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10/09/2011

Banquise et morses, tout au nord du Svalbard

tour du spitzberg

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tour du spitzberg

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Les morses, tout comme les ours polaires, ne se rencontrent qu’en Arctique ou à l’extrême nord des océans Pacifique et Atlantique.

Mammifères carnivores marins,  ils forment  avec les otaries et les phoques la famille des pinnipèdes. Ils pèsent de 800 kg à 2 tonnes (dont 1/3 de graisse !) et peuvent vivre jusqu’à 40 ans. S’ils sont d’un naturel grégaire, nous ne rencontrerons pourtant que deux morses isolés de tout le voyage !

L'espèce a d'ailleurs bien failli disparaître, systématiquement (et facilement) pourchassée pendant des siècles pour leur graisse et surtout l'ivoire de leurs défenses : En 1952, lorsque leur protection totale fut décidée, il restait moins de cent morses dans l'archipel du Svalbard et celui, voisin, de François-Joseph.

Leur population est aujourd'hui estimée à près de 2000 individus...

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(Svalbard, 20 juillet 2011)

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Le morse est bien évidemment reconnaissable à ses défenses (dont l’ivoire est le plus pur après celui des éléphants), ses moustaches drues et son allure massive.

Bien que le régime alimentaire des morses soit composé d’une grande variété d’espèces (crevettes, crabes, poissons, concombres de mer, …), leur mets favoris demeure les bivalves qu’ils trouvent sur les fonds peu profonds.

Leurs défenses, qu'ils utilisent aussi bien pour détacher les coquillages que pour se hisser hors de l'eau, sont avant tout des armes efficaces dont la taille détermine le statut de dominant. Facilement agressif si on le titille, il n'a pour ainsi dire pas d'ennemis, et si l'ours tente parfois sa chance, c'est généralement avec un petit qu'il séparera du troupeau.

Dans l'eau, seule une rencontre avec un orque peut être fatale au morse...

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Nous approcherons maintenant d'un ours profondément endormi. Il faut dire qu'étant au sommet de la chaîne alimentaire, il est bien le seul par ici à pouvoir se permettre un petit somme en toute quiétude !

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Le reveil sera par contre un peu brutal (effet de surprise oblige !), et sa première réaction devant l'immense navire sera de bien vite déguerpir !

Peut-être se raconte t'il encore dans sa famille de vieilles histoires de trappeurs pas très sympas...

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Les Sjuøyane (Sept-Iles en norvégien) est l’archipel le plus au nord du Svalbard.

Ces îles sont les dernières terres pour qui souhaite rallier le pôle nord, à près de mille kilomètres de banquise (en grande partie "permanente") de là !

Particulièrement isolées, elles sont peu connues et leurs cartographies marine et terrestre restent encore par endroits imprécises...

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Une cabane de trappeurs des années 20 (ici à gauche) est bien l'une des seules traces de vie dans cet univers minéral et désolé. Les bois flottés qui jonchent le sol proviennent probablement de la lointaine Sibérie... 

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(Sept-Iles, Svalbard, 20 juillet 2011)

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(Sept-Iles, Svalbard, 20 juillet 2011)

08/09/2011

Glacier de Monaco... et premiers ours

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Le surlendemain de notre arrivée, nous rencontrons nos premiers ours : une femelle et ses deux petits qui longent la côte dans le même sens que le navire. Ils sont si loin que, sans l'œil entraîné de l’un de nos guides (et ses puissantes jumelles !), nous serions passés à côté sans les voir…

De trop hauts fonds contrariant l’approche du navire, nous décidons de continuer notre route et délaissons ces ours qui cheminent décidément trop loin de nous !

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(Glacier de Monaco, 19 juillet 2011)

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Furtive apparition d’une baleine de Minke (communément appelée « petit rorqual »).

J'étais sur le pont, appareil en main ; deux petites secondes et puis s'en va !

Ce sera le seul cétacé que nous rencontrerons de tout le voyage…

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Un sympatique guillemot miroir au décollage, et deux superbes mouettes ivoires

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Quelques heures après avoir aperçu nos trois ursidés (nous avons entre temps eu le loisir d’aller admirer le glacier de Monaco tout au fond du fjord ; « Monaco» parce que cartographié par le grand-père d’Albert II), les haut-parleurs nous annoncent que les mêmes sont de nouveau en vue et qu’ils se rapprochent de la côte.

