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07/03/2009

Un rêve de lac, entre ciel et terre

Il est temps de quitter Inlé...

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Les plus plus belles images de Birmanie que je garde en mémoire sont sans nul doute celles de ces pêcheurs sur le lac, quand leur ombres mystérieuses se détachent sur le fond gris-bleu du petit matin...

Ils semblent alors flotter entre ciel et terre ! 

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C'est parce que le lac est peu profond que les Inthas ont developpé une technique unique au monde : Seuls, sur leur barques en bois, ils repèrent d'abord les poissons à l’œil nu ; Comme ils ont besoin de leurs deux mains pour à la fois manier la grande nasse en bambou et refermer le piège qu'elle renferme, c'est de leur jambe qu'ils se servent pour stabiliser ou faire avancer l'embarcation. Les gestes sont lents mais précis, ce qui ajoute encore à la magie...

Parfois, en groupe, ils battent l'eau avec de longues perches, et dirigent les poissons vers des nasses déposées sur la vase du lac.

Enfin, certains utilisent tout bonnement un simple filet...

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(Lac Inlé, 30 et 31 janvier 2009)

04/03/2009

Les marchés du lac

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(Nan Pan, 31 janvier 2009)

Un de mes rêves fou de voyageur serait de pouvoir me fondre dans le décor jusqu'à ne plus faire qu'un avec la population locale et pouvoir ainsi profiter incognito de la magie d'un lieu. Peine perdue la plupart du temps, car je suis vite repéré, comme n'importe quel touriste, à cent mètres à la ronde.

Je n'aime pas le touriste en fait et je fais toujours tout pour l'éviter. Je n'aime pas l'image qu'il me renvoie.

Je n'aime pas non plus faire des portraits des autochtones si je n'ai pas auparavant tenté, rien qu'un instant, de lier un fil même tenu avec le modèle. Mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas, et il me semble alors voler ces photos ; Il m'en reste généralement un goût plutôt amer...

Je me mets trop souvent à la place de ses gens. Imaginez un groupe d'africains en boubous qui me ferait le portrait pendant que je choisi mon camebert à Monoprix, ou un attroupement de japonais voulant immortaliser ma dégustation d'un jambon-beurre à une terrasse parisienne !!!

Je n'aime pas trop ce côté voyeur et je me complais plus facilement perdu dans des immensités sauvages...

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A Inlé, une des solutions est d'arriver vraiment tôt sur les marchés (vers 7 ou 8h du matin), à l'heure ou les paysans ont bien mieux à faire (installation de leurs étals, achat, troc, etc...) que de vous prêter attention ; Et le touriste seul fait quand même un peu moins "tâche" que le groupe de 20 en shorts bigarés !

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(Vente de bambou, Nan Pan, 31 janvier 2009)
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(vente de pirogues, Nan Pan, 31 janvier 2009)
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(In Dein, 30 janvier 2009)

 Cela étant dit, revenons à nos marchés !

C'est, avec les longues promenades en barques à travers les cités lacustres, ce que j'ai préféré lors de de se séjour à Inlé. Si je devais ne citer qu'un de ces marchés, ce serait sans nul doute celui de Nan Pan, au sud du lac. J'y ai vraiment passé un moment extraordinaire, trop court à mon goût, préssé que nous étions à rejoindre Sankar...

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(Nan Pan, 31 janvier 2009)
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(Charron -c'était le métier de mes ancêtres au tout début du XIXème- ; Nan Pan, 31 janvier 2009)
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(In Dein, 30 janvier 2009)

03/03/2009

le lac Inlé

Il faudrait passer une bonne semaine au bord du lac pour espèrer en découvrir toute les facettes, comme par exemple les fabuleux marchés. 

Il y en a 5 à se tenir quotidiennement, mais à tour de rôle, autour du lac. Si en plus on ajoute à ce calendrier les Fêtes religieuses, il est donc pratiquement impossible pour le touriste de connaître par avance celui (ou ceux) qu'il aura la chance de découvrir lors de son séjour  de 2 ou 3 jours (quand ce n'est pas une seule journée pour les plus malchanceux d'entre eux !).

