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14/08/2009

La fin du voyage

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C'est donc ici, sur ce haut plateau magnifique, que se termine (de façon symbolique) ce périple d'un mois au Pérou et en Bolivie : C'est en tout cas ces images (d'une dernière journée passée dans la Vallée Sacrée) que je garderais vivante dans mon souvenir...

Nous repasserons bien sûr deux petites journée à Lima, afin surtout d'attraper notre vol retour. La capitale sera, comme à notre arrivée quelques semaines plus tôt, toujours enveloppée du "garao" cette grisaille humide et plutôt déprimante qui jure avec le franc soleil de la Cordillère... Ce sera alors surtout l'occasion de visiter quelques très beaux musées. 

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(26 juin 2009)
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J'ai posté 34 articles et plus de 500 photos : Je remercie les lecteurs assidus et leur commentaires encourageants, mais je crains aussi que ce foisonnement risque d'en déconcerter plus d'un à la rentrée !  :)

Ce voyage fût (il faut bien faire des choix) concentré sur le sud du pays, dans un circuit somme toute assez classique, que parcoure la majorité des touristes entre Lima et le Lac Titicaca.

S'il y a pourtant beaucoup d'autres lieux à découvrir au nord du Pérou (Chan-Chan, Chavin de Huantar, Sipan, Trujillo, Cajamarca, etc..), je suis intimement persuadé que ce sont les hauts plateaux chiliens et boliviens qui auront mes faveurs lors d'un prochain voyage...

L'altiplano m'a définitivement conquis ! 

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(26 juin 2009)
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13/08/2009

Les salines de Maras

Je suis désolé par avance par l'avalanche d'images qui va suivre, même si vous avez maintenant l'habitude !  :)

Mais c'est un peu comme pour ces tulipes du mois d'avril dernier : devant  tant de majesté et de magie, il était difficile de ne pas shooter à l'excès, et plus difficile encore de trier les clichés après coup !

Cette dernière excursion sur les hauts plateaux andins restera l'un des plus beaux souvenirs de ce voyage...

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Le filet d'eau qui va remplir les bassins un à un...
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La fleur de sel se cristallise à la surface de l'eau

Depuis des temps immémoriaux (avant même les incas) les hommes ont su developper à Maras la production de sel à partir d'une simple source d'eau tiéde (20/25°) qui s'écoule de la montagne.

Plus de trois mille petits bassins ont été patiemment façonnés au cours des siècles, sur une surface qui avoisine aujourd'hui les 700m de long sur 150m de large.

La récolte du sel est une activité saisonnière : Obtenu par évaporation, comme dans des marais salants, la cristallisation devient impossible lors de la saison des pluies. Les sauniers profitent alors de cette période pour consolider cette mosaïque de "pozos" fait de pierres et d'argile, mais aussi pour exercer d'autres activités rurales.

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(Saline de Maras, 26 juin 2009)
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Les salines fonctionnent en coopérative. Les dizaines de familles qui se partagent les concessions se chargent d'en récolter péniblement (bien souvent les pieds et les mains nus) le sel avant de l'acheminer (par sac de 50 kg) jusqu'à la pesée, dans des réserves communes à tous. Comme il n'y a pas de route, les familles qui possèdent les pozos les plus en contrebas sont de fait largement défavorisées !

La partie noble du sel est alors iodée avant d'être vendue localement ou exportée. Le sel raclé au fond des bassins et mélangé d'un peu d'argile sera utilisé pour le bétail....

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Les ouvriers n'ont pour tout outil que deux raclettes en bois et une pelle !
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(Saline de Maras, 26 juin 2009)
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Pour la petite histoire, si ce sel, qui est acheté aux sauniers pour environ 0,20 euros le kg se retrouve en vente une fois iodé, à 0,50 euros le kg dans la petite échoppe de la coopérative, c'est 70 ou 90 euros le kg qu'il vous faudra débourser pour l'avoir à votre table (voir ICI ou LA ). C'est clair qu'on peut alors parler d'or blanc !

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(Saline de Maras, 26 juin 2009)

11/08/2009

Les terrasses de Moray

C'était mon dernier jour dans la Vallée Sacrée.

J'avais prévu pour cette fin de séjour à Cuzco deux destinations que je n'aurais manqué sous aucun prétexte : Les terrasses de Moray et les salines de Maras.

Le soleil étant de la partie et les cars de touristes un peu moins (pour mon plus grand bonheur), j'ai vécu là une des plus belles journées de mon voyage au Pérou.

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(26 juin 2009)
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Sur les hauts plateaux andins, ce sont encores les ânes qui battent le blé de leurs sabots...
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Dans les récits de voyageurs, on découvre parfois une certaine confusion entre les noms de Maras, salines et Moray : Les salines devenant ainsi "marais salants" ou le village "Moras" !

