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28/02/2009

Couchers de soleil à Bagan

Voilà ! Le petit séjour à Bagan se termine.

Tous les soirs, traditionnellement, les voyageurs se retrouvent au sommet de l'un des stûpas pour admirer un magique coucher de soleil.

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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)
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Demain il me faudra plus de 8 heures, secoué par les routes défoncées qui traversent les campagnes, pour rejoindre le lac Inlé, dernière étape de ce voyage...

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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)

27/02/2009

Du laque à la laque

DSC_5804bb.jpgLe laque est une résine naturelle, généralement toxique. On le recolte, tout comme le latex, en incisant la base du tronc d'une des trois espèces de laquier, arbuste endémique d'Asie.

La sève résineuse de couleur grisâtre est ensuite filtrée et colorée, avec par exemple de l'oxide de fer pour obtenir un noir profond.

C'est une fois appliqué sur un quelconque support (généralement en bambou, robuste et léger) que le laque devient de la laque.

Ses premiers usages, que l'on situe en Chine, remonte à plus de 3000 ans. Elle servait à cette époque à recouvrir les objets pour les protéger des intempéries, ou bien confectionner des récipients à usage alimentaire. En effet, la laque, tout en conservant sa souplesse, est d'une incroyable résistance. 

La laque s'est developpé à Bagan à partir du 12ème siécle et la ville est restée depuis cette époque le centre incontesté de cet "art-isanat" en Birmanie.

Le voyageur de en vadrouille par ici (donc chaque touriste qui vient au Myanmar !) fera un passage obligé, mais combien instructif, dans l'atelier d'un des villages.

La laque s'applique le plus généralement sur des objets façonnés en bambou, mais parfois aussi en crin de cheval pour les plus fins et délicats d'entre eux.

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Le procédé de laquage est complexe et extrèmement long, car la qualité finale dépend du nombre de couches et du temps de séchage entre chacune d'entre elles.

Cela va de 5 à 7 et jusqu'à parfois 22 couches, et le temps de séchage peut prendre plus d'une semaine entre chaque couche, suivant la saison (sèche ou humide) !

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(fabrication de formes, et lavage ; Bagan, 26 janvier 2009)
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Après chaque passage au séchoir, on procéde également au lavage et au ponçage (avec à chaque fois des méthodes différentes : os, charbons de bois de teck, pierre fossile, etc...).

Sur (ou dans) les couches on ajoute aussi parfois d'autres matières, comme par exemple de la poudre d'os ou de l'or. Les objets obtenus sont ensuite (le plus souvent) colorés avec des pigments naturels et décorés à la main : C'est là un travail d'orfèvre qui peut prendre des semaines...

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(bagan, 26 janvier 2009)
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(Bagan, 26 janvier 2009)
Evidemment, la plupart des objets que l'on trouve au bord du chemin, sur le marché ou à l'entrée d'un temple, ne sont pas en laque naturelle, mais seulement recouvert de résine synthétique (du plastique, quoi !) ou même seulement peints avec de la peinture....laquée !!!
 
Ils viennent d'ailleurs généralement de chine, qui est, comme chacun le sait, en matière de souvenirs, le paradis du canard (pigeon) laqué !  :) 

(vous trouverez -ICI- une page plus détaillée sur la fabrication de la laque, mais aussi sur les richesses de Bagan en général...)

26/02/2009

La pagode Shwezigon, ou l'or de Bagan

 

Shwezigon est la pagode la plus merveilleuse qu'il m'ait été donné de découvrir en Birmanie, et la seule qui puisse rivaliser avec la Shwedagon de Yangon.

 

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(Shwezigon, 26 janvier 2009)
 

Cela tient sans aucun doute à son aspect "étincelant" d'une part, mais également à son histoire : Son érection est le symbole de la création de la cité impériale que fût Bagan, mais aussi surtout celui de l'instauration du dhamma (la loi bouddhique) qui sera dès lors appliquée à l'ensemble du royaume birman.

La pagode Shwezigon, construite en 1059, devint également un modèle d'architecture qui s'exporta dans tout le pays et parfois même au-delà des frontières...

C'est donc un peu la pagode "Number one" !

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Le cadre serein de Bagan, loin de toute agitation, ainsi que le peu de fidèles (comparé à certaines autres pagodes) ajoute du mystère à la magnificence du monument, récemment rénové et recouvert à nouveau d'or !

La légende veut que ce soit un éléphant blanc transportant un os frontal du Bouddha Gautama ("Le" bouddha !), qui, mettant un genou à terre à cet endroit précis, décida de l'emplacement de la construction...

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(Shwezigon, détails, 26 janvier 2009)
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Dans l'enceinte du temple, on découvre également de nombreux "nats", esprits qui accompagnaient les hommes dans leur vie quotidienne, bien avant que le bouddhisme n'apparaisse.