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Géographiquement, le lac Inlé se trouve au nord d'un ensemble de lacs et de canaux qui s'étendent sur plus de 100 km. Le premier lac au sud d'Inlé est celui de Sankar. Il est déjà plus difficilement accessible (obligation, outre un péage, de s'assurer les services d'un guide de l'ethnie locale Pa-ô).
Pour des raisons qui restent encore mystérieuses à mes yeux, les touristes ne sont pas autorisés à naviguer plus au sud...
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(Lac Inlé, du 29 au 31 janvier 009)
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(Des enfants de retour de l'école)
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Pour ce qui est des populations locales, c'est assez complexe, comme un peu partout en Birmanie, où des dizaines d'ethnies cohabitent.

Ces ethnies, qui peuvent compter des millions d'individus mais parfois juste quelques milliers (tableau des langues et ethnies au Myanmar), ont conservé chacune leur langue et leurs traditions. C'est surtout lors des marchés que l'on peut en découvrir plusieurs dans le même temps.

Néanmoins, c'est bien l'ethnie "intha" qui peuple principalement  les villages autour du lac Inlé. Leur mode de vie n'a semble t'il pas changé depuis des siécles, mis à part l'usage assez récent du bateau à moteur ainsi que de l'electricité (qui est encore loin d'être généralisée).

Le lac, situé à 900 mètres d'altitude (et qui offre donc un climat plutôt favorable), fait 15 km de long sur 2 à 6 de large. Sa profondeur toute relative (de 1 à 5 mètres) a permis aux inthas de developper à la fois une technique de pêche originale ainsi que la culture sur des jardins flottants.  

Ces jardins sont des bandes de terre, couvertes de végétaux divers, qui sont détachées du rivage et déplacées sur le lac. Les parcelles sont ensuite préparée (ajout de terre, binage...) puis ensemencées. Les tomates, Les haricots vert, les pommes de terre et autres salades y trouvent leur bonheur !

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Le bambou est ici le roi des matériaux et on le trouve partout, décliné sous toutes ses formes : Les maisons en sont entièrement constituées, des pilotis aux tuiles, en passant par les escaliers, les murs et les cloisons !

On le trouve aussi planté dans les jardins flottants, assurant ainsi leur ancrage sur le fond du lac...

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(Lac Inlé, du 29 au 31 janvier 009)
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(Bambouseraie)
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(Lac Inlé, du 29 au 31 janvier 009)
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(Galettes de riz qui sèchent au soleil)
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(Lac Inlé, du 29 au 31 janvier 009)

La magie du lac Inlé

Le lac Inlé, on en revient des images plein la tête......et bien sûr avec des photos plein les cartes-mémoire.

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On y peut rien, car le plaisir des yeux est partout : Sur les rives où les habitants vaquent à leurs occupations, sur le lac où les pêcheurs traquent le poisson, sur les jardins flottants ou encore sur les marchés colorés...

Il y a bien sûr aussi la magie de l'eau, celle de la montagne qui domine le lac et puis ce vert permanent.

Il y a enfin cette quiétude et ce merveilleux silence, un peu trop souvent (mais cela fait aussi parti du charme) interrompu par les pétarades des canots à moteur. 

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(Une des particularité du lac : Son modèle unique et plutôt impressionnant de canot à moteur)
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(La toilette, comme la lessive, se fait généralement au bord du lac) 
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(Comme pour le canot à moteur, un unique modèle de barque en bois à fond plat, construite ainsi depuis des siècles)
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(La plupart des villages autour du lac sont construits sur pilotis) 
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(lac Inlé, du 29 au 31 janvier 2009)
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(lac Inlé, du 29 au 31 janvier 2009)
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(Lac Inlé, du 29 au 31 janvier 2009)