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31/07/2009

Quid du "cuy" cuit, le fameux cochon d'Andes ?

Ames trop sensibles, s'abstenir !

Après avoir dégusté le délicieux ceviche (prononcer "cébiché"), la specialité de poisson cru mariné dans du citron vert et du piment rouge, m'être délecté des truites rosées du Lac Titicaca et goûté l'excellente viande d'alpaga sous toutes ses formes, il me restait encore à tester le cuy.

Et oui ! Au Pérou, et cela depuis des siècles, on mange le cobaye.

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(Cuy frit, Cuzco, 20 juin 2009)

En fait, ce dernier, que l'on dénomme également "cochon d'inde" par chez nous (cuy, c'est pour l'Amérique du Sud) est originaire des Andes. Ce sont les Incas qui les premiers domestiquèrent son ancêtre sauvage, puis des Hollandais qui, semble t'il, se chargèrent de lui faire traverser l'Atlantique (vers 1670).

Si nous l'appelons cochon d'inde, c'est en quelque sorte en souvenir de la grosse bourde du sieur Colomb (qui sur son lit de mort, 15 ans après sa découverte, était toujours persuadé d'avoir découvert les Indes !). C'est plus judicieusement "cochon des mers" dans de nombreux pays d'Europe du Nord et de l'Est (Suède, Allemagne, Pologne,...) 

Tout au long des siècles, le cuy a conservé une place particulière chez les peuples andins. Parfois animal de sacrifice, il a toujours été un mets de choix, et donc de fête : Pas un mariage n'est réussi au Pérou ou en Bolivie sans sa présence sur le buffet !

Pour la petite histoire, je vous renvoie à cette peinture (du 16ème) de la cathédrale de Cuzco, qui représente la Cène (et au passage un bel exemple de syncrétisme religieux) : Sur la table, en face du Christ, un plat un seul ... avec un cuy rôti qui trône les pattes en l'air !

Résultat de la dégustation : Bof ! Un peu sec à mon goût, chair un peu chiche et peau un brin élastique... 

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(Musée d'anthropologie, d'archéologie et d'Histoire de Lima, 28 juin 2009)-

PS 1 : Nous avons nous aussi mangé du cobaye en Europe (et donc en France) jusqu'à la seconde moitié du XXème siècle

PS 2 : Dans certaines régions de France (comme le Marais Poitevin) et de Belgique, des amateurs se délectent encore aujourd'hui de ragondin, un autre rongeur, cousin du castor... (castor que j'ai une fois goûté à la fin des années 70 : mon père l'avait rapporté de Rungis !)

PS 3 : On trouve maintenant en France une nouvelle espèce de gros cochon d'inde (animal de compagnie de 3 à 4kg) qu'on appelle... cuy !

30/07/2009

Sacsayhuamàn

 
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(Alpaga à Sacsayhuaman, 20 juin 2009)
 

4a sacsayhuaman.jpg"Le Net m'a tuer !"

C'est ce que je pourrais tracer en lettres d'or (et non de sang, faut tout de même pas exagérer !) ou graver dans le marbre, après plusieurs jours passés à fouiller des centaines de sites explicitant le pourquoi et le comment des ruines de Sacsayhuaman...

Naturellement méfiant quant à toutes les affirmations définitives du Net, j'ai été cette fois-ci définitivement scotché !

Si un seul mot devait définir mon profond désarroi à l'issue de ces recherches, je choisirais probablement "vacuité" : L'état de ce qui est vide...

S'il je pouvais en choisir plusieurs, je n'aurais que l'embarras du choix : Plagiat, redondance, resucée, lieu commun, etc...

Une des raisons de mon désappointement tient surtout au fait que certaines affirmations (comme par exemple le nom des trois architectes successifs, les 30000 hommes sur le chantier et les 60 années nécessaire pour mener à bien ce dernier) sont à chaque fois reprises dans la même forme, et avec les mêmes mots... On se retrouve très vite dans le douteux royaume du copié/collé, dont certains bloggeurs usent et abusent sans vergogne.

A la fin de quoi on finit par douter de tout ce que l'on découvre au fil des pages... 

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Sacsayhuaman, avec au premier plan les 3 murailles ; Au fond, dans la vallée : Cuzco
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Il faut bien sûr aussi compter avec certains guides d'opérettes, qui rêvent tout haut (et ont parfois le bon mot pour faire sourire ; l'anecdocte croustillante qui fait oublier le pénible escalier) mais dont les touristes boivent naïvement les paroles avant d'ingénument les colporter. 