 

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(Nats, Pagode Shwezigon, Bagan, 26 janvier 2009) 

 

La nouvelle religion tenta en vain de les faire disparaître, puis accepta finalement (de guerre lasse mais avec beaucoup de bon sens) de les laisser évoluer aux côtés des bouddhas.

Ces nats, au nombre de 37, conservent toujours une importance primordiale dans la vie spirituelle de chaque birman.

 

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Non loin de là, en bordure du fleuve Irrawaddy, un étrange (et relativement) petit stûpa nous ramène aux touts premiers temps du bouddhisme au Myanmar.

En effet, la pagode Bupaya passe pour être le plus ancien monument de Bagan. Son origine remonterait peut-être au IIIème siècle. Totalement détruit lors du séisme de 1975, il a été reconstruit à l'identique.

 

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(Pagode Bupaya, Bagan, 27 janvier 2009)

"Baganaises"

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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)
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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)
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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)

25/02/2009

Sur les chemins de Bagan

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J'ai bien essayé de trier mes photos de Bagan mais en fin de compte, je dois bien l'avouer, je m'y perd un peu à mon tour ; avec le même plaisir néanmoins que l'on prend à se perdre sur le site ; A force de parcourir les chemins de terre, on passe souvent de nouveau près d'un même temple, mais en le découvrant cette fois sous un angle différent.

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(Bagan, 27 janvier 2009)
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Quand le monument est sans nul doute reconnaissable, c'est son nom qui maintenant nous échappe (Mi-ma-laung-kyaung, Thone-lawka-htut-khaung ou autre Shin-bin-that-taw-shae !), et quand on arrive à se souvenir du nom, on ne sait plus vraiment quels bouddhas trônent à l'intérieur ou quelles magnifiques fresques ou sculptures recouvrent les murs...

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(Bouddhas "jumeaux", Temple Dhamma-yan-gyi, 27 janvier 2009)
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(Le temple de Nampaya -XIème siècle- et ses magnifiques sculptures en grès, 26 janvier 2009)
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Ce qu'il nous reste alors, c'est cette atmosphère incroyable, cette profusion de monuments que l'on croit parfois être les premiers à redécouvrir à travers la dense végétation, tel un archéologue du siècle passé.

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On se souvient aussi de petites anecdotes. J'ai adoré le temple de Manuha. Il porte le nom d'un roi Mon qui fut fait prisonnier par le souverain de Bagan. Manuha fut toutefois autorisé (en 1059) à construire son temple. Afin d'exprimer sa condition de captif, il fit édifier le monument autour de trois bouddhas assis et un autre couché, ayant atteint le nirvana. Les statues, bien trop grandes, semblent incrustées dans les murs, faute de place, et offrent autours d'elles à peine assez d'espace pour se faufiler de l'une à l'autre ! 

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(Temple de Manuha, 26 janvier 2009)
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Enfin, certains temples sont vraiment reconnaissables, tel celui de Dhamma-yan-gyi (1170), que j'ai vite surnommé "la pyramide" !
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(Temple Dhamma-yan-gyi, 27 janvier 2009)
Pour les vraiment "très curieux" un site (en anglais) qui recense de manière exhaustive et passionnante tout les monuments de Bagan (cliquez ICI)

24/02/2009

Bagan : L'âge d'or

Bagan (anciennement Pagan) est sans aucun doute, par sa richesse, son cadre et son étendue, l'un des plus beau site archéologique du Monde.

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La magie du lieu tient aussi au fait qu'on se retrouve perdu dans une magnifique campagne et que le meilleur moyen de se déplacer entre les sites et les quelques villages épars reste la calèche ou le vélo... A Bagan, on se doit de donner du temps au temps.

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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)
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Capitale du premier empire birman, du 10ème au 13ème siécle, la ville compta jusqu'à un demi million d'habitants.

Les constructions civiles, toutes de bois, ont depuis bien longtemps disparu et l'Irrawaddy (au cours changeant) a de son côté englouti au cours des siécles des centaines de stûpas. Il reste néanmoins aujourd'hui près de 3000 monuments de toute taille, éparpillés dans la plaine, et qui s'offrent à nous tel un grand livre d'histoire à ciel ouvert. La cité fut ravagée par les mongols en 1287, puis abandonnée. Les souverains choisirent alors les environs de Mandalay pour y reconstruire leurs capitales...

L'indiana Jones en herbe en vadrouille à Bagan se devra de posséder une lampe de poche, afin de découvrir des milliers de fresques, heureusement protégées du soleil depuis toutes ses années. (Pas de photos, évidemment !)

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Suite à un (parmi tant d'autres) terrible tremblement de terre en 1975, c'est l'Unesco qui à aujourd'hui la charge de redonner, jour après jour, toute sa splendeur au site. De nombreux stûppas ont été relevés et de nouveaux voient même le jour, toujours reconstruits sur les fondations d'anciens, et bien entendu selon des methodes traditionnelles.

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(Bagan, 26 et 27 janvier 2009)