Les zodiacs sont rapidement mis à la mer…

Mais à nouveau, pas de chance ! Les ours se sont jetés dans l’eau glacée avant même notre arrivée, apparemment décidés à traverser le fjord sur toute sa largeur (soit près de 2 km !).

Afin de ne pas les importuner (il est en effet difficile d’estimer -dans l’eau- le niveau d’anxiété de la mère), nous décidons d’aller faire un tour au milieu des superbes icebergs alentours.

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En moins d’une heure, la petite famille a enfin touché terre et nous les rejoignons.

Ils ont en fait débarqué sur un petit îlot, attirés semble t’il par les nids d’eiders qu’ils pillent d'ailleurs sans vergogne !

Durant plus d’une heure, nous allons profiter de ce spectacle unique, magique, et plutôt rare (selon nos guides).

Nullement effrayée par notre présence (nous sommes tout de même 100 zigs debout sur des zodiacs, armés de presque autant d’appareils photo !) la maman continuera de vaquer à ses occupations, tout un gardant un œil attentif sur nous et protecteur sur ses petits.

Ces derniers, apparemment un peu fou-fou sont pourtant en plein apprentissage. Ils n'ont de cesse d’imiter les faits et gestes de leur mère. C’est parfois irrésistible !

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Des sternes téméraires tentent elles aussi de protéger leurs oeufs ou leurs poussins et s'attaquent (sans grand succès !) aux intrus.

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Séance roulade : Je vous montre les enfants !

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Le trio finira par plonger de nouveau pour atteindre un autre îlot tout proche et, à regret, nous nous décidons, nous aussi, à rejoindre notre bateau et laisser les ours un peu tranquille…

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C’est avec ces incroyables images en tête que se déroulera la soirée, jusqu’à cet improbable toast sur le gaillard avant pour fêter notre passage du 80ème degré de latitude nord, à 21h30 ... sous un joli soleil de minuit !

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(Spizberg, 19 juillet 2011)

06/09/2011

Base scientifique de Ny-Ålesund

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"Danger : Ours polaire, n'allez pas plus loin sans être armé ! "

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(Ny-Alesund, 18 juillet 2011)

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(Nous débarquerons en zodiac : le quai principal est déjà occupé ! )

Ny-Ålesund, localité la plus au nord de la planète, fut fondée en 1906 par une société minière.

L’extraction du charbon étant finalement peu rentable, la ville va vite diversifier son économie et devenir une base d’approvisionnement et d'intendance pour bateaux de pêche. Tombée un peu dans l’oubli après la fermeture définitive de la mine en 1962 (suite à une explosion où 21 mineurs perdent la vie), c’est la recherche scientifique qui va lui offrir un nouvel essor à partir des années 90.

Sa population, qui passe de 30 âmes pendant l’hiver à près de 150 durant la belle saison, est principalement constituée de scientifiques (norvègiens, Anglais, Allemands, Italiens, Japonais, Chinois, Coréens et Français à ce jour)

Le village a bien sûr été témoin depuis des décennies des nombreuses tentatives pour rallier le pôle nord, dont celle (fameuse ...et réussie) du norvégien Amundsen (accompagné de l’italien Nobile et de l’américain Ellsworth) en 1926, à bord du dirigeable, le « Norge ». 

Le mât d’ancrage de l’aérostat est d’ailleurs toujours en place !

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Le déplacement dans le village est strictement balisé, ses abords (berges, toundra, aires de nidification) faisant également l'objet d'études scientifiques.

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Au centre, l'hôtel le plus au nord du monde...

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... et presqu'en face le bureau de poste, lui aussi le plus au nord du monde !

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A gauche, l'antique mât d'ancrage des dirigeables ; à droite, le buste de Roal Amundsen

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La base française de l'Institut Paul Emile Victor (IPEV)

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(Ny-Alesund, 18 juillet 2011)

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Il était bien seul...

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Au Spitzberg, on préserve soigneusement toute les traces du passé, comme ce tronçon de voie de chemin de fer qui était ... la plus au nord du monde !