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Mètre-étalon d'un jour, juste pour vous donner une idée de la taille des pierres !
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Les seules informations indiscutables concernant Sacsayhuaman restent sa position géographique (le site surplombe la ville de Cuzco, à environ 2km au nord-nord-ouest de la Plaza de Armas), la réalité des ruines que l'on peut y admirer (à commencer par les 3 murailles cyclopéennes construites en dent de scie) et le fait que l'ensemble ait été construit par les Incas.

On ne peut non plus douter que le lieu fut le théâtre, en 1536, d'une féroce bataille : Elle opposa les conquistadors (installés à Cuzco) à Manco Capac, qui tenta vainement à cette occasion de renverser les assiégés et reprendre sa ville. 

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Les murailles ont des angles parfaitement arrondis
 
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Pour le reste, il faudra trier dans tout le salmigondis disponible sur la toile.
 

- quant au "mensurations" du site, les murailles font, selon les sources, entre 300 et 600 mètres de longueur (il semble que le premier chiffre soit le plus raisonnable)

 

- quant aux quelques pierres les plus imposantes, les poids varient selon les uns ou les autres de 125 à 350 tonnes : On n'est pas à 200 tonnes près pour le même gros caillou !

 

- quant à la signification du mot "Sacsayhuaman", on frise l'hallucination : J'ai trouvé pêle-mêle des "lieu ou repose le puma", "dent de puma", "tête grise ou décoiffée", "faucon satisfait" ou "faucon de marbre", et même un "crinière du lama" !!! (no comment)

 

- quant à l'affirmation que le ville de Cuzco avait une forme de puma, dont Sacsayhuaman serait la tête et les fameuses murailles les dents acérées du félin, je n'ai trouvé ni source fiable, ni l'ébauche d'un croquis pour la conforter. J'ajouterais d'ailleurs que certains, encore plus savant, voient en Coricancha (l'ancien temple du soleil de Cuzco transformé en monastère par les espagnols) les "partie génitales" de la bête !

 

- quant, pour finir, à l'utilité même du site, certains ne retiennent toujours que son côté défensif (forteresse) quand d'autres lui accordent une dimension un peu plus spirituelle.  En effet, il semble peu probable que les incas aient passé des dizaines d'années à construire un mur si beau et si parfait pour ne protéger qu'une infime partie de leur capitale ! 

 

Ce ne sont là que quelques exemples, mais ils donnent le ton.

 

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Vue depuis la seconde terrasse
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On voit bien ici les murailles en dents de scie...
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En ce 20 juin avaient lieu les répétitions pour la Fête du soleil du 24, au milieu de tribunes montées pour l'occasion
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04 sacsayhuaman.jpgMalgré ce constat un peu désabusé, il faut néanmoins resté confiant. Des dizaines de fouilles ont lieu sur le site (et tout autour, sur des centaines d'hectares) et les archéologues sont en train de patiemment reconstituer cet incroyable puzzle. 

Je suis d'autre part persuadé que de nombreux textes, écrits par quelques conquistadors moins vénaux que d'autres, croupissent encore dans les bibliothèques du vieux continent, et réapparaîtront un de ces jours. 

Il faut juste un peu de temps...

Sacsayhuaman (que des centaines d'internautes top-fun conseillent au passage de prononcer "sexy woman" : Tant que le ridicule ne tue pas !!!) est néanmoins un lieu vraiment extraordinaire, à la fois par son gigantisme, mais aussi par le mystère qui s'en dégage.

Il surpasse, et de loin, le Macchu Picchu, quant à son rôle unique : Site cultuel majeur de Cuzco, il était probablement le coeur même de l'Empire, le réel centre cosmogonique de la civilisation Inca.

Il fut dépecé au fil des siècles par les conquistadors afin de bâtir la nouvelle Cusco, et on ne peut que se réjouir aujourd'hui, qu'un peu à l'instar des Pyramides, ces merveilleuses structures cyclopéennes n'aient dû leur survivance qu'aux géniales techniques (encore inconnues) qui présidèrent à leur érection...

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De l'autre côté de l'esplananade, faisant face au murailles, une colline rocheuse. A de nombreux, endroit, les incas ont taillé dans la masse pour des raisons qui nous sont en grande partie inconnues...
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Un des pans de la colline est fait de roche lisse, comme si on avait étiré la matière !
Les touristes improvisent rapidement un toboggan...
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(Alpaga à Sacsayhuaman, 20 juin 2009)
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(Mea culpa)
 
J'ai ajouté la photo ci-desous 20 jours après avoir écrit ce post.
J'ai fait personnellement le tracé sur Google Earth,
après avoir trouvé de nouvelles informations sur le Net.
Cela tenterait à prouver que, contrairement à ce que j'avance plus haut,
la ville de Cuzco avait peut-être à l'origine la forme d'un puma.
Le "dessin" n'aurait pas vraiment de sens vu de Sacsayhuaman,
mais peut-être un peu plus depuis les collines au sud-est.
 