Donc, juste pour remettre les choses en place : Maras est "le"petit village qui se trouve presque à équidistance entre les des deux sites. Moray est à 5km à l'ouest et les salines de Maras sont à 7km au nord... Pour les visiter, le moyen le plus simple est d'attendre un taxi à l'embranchement de la route qui vient de Cuzco. Pour le retour, j'avais demandé à ce dernier de me déposer à Moras après les visites, et c'est donc à pied (3km) que je suis retourné jusqu'à la route principale...

Alors que les terrasses que j'avais déjà découvert, à Pisac, Ollantaytambo ou au Machu Picchu étaient toutes accrochées à flanc de montagne, celles de Moray étaient creusées à même les collines, circulaires et édifiées au beau milieu de vastes étendues agricoles.

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Il était donc évident, même pour le néophyte que je suis, que leur construction n'avait en rien à voir avec le souci de maximiser la surface arable disponible !

En fait, il s'avère que Moray n'est rien que moins qu'un laboratoire à ciel ouvert. Les incas s'en servaient pour faire pousser, étudier et enfin sélectionner diverses cultures. Les terrasses concentriques, bien à l'abri des vents, restituaient durant la nuit la chaleur accumulée dans les murets le jour. Grâce à une ingénieuse irrigation (afin d'éviter que ne soient inondés les parties basses), les "savants" cultivateurs recréaient ainsi une profusion de microclimats : Des études ont démontré que la différence de température pouvait largement dépasser les 5° entre les différentes terrasses, alors que les constructions ne dépassent pas 30m de dénivelé !

Il est probable que le site produisît également des semences pour tout l'Empire...

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Système de marches encastrées dans le mur
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Moray (qui signifie "pomme de terre déshydratée" ou vient du mot "aymoray" qu'on peut traduire par "mois de mai" ou " champs de maïs") est doté de trois "amphithéâtres" dont un seul à été totalement restauré. Nous sommes là à 3500m, entouré de majestueux sommets dont le Chicon enneigé qui culmine à 5530m...

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(26 juin 2009)

10/08/2009

Tambomachay, Puca Pucara et Qenqo

Ce sont là trois sites à proximité de Cuzco, que l'on peut découvrir tranquillement en une demi-journée (Aller à Tambomachay en taxi, à environ 8km, puis revenir à pied vers la ville en s'arrêtant sur les deux autres sites. On peut même ajouter Sacsayhuaman à la visite !) Malgré que l'on soit à 3700m, pas d'inquiétude : le retour se fait en pente douce !

Les visites sont assez rapides car les trois sites sont plutôt petits (et aussi tous près de la route).

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De Tambomachay (qui signifierait "lieu de repos", mais que l'on appelle également "Les bains de l'Inca"), on ne sait pas grand chose. 

Comme souvent c'est la qualité de la taille des pierres qui suggèrent l'importance du lieu. 

L'Inca et les prêtres venaient probablement ici pour effectuer quelques rituels en rapport avec l'eau et la source (et toute la symbolique qui en découle, si j'ose dire !) 

Les niches trapézoïdales étaient de toute évidence destinées à recevoir des offrandes...

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(23 juin 2009)
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 (23 juin 2009)
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Puka Pukara est le moins intéressant des trois sites. Certains avancent que ce petit fortin (également appelé la "forteresse rouge"), situé à moins de 500m de Tombomachay, servait à loger l'escorte de l'Empereur qui se rendait aux "bains" ! D'autres parlent d'un relais de chasse...

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(23 juin 2009)
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En parcourant les 5km qui mènent à Q'enqo, on découvre d'autres traces de "constructions" incas. Certaines font l'objet de fouilles, alors que d'autres sont ne sont même pas encore défrichée. Il est à parier que toute la région autour de Cuzco nous promet encore de belles découvertes !

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Ci-dessus : Archéologues au travail
Ci-dessous : Ce pan rocheux à l'abandon a de toute évidence été travaillé par la main de l'homme (!)
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Qenqo ("méandre" ou "Labyrinthe") est un lieux fascinant et unique en son genre. L'aspect très brut de ce que l'on découvre nous ramène à "l'âge de pierre", à quelque chose de vraiment primitif. C'est le rocher dans son ensemble qui est le lieu du culte. Les incas semblent avoir aménagé cette masse sans vouloir attenter à son aspect originel.

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La roche est, ici et là, sculptée sur le dessus, taillée sur les côtés (avec d'étranges couloirs en zigzag), et creusé en dessous. Partout des marches, des autels et des rigoles taillés dans la masse.

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(23 juin 2009)
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Cet autel (en forme de trône) que l'on trouve dans le sous-sol semble avoir servi aux sacrifices.
La niche (au fond à gauche) aurait été recouverte d'or ou d'argent afin de réfléchir la lumière du soleil jusque à cet autel... 

Sur le côté, un hémicycle doté d'assises fait face à une monumentale pierre dressée qui semble avoir été profanée. Peut-être avait-elle à l'origine une silhouette de puma !

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La roche sacré, face à l'hémicycle
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L'ensemble est de toute évidence un centre cérémoniel, fort probablement dévolu aux sacrifices rituels.