14/05/2010
Au Château de Bran, sur les traces de Dracula
J'ai un scoop ! : Dracula, les vampires, tout ça n'est qu'une légende !

Mais comme dans (presque) chaque légende, il y a un petit fond de vérité...
A commencer par un personnage, ou plutôt deux, hauts en couleurs (rouge sang donc !)



D'abord le père : Vlad II Dracul (dracul signifie "dragon" en roumain, ou tout simplement le diable !), prince de Valachie au XVème siècle.
Vlad II rejoint l'Ordre du Dragon en 1431, un Ordre dont l'objectif est la protection des intérêts de la chrétienté et la croisade contre les Ottomans. Le symbole de l'Ordre est le dragon et son vêtement officiel une cape noire sur un vêtement rouge.
En conflit avec certains de ses voisins, Vlad finira assassiné, et un usurpateur prendra sa place sur le trône de Valachie.
C'était pourtant sans compter sur son quatrième fils, Vlad III Tepes (l'Empaleur) qui reprend les choses en mains et d'une manière pas toujours délicate envers ses ennemis, et plus généralement de tous ses contradicteurs. (le supplice du pal, inconnu en Europe jusque là fût d'ailleurs probablement importé de Turquie par Vlad, qui découvrit la technique lorsqu'il y fit ses études !)
Les deux personnages ne vont vite en faire plus qu'un : Du sang, des dragons, des capes rouges et noires, des sacrifices humains, etc.. , c'était là un bon début... pour un bon romancier !

Ne manquait plus qu'une jolie demeure pour accueillir les frasques du héros. L'Irlandais Bram Stoker, qui écrit Dracula en 1897, décide après de minutieuses recherches que le Château de Bran fera parfaitement l'affaire. Dans la réalité, on n'est même pas certain qu'un des deux Vlad n'ai jamais mis les pieds dans ce château...





Pour finir avec la légende, Stoker situera son histoire, plutôt qu'au Moyen-âge, à la fin du XIXème. Quelques années plus tôt avait sévit à Londres un certain Jack l'éventreur...

Le bon Comte (Dracula) faisant les bons comptes (des marchands du Temple), si vous passez par là, n'hésitez pas à vous arrêter au vampire camping : la région est fort belle, et le château pas si déplaisant :)
En contrebas, un village a été reconstitué dans les années 60 avec de très vieilles bâtisses en bois récupérées ci et là dans la région...



21:11 Publié dans roumanie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage en roumanie
12/05/2010
Le mystère de la Corne d'Or
C'est aujourd'hui que je prends l'avion pour Istanbul.
A moi les rives du Bosphore, les vestiges de Byzance et de Constantinople, mais aussi la découverte de cette capitale du XXIème siècle. (La métropole a d'ailleurs été choisie comme "capitale européenne de la culture" de l'année 2010 !).
J'espère avoir du (beau) temps pour prendre un maximum de clichés afin de vous restituer, dès mon retour, l'essentiel de mes coups de coeur.
Un peu de géographie : Istanbul se trouve dans la partie nord de la Turquie (le cadre du haut).

Dans le cadre du bas, et seulement pour le plaisir, je vous situe l'immense Delta du Nil, Le Caire et Alexandrie. Entre ces villes au passé prestigieux s'étend la Méditérranée (la Mare Nostrum des Romains) et la Mer Egée (avec sa myriade d'îles mytiques : Crête, Rhodes, Santorin, Delos, Samothrace, Lesbos et j'en passe...)

Cette capture d'écran correspond, elle, au cadre du haut de l'image précédente.
On y découvre à gauche la partie "européenne" de la Turquie, et à droite la partie "asiatique". Le Bosphore, long de 32km, est le détroit qui les sépare. Il relie la Mer Noire (au nord) à la Mer de Marmara (au sud).