Je vous laisse seuls juges...
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28/07/2009

Jours de Fêtes à Cuzco

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Le calendrier Inca (comme beaucoup d'autres !) était principalement ponctué par les 2 solstices et les 2 équinoxes, le point d'orgue étant le jour le plus long de l'année, en l'occurence le solstice d'hiver (dans l'hémisphère sud).

C'est à l'occasion de ce solstice qu'étaient organisées, autour du 21 juin, les plus importantes manifestations de l'Empire, dont l'incontournable Inti Raymi : La Fête du Soleil..

Les Espagnols, trouvant ces célébrations un brin païenne (le mot est faible !) mais ne pouvant difficilement se résoudre à les abolir, déplacérent d'un coup d'un seul le fameux solstice trois jours plus tard, le 24 juin, afin qu'il coincide avec la Fête de la Saint-Jean, décidément plus présentable !

Quand dans les années 40 (du siècle dernier), les péruviens remirent l'Inti Raymi au goût du jour, ils conservèrent évidemment cette date.

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C'est à Cuzco (capitale historique oblige) que les différentes manifestations, étalées sur plusieurs jours, sont les plus hautes en couleur. N'étant pas au fait d'un calendrier précis, le touriste moyen (moi, quoi !) découvre chacune d'entre elles un peu au hasard, souvent prévenu par le rythme entêtant des fanfares qui sillonnent la ville. C'est bien sûr la Plaza de Armas qui reste, comme à l'époque inca, le centre des festivités.

Pendant plusieurs jours, matin midi ou soir, c'est là que va défiler le "tout cuzco" : Tour à tour les écoles (des plus petits au plus grands), les associations, les municipalités, les provinces, les entreprises (publiques ou privées), etc.., chacun avec sa formation musicale, ses costumes, sa chorégraphie, ... et parfois même des chars !

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J'aurais la chance d'être présent le 20 juin au feu d'artifice, suivi d'un grand concert populaire (très arrosé !), mais pas les deux jours suivant, pour cause d'ascension du Machu Picchu !

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La jeunesse bouscule parfois un peu la tradition !
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(Photos : Cuzco, entre le 20 et le 26 juin 2009)

26/07/2009

Cuzco, nombril du Monde

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La magnifique Plaza de Armas de Cuzco, avec à gauche la Cathédrale de l'Assomption (1559-1669) et à droite, l'Eglise de la Compagnie de Jésus (1570-1650)
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La découverte de la ville fut un vrai coup de coeur. Peut-être parce que nous partions du postulat qu'étant le passage obligé pour accèder au Machu Picchu et aux autres sites de la Vallée Sacrée, l'ancienne capitale des Incas ne pouvait être qu'une cité archi-touristique et sans âme... Il n'en est rien.

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Arcades autour de la Plaza de Armas
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(Cuzco, du 19 au 26 juin 2009)
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On ne peut pas faire un pas dans la ville sans être immergé dans son passé. Des églises et des monastère s'égrennent le long des rues dont les fondations et les soubassements sont ceux des anciens palais et demeures incas !

C'est là la première découverte : La ville fut la capitale de l'Empire et cela se voit ! Les principales places, à commencer par l'incroyable Plaza de Armas, sont les mêmes qu'au moment de l'invasion par les conquistadors. Seuls les monuments qui les bordent ont changé, ...comme par exemple la Cathédrale de l'Assomption, construite en lieu et place du palais (détruit pour l'occasion) de l'empereur Viracocha Inca.

La seconde découverte, c'est que l'on se trouve au coeur d'une situation historique sans pareil : Les espagnols qui prennent Cuzco en 1533, c'est un peu comme si le Quattrocento italien avait débarqué directement dans la Rome des 12 Césars ! Deux mondes qui n'ont pas grand choses en commun, ...un choc des civilisations.

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L'eglise de la Compania (Compagnie de Jésus), construite elle aussi sur les fondations d'un ancien palais (celui de Wayna Capac)
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Retable de l'Eglise de la Compania
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La cathédrale (au premier plan) et l'Eglise de la Compania
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(Cuzco, du 19 au 26 juin 2009)
 
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(Cuzco, du 19 au 26 juin 2009)
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Cuzco (qui vient de Qusqu, ce qui signifie nombril en Quechua) est une ville moyenne (300 000h) où il fait bon vivre. Ses 3300 mètres d'altitude lui confère un climat très agréable d'environ 20° (la journée) tout au long de l'année.

Elle fut, d'après la légende, fondée par Manco Capac (le Premier Inca) et sa soeur-épouse Oqllo, nés tout deux des eaux du lac Titicaca par le pouvoir de Viracocha, le Dieu créateur.

