28/08/2011
Le Svalbard pour les nuls (petit point d'histoire)
(Hornsund, Spitzberg, juillet 2011)
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La découverte « officielle » de l’archipel, en 1596, revient au navigateur néerlandais Willem Barents, même s'il est probable que des trappeurs russes l’aient précédé de quelques années.
Quant à l’éventuel passage de Vikings vers le 12ème siècle, les avis restent toujours partagés, même si nulle preuve historique tangible n’a été trouvée à ce jour.
D’ailleurs, aucun des nombreux peuples autochtones du cercle arctique n’a semble t-il choisi de s’y installer ; le Svalbard est resté totalement inhabité pendant des siècles.
A partir du 17ème siècle, l’archipel va servir de base arrière aux chasseurs de baleines et autres trappeurs de toutes nationalités qui finiront par décimer de nombreuses espèces.
(Cabane de trappeurs sur l'île de Barents)
La baleine était chassée essentiellement pour sa graisse. L’huile obtenue servait pour la fabrication du savon, mais surtout pour l’éclairage urbain en plein développement dans les capitales occidentales. Cette chasse produisait également, à partir des grands fanons cartilagineux (les fameuses "baleines"), utilisées dans la fabrication des parapluies, des ombrelles et des corsets.
Les phoques étaient, eux, chassés pour leur graisse et leur peau, les ours et les renards pour leur fourrure et les morses pour leurs défenses en ivoire.

C’est au tournant du 20ème siècle que débutera au Spitzberg l’exploitation du charbon.
Dernière terre avant la banquise, l’archipel sera également à partir de cette époque le passage obligé des nombreuses expéditions désireuses d’atteindre le pôle.
(Buste de l'explorateur norvégien Roald Amundsen à Ny-Alesund)
La souveraineté de la Norvège sera reconnue en 1920 par «le traité concernant le Spitzberg» signé par une douzaine de pays dont la France, et contresigné depuis par une quarantaine de nations.
Tout ces pays ont le droit, en principe, d’exploiter sans encombre et sur le même pied d’égalité, les ressources naturelles des îles. Dans les faits, seuls les norvégiens et les russes utilisent aujourd’hui ce droit, plus pour affirmer leurs présences que par souci de rentabilité.
(Fjord de la Recherche, Spitzberg, juillet 2011)
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05:28 Publié dans arctique, photos, spitzberg, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tour du spitzberg
27/08/2011
Le Svalbard pour les nuls (petit précis de géo)

Le Svalbard est le nom de l'archipel, composé d’une trentaine d’îles.
Le Spitzberg est la plus grande (et de loin) de ces îles et la seule à être habitée.
L’archipel du Svalbard se trouve à mi chemin entre les pays scandinaves et le pôle Nord.
Il est grand, avec 62 000 km², comme deux fois la Belgique (ou, si vous préférez, sept fois la Corse !) et son plus haut sommet culmine à 1713m.
La population totale de l’archipel s’élève environ à 2500 habitants (soit ni plus ni moins que celle des ours polaires, également estimée au Svalbard à 2500 individus !)

(Cette carte nous a été remise à l'issue du voyage. Elle indique le parcours réellement effectué autour du Spitzberg et de l'île de Barents entre le 17 et le 26 juillet. Elle signale également les zones où nous avons rencontré la banquise...)
Longyearbyen, capitale administrative, concentre près de 80% de cette population, soit environ 2000 personnes.
300 russes et ukrainiens travaillent à l’extraction du charbon à Barentsburg, et 200 norvégiens à la mine de Sveagruva. Quant à la base scientifique de Ny-Ålesund, la localité la plus au nord de la planète, seuls 30 à 150 chercheurs y résident selon la saison…
Il n’y a évidemment aucune infrastructure routière, si ce n’est quelques rues dans chacune de ces quatre bourgades.
(Spitzberg, juillet 2011)
La température moyenne annuelle est de -5°, mais avec de fortes disparités : Les six mois les plus froids, il fait entre -10° et -20°, avec des pointes à -30° voire -40° (on a même atteint -46,3° en mars 1986 !).
En juillet et août, le climat est évidemment plus clément, avec des températures allant de 2° à 12°.
00:31 Publié dans photos, spitzberg, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tour du spitzberg
26/08/2011
Voyage en eau pure
(Ce panneau, juste à la sortie de l'aérogare, a droit à l'attention de tous les nouveaux arrivants !)
Il est des voyages à nul autre pareils…
La découverte des mondes polaires fait partie de ceux là.
S’il existe de nombreuses façons de vivre cette expérience (du trek en raquettes au raid en traineaux, motoneige ou même canoë-kayak - réservés aux plus sportifs- !) les voyageurs optent généralement pour la croisière... et son approche plus "confortable".
Choisir entre l’Arctique, l’Antarctique ou le Groenland, cela dépend bien sûr de son porte-monnaie, des attentes de chacun (préférer les colonies de manchots qu’on ne trouve que dans l’hémisphère sud aux ours qui eux ne se promènent qu’autour du pôle nord), mais aussi de son bassin géographique (les américains choisiront plus facilement la relative proximité du Groenland)…
(Aéroport de Longyearbyen)
J’ai quant à moi choisi le grand nord et c’est à Longyearbyen que notre avion s’est posé le 16 juin, après 4h30 d’un vol direct depuis Paris.
Dès la sortie du petit aéroport (1 ou 2 avions par jour!) nous aperçûmes dans la baie toute proche le Plancius qui nous attendait.
Avec le recul, je dois tout de même avouer que la chance fût avec nous tout au long de ces dix jours de croisière : Chance d’avoir pu observer un éventail complet de la faune et la flore, chance aussi d’avoir régulièrement côtoyé la banquise et chance enfin d’avoir eu un temps magnifique (pas une minute de pluie, ci ce n’est un léger crachin le premier jour à Longyearbyen.
Ah, j'oubliais ! C'était aussi le "soleil de minuit" ; vous savez, quand il fait jour 24 heures sur 24 !
(Spitzberg, Juillet 2011)
05:10 Publié dans arctique, photos, spitzberg, Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : tour du spitzberg
22/08/2011
La fin du voyage... (avant le début d'un prochain!)
Il est temps maintenant de clore cette série d’articles sur l’Ouzbékistan.
J’imagine que vous devez commencer à être saturé de toutes ces majoliques bleues et ces briques vernissées !
Comme chaque fois, les photos ne racontent qu’une infime partie de la découverte et des ressentis : les échanges avec les habitants, les marchés animés, le bord des routes, les nuits sur la natte, la steppe infinie, la chaleur étouffante, les repas typiques et tant d’autres choses…
J’espère que vous aurez néanmoins apprécié cette petite balade qui reflète au mieux mes deux semaines passées là-bas en juin dernier…
Dans quelques jours, nous passerons du chaud au froid, avec des posts qui seront, à n’en point douter, tout aussi dépaysants !
21:58 Publié dans ouzbékistan | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : balade ouzbéke



