De plus près encore, nous découvrons maintenant Istanbul, à l'embouchure sud du Bosphore.
C'est dans le rectangle en bas à gauche que l'on trouve les principaux vestiges antiques de Byzance et de Constantinople. Dans le rectangle au dessus, la ville "moderne", avec toutefois ci et là, les traces d'une histoire pas si "moderne" que cela ! A Droite, les quartiers "asiatiques", qui bien que très anciens sont plutôt résidentiels et aussi beaucoup moins touristiques.
Pour finir, vous remarquerez à gauche la Corne d'Or : C'est l'estuaire qui se jette dans le Bosphore (et l'on revient là au titre de ce post !).
Bien des explications existent quant à l'origine de ce nom de "Corne d'or" ; Je tenais à mon tour à apporter une modeste (et pour le moins, originale) contribution :



22:38 Publié dans istanbul | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage à istanbul
11/05/2010
La Roumanie : Latine et orthodoxe

De pouvoir se déplacer avec son ordinateur (et une connexion wi-fi) peut offrir au voyageur une source intarrissable de renseignements qui ne sont malheureusement pas tous indiqués dans les guides lambda.
Loin de moi de vouloir refaire l'histoire de "l'Europe" depuis l'antiquité, mais suite à seulement quelques jours passés en Roumanie, les questionnements devenaient fréquents : Quid de cette statue de Rémus et Romulus sous la louve en plein centre de Bucarest ; Et quid aussi de tout ces nouveaux mots que je découvre au quotidien et qui me sont si étrangement familiers ?
Ma première surprise fût de découvrir que la roumanie est un pays de langue Latine, au même titre que l'Italie, la France, l'Espagne ou le Portugal !

En effet, bien qu'ayant eu également des influences slaves, germaniques et hongroises, plus de 80% du vocabulaire roumain est issu du latin ! On estime que la population est francophone à plus de 20%, et qu'il est encore plus facile aux roumains de comprendre l'italien ou l'espagnol que le français...
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Ma seconde surprise est d'apprendre que (dixit Wiki) : Les Latins sont des Proto-villanoviens, populations d'origine indo-européenne issues de la civilisation d'Otomani, dans les Carpathes !
C'est à dire qu'une population "roumaine", installée en Vénétie, puis dans le Latium 12 siècles avant notre ére, est en partie à l'origine de notre langue !
(En marron clair sur la carte : implantations des Latins à l'Age de fer)
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Une dernière considération enfin (car ce n'est pour le coup pas une surprise pour moi !) à propos de l'amalgame récurrent entre Roms (et leur langue le Romani) et les Roumains : Ils n'ont rien en commun !
Les Roms (ou Gitans, Tsiganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, etc...) sont en fait une population nomade dont l'histoire est, par manque de documents écrits, difficile à retracer.
Ce dont on est sûr, c'est que cette peuplade à quitté l'Inde avant l'an mil et traversé l'Iran et la Turquie actuelle avant de s'intaller en Europe vers le 14éme siècle.
Leur histoire n'a donc rien à voir avec celle des Roumains ou des autres peuples européens, si ce n'est, ici la langue, ici la religion ou les traditions, que les Roms ont fait leur au cours de cette longue périnigration...

Si les Roms sont très présent en Roumanie, leur population ne dépasse pourtant pas le 1/2 million, soit moins de 5% de la population !
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Enfin, pour finir ce "savant exposé", notons que la Roumanie est le seul pays de L'UE à être à la fois de langue latine et de confession orthodoxe !
Cela est évidemment dû à la proximité, dans un lointain passé, avec sa voisine "Byzance" que je part découvrir dès demain...
23:57 Publié dans roumanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage en roumanie
10/05/2010
Brasov (en Roumanie)

C'est au 13ème siècle que les chevaliers teutoniques, désireux de s'installer durablement dans la région, fortifièrent la ville afin de la protéger contre les attaques des turcs et des tatars. Malgré une histoire très mouvementée, la population de Brasov restera majoritairement saxone jusqu'au milieu du 19éme siécle.






Profitant de sa situation géographique et du commerce, la ville de Brasov fut de tout temps une capitale economique régionale (et même la seconde du pays après la Première guerre mondiale !).
La région offre également l'un des plus grand domaine skiable d'Europe de l'est à 160 km de la capitale...
Partiellement détruite par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, la ville garde encore des traces de de son passé fortifié et surtout sa disposition d'origine : Le centre ville est articulé autour de la "la Place des Conseillers" avec au centre la Maison du Conseil (1420), et de "l'Eglise Noire" (à l'origine de culte catholique romain, l'eglise, dont la construction commença en 1383, devint de culte luthérien pendant la Réforme. C'est suite à un terrible incendie -1689- que l'on renomma ainsi cette église qui est le principal monument de style gothique de Roumanie).








Après avoir vécu 3 ans à Varsovie et pas mal visité la Pologne, je ne vous cacherais pas que j'ai trouvé beaucoup de similitude entre Brasov et de nombreuses villes polonaises !

23:50 Publié dans roumanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage en roumanie



