C'était entre le XI et XIIème siècle, soit moins de 500 ans avant l'arrivée des conquistadors ! 

Pendant quatre siècles, La cité fut le coeur religieux, politique et administratif du Tahuantinsuyu (l'Empire Inca) qui s'étendait de l'Equateur jusqu'au Sud du Chili.

Elle fut aussi le lieu de résidence des treize empereurs successifs !

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Cuzco, c'est enfin la magie de ces dizaines de murs incas que l'on découvre au gré de nos promenades et sur lesquels les conquistadors bâtirent leurs églises et leurs Palais.
L'agencement si particulier des blocs, qui n'existe que dans cette civilisation, ne cesse de nous impressionner. Au delà de la qualité de la taille et de la précision de l'execution, il se dégage de ces facades de la force et du mystère.
Pourquoi diable se donner tant de mal : La seul raison qui est avancée, c'est que c'était là le meilleur moyen pour que les constructions résistent aux séismes, fréquents dans la région.
Cela s'est avèré dès les premiers siècles de la Conquête, où la ville espagnole fut plusieurs fois très endommagée (voire pratiquement détruite, comme en 1650) alors que ces murs résistèrent ! 
 

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Ci-dessus, la fameuse pierre aux 12 angles, l'une des plus populaire de Cuzco, à donné son nom à la rue ainsi qu'a l'édifice qu'elle supporte : Hatum Rumiyoc (qui signifie "la grande pierre" en quechua). C'est ici que se dressait le palais de l'Inca Roca vers 1350...
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Après l'arrivée des espagnols La ville resta quelques temps la plus importante du sous-continent : C'est par exemple à Cuzco que fut établi le premier évêché d'amérique latine qui couvrait à lui seul l'immensité des nouveaux territoires conquis.

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(Cuzco, du 19 au 26 juin 2009)

23/07/2009

Un anniversaire d'enfer

Ce jeudi 18 juin, c'est mon anniversaire.

C'est aussi le jour pour notre retour côté péruvien.

Nous quittons La Paz à 8h45, passons la frontière à Desaguaredo et arrivons à Puno vers 13h.

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C'est là que les problèmes vont commencer : Aucun bus pour aller à Cuzco ! Ni aujourd'hui, ni demain. C'est  ce que nous ressassent toutes les compagnies que nous interrogeons au terminal. Les routes entre Puno et Cuzco sont bloquées par des grèves, et cela pourrait durer encore plusieurs jours...

Après de longues minutes nous finissons par entendre parler d'un car qui partirait sous peu, mais qui prendrait des routes secondaires afin d'éviter les barrages. Le seul hic, c'est que cela pourrait prendre le double de temps qu'un trajet normal !

Nous ne sommes pas vraiment emballés à cette idée, mais entre cette solution ou être bloqué deux ou trois jours à Puno, le choix sera vite fait.

Nous embarquerons à 15h... pour arriver à 8h30 le lendemain matin !!!

Le voyage de La Paz à Cuzco aura donc duré 21h45, pratiquement non-stop, dans des bus pas vraiment confortables (pas de chauffage ni de toilettes), et dans des conditions parfois épiques (voir moyennement raisonnable quant à la sécurité...).

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Le clou du voyage, ce fut vers 6h30 du matin. Le bus se gare au bord de la route. Le chauffeur nous dit de vite récupérer nos bagages en soute et de traverser le pont qui se trouve devant nous. Un autre bus devrait nous attendre de l'autre côté ! Tout ça annoncé en espagnol à des voyageurs encore endormis !

Arrivé au milieu du pont, nous comprenons enfin pourquoi le bus ne pouvait décidemment pas l'emprunter : Les grévistes étaient passés par là et la moitié du tablier avait disparu ! Il ne nous restait plus qu'à le traverser, vaille que vaille, comme tout le monde...

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A 9h00, nous arriverons enfin à l'hôtel, épuisé et sans grand programme pour la journée à venir !
 
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Notre hôtel à Cuzco. C'est la que nous logerons toute une semaine
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J'aurais eu tout de même le temps, à Puno, de me faire tirer le portrait afin de garder un souvenir de cette journée mémorable !
(Puno, 18 juin 2009)

23:52 Publié dans perou | Lien permanent | Commentaires (1)

22/07/2009

Mieux vaut tard que jamais !

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21/07/2009

Tiahuanaco (ou Tiwanaku)

(En avant propos, je m'excuse devant le déferlement de vieilles pierres qui va suivre (j'en connais des allergiques !), mais ces ruines majeures méritaient , à mon humble avis, ce traitement particulier...).

