administrative et domineront la région jusqu'au 19e siècle. Leurs descendants sont aujourd'hui la troisième minorité présente en Roumanie, après les Hongrois et les Roms.

A partir de la Réforme (XVIème), l'Eglise évangélique (principalement luthérienne) détrônera dans ces régions le culte catholique jusqu'alors pratiqué...

(L'image ci-dessus est une vue aérienne de l'église fortifiée de Prejmer -que je n'ai pas visité-  qui donne une assez bonne idée de la conception de ces places fortes)

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(Le village de Saschiz, vu depuis le haut de la tour de l'église) 

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(La forteresse de Saschiz -aujourd'hui en ruine- surplombe le village)
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(L'église fortifiée de Saschiz, au coeur du village. Sa construction date de la fin du XVe siècle)
 

L'église fortifiée était située au centre du village ou au sommet d'une colline toute proche. On trouvait généralement à l'interieur des fortifications, outre l'église et l'école, de nombreuses granges, caves et autres séchoirs où chacune des familles déposait en temps de paix ses réserves de nourriture. En cas de conflit, tout les membres du village pouvaient y trouver refuge...  

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(La campagne roumaine depuis le chemin de ronde de l'église de Viscri)
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(L'église fortifiée de Viscri, construite à partir du XIIIe siècle)  
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(Greniers et séchoirs)
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(Intérieur de l'église de style roman)
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(L'église fortifiée de Viscri, mai 2010)

Plus d'une centaine de ces places fortifiées sont toujours visibles en Transylvanie, parfois au coeur de villages qui semblent être resté à l'écart des bouleversements du XXe siècle.

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Ces six églises, ainsi que celle de Prejmer, sont classées au Patrimoine mondial de l'Unesco. De haut en bas : Valéa Viilor, Dârjiu, Biertan, Câlnic, Saschiz et Viscri.
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(Village de Viscri, mai 2010)
 
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La localité de Viscri s'est aussi appelé "Alba eclessia" au Moyen-âge, puis "Weisskirch" : L'Eglise Blanche...
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(Village de Viscri, mai 2010)
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