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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)
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Même si cela peut sembler surprenant, c'est uniquement pour visiter Tiahuanaco que j'avais mis (un peu de) la Bolivie au programme de notre séjour : Je ne pouvais me résigner à découvrir le Titicaca sans pouvoir me rendre sur ce site prè-inca situé à seulement une quarantaine de kilomètres après la frontière péruvienne, et à 15 km des rives du lac.

Tiahuanaco, c'est à la fois le nom d'une civilisation qui s'éteignit vers 1000/1200 après JC, mais aussi celui de cette cité (en partie disparue), sa plus prestigieuse réalisation.

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Maquette du site que l'on peut visiter, avec en premier plan la pyramide (l'Akapana)
qui prend la forme d'une demie croix inca.
Au second plan, le Kalasasaya (une grande esplanade de 130m de côté)
avec à sa droite le temple "semi-souterrain".
Cette partie, ou se concentre les centres religieux et cérémoniels, a une surface d'environ
 16 hectares, ce qui est peu comparé au 400 hectares de superficie
que comptait l'ancienne cité à son âge d'or !
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Le "grand" Kalasasaya et le "petit" Temple semi-souterrain à droite (photo prise depuis le sommet de l'Akapana)
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Un des murs extérieurs du Kalasasaya
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Au moment de la découverte du site, seuls les grands piliers vertcaux étaient en place (les pierre plus petites avaient en effet servi pour d'autres constructions, parfois même jusqu'à la Paz !)
Les pierres ainsi dressées faisaient penser à des sortes de menhirs...
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Comme pour d'autres post, j'ai fait quelques recherches sur le Net et j'ai été de nouveau effaré par toutes les approximations que j'ai pu y lire, et qui frisent parfois le délire ! Les infos sont trop souvent relayées par des copier/coller et magnifiées à l'occasion...

Ceci pour deux raisons principales : La première, c'est qu'il y a encore beaucoup de choses à découvrir sur toutes les anciennes civilisations sud-américaines (Nazca, Paracas, Moche ou Mochicas, Chimu, Wari, Tihuanaco,... et tant d'autres). Elles ont existé pour certaines simultanément, et parfois, au cours de leur histoire, l'une à pris le dessus sur l'autre.

La civilisation Inca est comme la cerise sur le gateau ; Elle a supplanté en moins de 300 ans toutes celles qui l'entouraient, en récupérant au passage les savoirs de chacune, que ce soit dans les domaines de l'agriculture, de la construction, de l'astronomie et des mathématiques, etc... 

Il y a moins de 30 ans, d'aucun aurait gloussé quant à l'existence de pyramides (à degrés) au Pérou ou en Bolivie. On en trouve maintenant par dizaines : De Lima, à Chavin, en passant par Trujillo ou Lambayeque, et bien entendu Tiahuanaco ! On sait moins de choses aujourd'hui sur toutes ces civilisations que l'on en connaissait sur l’Égypte à la fin du XIXe ! Cela est du à la fois à des découvertes tardives, à l'instabilité dans la région au cours du XXe siècle, au peu d'intérêt porté par la communauté internationale et enfin par un manque flagrant de liquidités que ces pays destinent à des priorités plus urgentes...

Mais les choses changent et de nombreux chantiers voient le jour un peu partout, y compris dans les sites déjà connus, comme ici même par exemple...

La seconde raison pour laquelle les infos les plus farfelues circulent à propos de Tiahuanaco découlent directement de la première : A défaut d'informations avérées, il est tentant d'extrapoler et de laisser l'imagination faire le reste : On y retrouve pêle-mêle des histoires d'hommes blancs ressemblant à des apôtres du Christ, des péruviens colonisant la Polynésie, la dernière tribu d'Israël, des représentations d'animaux disparus il y des milliers d'années, des extraterrestres, des rescapés de l'Atlantide et j'en passe...

Quelques pages du Net pour vous donner une idée : (version soft) ; (version plus délurée) ; (version joyeusement trash !)

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Le Monolithe de Ponce, du nom de son découvreur, trône au mileu du Kalasasaya. Il pése 12 tonnes et fut mis à jour en 1957. 
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Le corps est entièrement gravé (détail du dos).
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Dans le coin Nord-Est se trouve la Porte du Soleil, taillée dans un seul bloc de 3m sur 5m. Elle est surtout réputée pour sa frise dont on ignore toujours la signification symbolique. Les archéologues sont pourtant généralement d'accord en ce qui concerne le personnage central : Il s'agirait de Tunupa (Tonapa), divinité cosmique de la foudre, et peut-être l'ancêtre de Viracocha, le "Dieu créateur" des Incas.
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On pense aussi que la porte, placée face au soleil levant, était utilisée à des fins astronomiques. 
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Les "serviteurs" ailés (détail de la frise)...
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La porte, côté ouest

On partira donc du postulat qu'on ne sait décidément pas grand chose, à commencer par la datation de la cité. La majorité des archéologues la situe entre 100 et 1100 de notre ère, avec un âge d'or aux alentours de 600/800. Les plus téméraires avancent des dates de 17000 avant JC. Idem pour la population qui varie de 20000 à 100000 habitants selon les uns ou les autres.

L'autre problème rencontré ici comme sur beaucoup de site à travers le Monde (Mari, Louxor, Pétra,...), tient à ce que seules les constructions cérémonielles étaient construites en pierre, le reste de la cité se contentant au mieux de briques crues, et plus souvent de torchis et de bois... 

Enfin, aucune de ces civilisations n'avaient développé de formes d'écriture, même si les incas n'en étaient plus très loin...

 

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Au coin Sud-Est du Kalasasaya, se trouve le Monolithe "El Fraile" (le moine) qui pourrait représenter le dieu du soleil Tiki.
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Comme pour les trois monuments du Kalasasaya, des ouvriers s'activaient ce jour là pour leur offrir de nouvelles protections disgracieuses (mais surement nécessaires) !
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De très nombreuses ruines sur le site...
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... dont beaucoup sont en cours de restauration.
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Des croix incas...
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Archéologues au travail...

On ne peut dissocier Tiahuanaco du peuple Aymara, dont c'était la capitale, ni de la langue aymara qui fut très certainement celle des incas (le quechua étant un sous groupe). L'aymara est encore parlé par environ 2 millions de personnes, essentiellement en Bolivie...

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Le temple semi-souterrain, avec en second plan le Kalasasaya et le Monolithe de Ponce
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Enfoui à quelques 2 mètres en dessous du sol, le temple a environ 28m de côté.
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172 têtes anthropomorphes sont alignées le long des murs. On retrouve presque les mêmes dans une autre civilisation dont le site principal, Chavin de Huantar, se trouve à plus de 1200km à vol d'oiseau ! (Voir ICI)
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Il ne subsistait presque rien de la pyramide originale de prés de 200m de long et 17m de haut. Les archéologues tentent d'en reconstituer les 7 degrés.
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Le Monolithe de Bennet, également du nom de son découvreur est maintenant à l'abri, seul dans le grand musée plutôt vide qui jouxte le site. L'impressionnante statue de 7,30m pour 20 tonnes fut déterrée en 1932 au beau milieu du Temple semi-souterrain. On imagine qu'elle faisait face à l'origine à l'autre monolithe situé au centre du Kalasasaya...
On la déplaça en 1935 jusqu'à La Paz, près du stade National, avant un retour sur ses terres en 2002.
 
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le Puma Punku se situe à environ 1km des autres ruines. Il semble que ce soit également un centre cérémoniel, bien que certains professeurs avancent une autre hypothèse : il pourrait s'agir d'anciens quais !
Pour ce faire, il faudrait que le lac fût tout près, ce qui était le cas il y à ...  17000 ans !
Ces mêmes professeurs trouve là le moyen d'expliquer que les énormes pierre de plus de 100 tonnes du site auraient pu être acheminée au gré des crues du lac...
Tiens ça me rappelle le Nil et les pyramides !!! :)
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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)
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Je suis persuadé que les prochaines années nous promettent encore de belle découvertes à Tiahuanaco !!!
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(Tiahuanaco, 17 juin 2009)

20/07/2009

Rurrenabaque

 
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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)

Rurrenabaque (ou Rurre pour les intimes !) est à la Bolivie ce que Puerto Maldonado est au Pérou : La porte presque incontournable pour ceux qui souhaitent se rendre dans la partie amazonienne de l'un de ces deux pays...

Si Puerto Maldonado est une petite ville (30000 habitants), Rurre (et ses 5000 habitants) n'est encore qu'un gros bourg, et c'est d'ailleurs ce qui fait tout son charme. Le temps semble ici s'être arrêté. Il y a bien sûr quelques hôtels ainsi que des agences pour proposer les différents circuits de la région, mais ils se fondent plutôt bien dans le paysage...

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Un village décidément bien animé !
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En fait Rurre est l'endroit parfait pour faire un break entre deux escapades. Le lieu est propice aux grasses matinées et aux après midi de farniente, affalé dans un hamac ... avec éventuellement une bière à la main.

Nous y resterons d'ailleurs un jour de plus que prévu, un peu forcé tout de même, car le départ de notre avion (le seul de la jounée évidemment !) était reporté au lendemain...

(Dans la série "il faut être prévoyant" , sachez qu'il n'y a qu'à Rurre où nous ne pourrons pas changer nos euros, et encore moins trouver un distributeur automatique !)

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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)
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Des rues "au carré" ou les véhicules sont rares...

Nous avons profité de ce temps libre imprévu pour faire un petit tour sur les hauteurs qui dominent le village, et découvrir d'un côté les montagnes et de l'autre l'immensité de la plaine baignée par le rio Beni, dont les eaux rejoindront l'Amazone à 2000 km de là... 

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(Rurrenabaque, 16 juin 2009)
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Ajout de 2016 : Un compatriote de Buenos Aires a monté son agence spécialisée sur les excursions en Amazonie Gayatrek.com, il propose des trekkings au départ de Rurrenabaque, dans le Parc Madidi...
 
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A gauche : Ancienne pirogue, taillée d'une pièce dans un tronc de bois
A droite : La croix qui surplombe le village
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Soirée "cartes et Pisco" avec des compatriotes rencontrés lors de notre trip "pampa"
De gauche à droite :
Delphine et Anthony (les biscottes volantes)
Marion et Geoffroy (les pieds sur Terre)

18/07/2009

Sur le rio Yacuma, au coeur de l'Amazonie bolivienne

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J'ai longtemps hésité sur la façon de vous proposer un petit résumé de ces trois jours d'immersion au coeur de la pampa bolivienne, au nord du parc de Madidi ; En effet, il n'était pas aisé de "saucissonner" ce séjour tant j'en garde un souvenir "global" ; Je ne me voyais pas non plus vous affliger des fiches individuelles sur chaque espèce animale rencontrée ! ; Il n'y aura donc qu'un seul post, en espérant que la pléthore de photos qui va suivre ne sera pas redhibitoire...

amazonie 01.jpgComme il est impossible de se rendre seul dans ces contrées sauvages, nous sommes bien évidemment passés par une agence locale. Ce n'est pas difficile de se décider quant à laquelle choisir, car elles proposent toutes, peu ou prou, le même périple. La seule question qui se pose en fait, c'est de savoir si l'on va choisir le trip "pampa" ou le trip "selva". Le premier se déroule principalement sur le rio Yacuma, dans un environnement moyennement boisé qui permet de découvrir assez facilement les nombreux animaux. Le second est une plongée au coeur de la fôret amazonienne, au plus près de toutes ces petites bébêtes qui nous font généralement flippées, mais aussi largement axé sur la vie des populations indigènes ainsi que la découverte d'une multitude de plantes médicinales qu'utilisent ces derniers depuis la nuit des temps...

Comme il n'existe malheureusement pas un "mix" des deux, nous choisirons finalement, et comme une majorité de visiteurs, la Pampa...

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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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(Santa Rosa, 13 juin 2009)
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Pendant ces trois jours, nous allons voir des centaines d'animaux (en toute liberté, il va de soit), certains une seule fois et d'autres tout les 25 métres : Mis à part certains oiseaux, la palme de l'espèce omniprésente revient sans doute aux caïmans et aux alligators que je ne m'attendais pas à découvrir en si grand nombre ! (Les deux font partie de la même espèces, les alligatoridés, et malgré quelques différences , je n'arrive toujours pas à vraiment les différencier...) Au troisième jour, nous nous contenterons de les montrer du doigt sans songer un instant à se jeter sur l'appareil photo ! ... Quand le caïman devient banal... :)

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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Ce voyage le long du fleuve est d'une grande sérénité, nos découvertes apparaissant au rythme lent de notre embarcation, à chaque coude du rio, . Ce voyage, ce sont aussi des bruits , des cris et parfois même des silences. C'est le mystère de cette forme entre-aperçue au sommet d'un arbre ou derrière un buisson ; C'est la surprise de cet échassier qui passe juste au dessus de nos tête ; C'est l'inquitant regard d'un caïman qui pointe à peine hors de l'eau...

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Des dauphins roses, également appelés boto ; Malgré d'innombrables tentatives, je n'arriverais qu'à photographier que des dos mais jamais le début d'un rostre !!!
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Charmantes bêtes à l'affût...
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(13 au 15 juin 2009)
 
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Beaucoup d''oiseaux pêcheurs sèchent leurs plumes entre deux plongées...
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Une petite dizaine d'écolodge se succèdent le long du fleuve...
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(13 au 15 juin 2009)
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Ce voyage, ce sont enfin des rencontres : Les heures passées sur la pirogue, les repas pris en commun, les baignades, les nuits en dortoirs (ainsi que quelques bières !) ont soudé pour quelques jours, et pour notre plus grand plaisir, notre groupe improvisé (d'au moins 6 nationalités !).

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Un bébé anaconda au pied du lodge
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Le soir venu, petite promenade à la recherche de caïmans dont les yeux rouge-orangés percent dans la nuit. Notre guide mettra quelques minutes à attraper ce bébé
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Parfois difficile à apercevoir (comme ci dessus, derrière un fourré), voici le capybara, le plus grand rongeur du monde. Il peut peser jusqu'à 65 kg !!!
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(13 au 15 juin 2009)
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Nous mettons pied à terre. Notre mission ce matin : Trouver des anacondas au milieu de ces marécages. Après deux heures de vaines recherches, c'est evidemment notre guide qui découvrira le seul spécimen (bien caché) de la matinée !
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On s'attendait évidemment à quelque chose de plus "volumineux", sachant que l'anaconda mâle peut mesurer jusqu'à 9 mètres de long ! Mais bon, il faudra s'en contenter :)
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L'anaconda est un serpent constricteur et n'est donc pas vénéneux. Il se contente d'attraper sa proie à l'aide de sa puissante machoire avant de l'entraîner sous l'eau pour la noyer ! 
Charmant, non !   :) 
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(13 au 15 juin 2009)
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On va peut être pas s'approcher trop près : Cette fois je suis sur la terre ferme et pas à l'abri sur la pirogue !
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(13 au 15 juin 2009)
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Une espèce de porc épic arboricole...
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Saïmiri, ou singe-écureuil
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Saïmiri, ou singe-écureuil
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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De la famille des hibous ???
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(13 au 15 juin 2009)
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Nous passerons une bonne heure à nager au milieu des dauphins roses... et à seulement quelques dizaines de mètres de reptiliens moins avenants !
Le guide nous assure qu'il n'y a aucun danger (?)
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Un dauphin rose au premier plan !
L'eau est rouge de limon et donc absolument pas transparente. Quand un de ces cétacés vient vous frôler le dos ou la pointe des pieds, on n'est quand même qu'à moitié rassuré !
 
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Mais bon, je l'ai fait !!!
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Pour ce qui est de jouer à Tarzan dans ces eaux troubles, je laisse la place aux plus jeunes :)
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L'eau du petit-dej chauffe au feu de bois : La bonbonne de gaz est vide et le premier revendeur se trouve à plusieurs heures !!!
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Une des dernières "activités" de notre séjour : La pêche au Pyranha !
Un petit morceaux de poulet au bout de la ligne suffit...
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C'est ce qu'on appelle des dents acèrées !
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Ca c'est pour rire....
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... car c'est définitivement meilleur une fois grillé :)
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(13 au 15 juin 2009)
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(13 au 15 juin 2009)
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Discret, ... très discret !
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Photo (de cet excellent) souvenir à la fin du voyage...
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(13 au 15 juin 2009)
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Ajout de 2016 : Un compatriote de Buenos Aires a monté son agence spécialisée sur les excursions en Amazonie Gayatrek.com, il propose des trekkings au départ de Rurrenabaque, dans le Parc Madidi...

17/07/2009

De l'altiplano à l'Amazonie

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Nous n'aurons besoin que de quelques heures pour passer des 4000 mètres d'altitudes des rivages du lac Titicaca ou de la capitale bolivienne à Rurrenabaque, petite localité d'amazonie, 200 mètres au dessus du niveau de la mer...

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Berges du lac Titicaca
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La Cordilière Royale
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Notre bus prends le bac pour traverser le très petit (moins d'un kilomètre !) détroit de Tiquina.
Nous le précèderons à bord d'une petite vedette...

Nous allons ainssi échanger, le temps d'un long week-end, des nuits parfois trop fraîches contre la douceur d'un "hiver" amazonien plus clément.

Après ces dix premiers jours passés au Pérou, et avant la prochaine étape qui nous mènera de Cuzco au Machu Picchu, nous allons donc profiter au mieux de cette "respiration" qui tombe à pic.

Ce premier passage à La Paz sera très bref, mais j'aurais l'occasion de vous en dire un peu plus, dans un prochain post, sur cette capitale vraiment pas ordinaire...

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(La paz, 11 juin 2009)
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(La paz, 11 juin 2009)
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Notre arrivée à Rurrenabaque a bord d'un petit avion (d'à peine 20 places) qui se pose sur une vague piste en terre, donne le "la" du petit séjour qui nous attends : Un peu hors du temps et "babacool", ...farniente et nature.

Ce sera également notre première impression en découvrant le paisible village (village ou petite ville ???), à moins de 2km de l'aérodrome :  Tiens, une Dahab en Amazonie !

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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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L'aéroport !!! (la salle d'embarquement "en terrasse" est au premier plan !!!)
En France, on dirait "aérodrome" :)
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(Rurrenabaque, 12 juin 2009)
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